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 Now or Never [Idylle]

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Ciel Étoilé
L'Étalon Vengeur au Coeur Noir
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MessageSujet: Now or Never [Idylle]   Sam 7 Oct - 17:07

Il fallait remercier Ottawa, se disait Ciel Étoilé, alors qu’il galopait plein nord. Remercier le ciel. Remercier n’importe quels esprits indiens que Palkana et Berceuse Pastel lui avait un jour mentionnés. Il ferait tout ce qu’on voudra. Il était libre. Déjà sentir l’air se glisser entre ses crins courts et filtrer dans ses naseaux lui faisait un bien fou. Un seul hic : il n’avait aucune idée de l’endroit où il était. C’était la nuit et de sombres nuages couvraient le ciel nocturne. C’était parfait pour lui, la lune ne pouvant refléter aucune lumière sur sa robe, mais la boussole des étoiles lui était également inaccessible. Il allait s’épuiser à galoper inutilement dans une direction qu’il s’était donné au hasard. Déjà que Ciel Étoilé ne pouvait pas affirmer qu’il était au sommet de sa forme. Loin de là.

Une crevasse invisible lui fit perdre son équilibre et sa jambe antérieur droite plia sous lui, l’envoyant bouler quelques mètres plus bas dans un nuage de poussière. Il resta étendu au sol un moment, dans le silence le plus complet, écoutant attentivement la nuit noire pour un signe de poursuite. Rien pour le moment. L’étalon se redressa péniblement, sifflant un peu et se secoua à peine avant de reprendre sa route, plus prudent cette fois. L’euphorie de sa fuite, il l’a laissait derrière, dans le fossé. Il n’était pas vraiment sortie de son cauchemar, après tout. S’il mourrait d’épuisement, de soif ou d’autre façon, cela n’aura servis à rien. Il fallait qu’il réfléchisse. Qu’il calcule ses moindres mouvements. Gardant un œil souvent tourné vers le ciel pour attraper un éclaircit entre les nuages, il reprit sa route vers ce qu’il pensait être le nord. Malgré sa fatigue, il devait continuer à bouger. La nuit était glaciale dans les environs et s’il ne se remuait pas un peu, il mourrait gelé.
Il ne devait pas être loin de l’aube quand, titubant et haletant, les yeux agars et la robe souillée, collée de sueur froide et de sable, il atteignit enfin le canyon qui délimitait le désert et le reste du monde. Il s’arrêta à sa lisière, tremblant de tous ses membres. La volonté commençait à faiblir. C’était de la folie ! Il repensa à sa harde qui l’attendait depuis des mois et lançant une dernière prière pour Momo, il s’enfonça dans les couloirs de pierres hauts de plus de 50 mètres d’altitude par endroit.

Au bout d’un moment, il sentit qu’on l’observait. Des ombres furtives le suivaient dans sa marche lente des méandres du canyon. Le ciel était encore celui de l’aube et ici-bas, il faisait toujours sombre, mais Ciel comprit assez vite la situation. Des coyotes. Il sourit à lui-même, songeant qu’il devait puer la proie facile. Il ne pressa pas plus le pas. Autant économiser ses forces le plus longtemps possibles. Après tout, c’étaient des bêtes plutôt lâches. Rien à voir avec la fierté des loups des forêts nordiques ou la ténacité des pumas des montagnes. L’étoilé avait vu pire. En serrant la mâchoire, il se dit que tant qu’il ne tombait pas dans un cul de sac…

Le soleil annonçait pas trop loin de midi et les coyotes ne se cachaient plus. Ciel Étoilé n’avait pas osé prendre de pause, de peur de se faire attaquer dès qu’il fermerait l’œil. Et l’étalon n’en pouvait plus. Assoiffé et délirant, il lui arrivait parfois d’éclater d’un grand rire sec qui ricochait en écho entre les parois du canyon. S’éloignait-il de son but ? Tournait-il en rond depuis des heures ? Ciel n’arrivait même plus à penser à la harde. Sa volonté avait piqué du nez dans ses sabots et il ne sentait plus ses jambes depuis des heures. Il n’avait jamais été aussi lamentable. Un autre rire fusa en lui. Chef de harde ? Lui ? Laissez-moi rire.

Tout d’un coup il arrêta de marcher. Devant lui, un mur. Aucune issue. Il fallait revenir en arrière. Mais ses oreilles captaient déjà les bêtes à ses trousses se pourléchant les babines, montrant leurs canines telles des aiguilles près à lui percer la peau. Dans son délire, Ciel se plut à s’imaginer se laissant déchiqueter en morceau par les coyotes, songeant qu’il ne se sentait déjà plus et qu’au moins, il sortirait d’ici par la voix des airs, comme les esprits indiens s’envolant dans la fumée du feu de camp.



Invité, auras-tu le courage de m'affronter? De braver les flammes noires de mon coeur?
Bébé Cielou:
 
Merchi ma femme ♥️

29 roses à mon bouquet
Momo, je ne t'oublierai jamais ♥️
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MessageSujet: Re: Now or Never [Idylle]   Dim 15 Oct - 23:36

Musique conseillée



nutty music + flippy
Now or Never. ;

Elle.Un nuage doré de poussière flotte autour de sa robe luisante et splendide. Jamais la jument sang-mêlée n'a été aussi diaboliquement belle. Jamais son regard limpide n'a été aussi dur, ferme, dans sa folle méthode de raisonner.Et jamais elle n'a autant ressenti le vide terrible et addictif qui règne en elle.





Un soleil de plomb s'abat sur ma tête, et peut-être sur celle des équidés cows-boys. Je n'en sais rien. Même si je les ai croisés , les guidant dans une partie de chasse éreintante et -je l'espère- mortelle pour eux, ce n'est pas pour moi qu'ils cavalaient dans cette contrée aride, dans ce canyon. Peu m'importe. J'ai un besoin viscéral de solitude. Et je peux jurer que si je rencontre le moindre être vivant mon jugement si délibéré d'habitude s'exercera sur le champs, une mort rapide et défoulante.
J'erre donc, ni assoiffée ni affamée, et respire le sable âcre et brûlant du canyon.
Soudain, de multiples odeurs me font frémir de dégoût: des coyotes...Ces bêtes lâches, après quoi peuvent-elles se regrouper ? Mue par une curiosité et une sorte d'excitation, une envie violente de sang , mes membres battent le sol sec à une cadence infernale ; le rythme sourd de mon galop, le vent tiède et vif entre mes crins, et ces odeurs...
Une cependant se discerne de la meute de prédateurs.Un étalon. Vais-je assister à une mise à mort ?Je sais que les loups du désert ne chassent que les équidés faibles , mourants.
Alors ?
Frissonnante de rage, je me retrouve sur la crête d'un mur naturel, formé par la pierre rugueuse et orange.

Le spectacle que je découvre atténue aussitôt mes pulsions meurtrières.
Une bande nombreuse de coyotes assaillent un cheval. Mais sans plus m'attarder sur ce nombre, mon attention se focalise sur celui-ci ; un étalon mal en point , certes, mais sous l'enveloppe fatiguée et poussée à bout, les vestiges de sa grandeur demeure. Sa robe sombre, constellée de taches lumineuses, ressemble à une tempête de neige...Ou bien à une merveilleuse nuit étoilée, paisible.
Je secoue la tête, complètement perturbée.
Vais-je moi-même réduire ses souffrances ?
Quelque chose me conseille une autre initiative.
Comme par réflexe, je me propulse d'un bond puissant en contre-bas. Dans un choc sourd, j'atterris devant LUI, et avant les coyotes qui me fixent en grondant : une étincelle de folie brille dans mes prunelles claires, et un sourire sadique orne mon visage.

Mon hennissement orageux déferle sur eux , créant un mouvement de panique passagère; mais rassurés par leur force, ils s'avancent d'un pas sournois. Je secoue la tête, désireuse de hâter la rupture de cette pause.
Sans l'ombre d'une hésitation, je me rue sur les premiers se trouvant sous mes sabots...Les os craquent, la chair se déchire, la peau s'écarte.
Très rapidement la meute craintive détale en hurlements plaintifs et geignements pitoyables.

Je me retourne vers l'équidé, encore incertaine à son sujet. Je croise un regard intense, fier.
Ne serait-ce pas ?...
Je contiens un sourire ironique. Il n'y pas mille étalons dont la robe et la renommée s'étende au-delà de son troupeau...
Ciel Etoilé. Je suis quasiment sûre qu'il s'agisse de lui...
Mais jouons celle qui ne sait rien.
Je le contemple d'un air sceptique , mais en mon for intérieur , tout un plan s'échafaude.



                   









merci beaucoup night ^^

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Cadeaux,merci à tous !:
 


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