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 Sometimes clouds are hiding the moon letting us alone with only our soul to guide us. [Cristal]

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SeyDzayLyz
⁂ Fleur Noire de la Jeunesse ⁂
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MessageSujet: Sometimes clouds are hiding the moon letting us alone with only our soul to guide us. [Cristal]   Dim 19 Mar - 0:30


Time goes by
- We're still here.


sometimes clouds are hiding the moon
letting us alone with only our soul to guide us

feat Cristal



Il y a des moments, des jours comme celui-ci où rien ne semble tourner rond. Les choses défilent, passent, sans un bruit, sans un signe, et je n'y vois rien. Mes yeux sont perdus dans une galaxie éphémère, au fin fond de mon imagination débordante, mélangée de rêves et de peurs. Cet ensemble réuni est à la fois oppressant et doux. Mais un manque subsiste, un sentiment de solitude, malgré les animaux qui m'entourent. Malgré le ciel, le vent, les forêts ; malgré cette nature vivante et éternelle qui me berce et me rassure. C'est au fond de moi, uniquement au fond de mon être qu'un vide persiste et me tire vers le bas. Sa source n'est pas là ; elle n'est plus là.

Je suis dépendante. Dépendante et incapable. Je ne sais plus vivre seule, je n'ai plus aucun repère.
Depuis toujours il avait été là. Depuis toujours j'observais le Soleil se lever et se coucher à ses côtés ; j'admirais la Lune, appuyée, sereine, sur son flanc ébène. J'étais bien, j'étais à ma place. Je me sentais comme l'aurore boréale qui orne le ciel polaire aux premières lueurs de la Lune, comme le reflet d'espoir qui brille dans les yeux d'une âme effacée.
Mais aujourd'hui j'étais cette âme, j'étais ce ciel vide et sombre sans aucune lumière. Pourquoi ma flamme s'était-elle si soudainement envolée ? Ne suis-je pas capable de me débrouiller seule, comme une adulte et non plus une enfant ? Moi qui avais toujours juré et répété fièrement que j'étais grande, queue en panache, sautillant devant ses yeux bicolores et attentifs à chacun de mes gestes. Ce temps serait donc révolu ?...

Le vent me perd, j'avance vers des contrées inconnues ou dont je ne me rappelle pas. J'avance comme un papillon attiré par une bougie inexistante, contre mon gré, uniquement poussée par le vent et par mes jambes qui me soutiennent toujours tant bien que mal. Je marche depuis plusieurs jours, plusieurs nuits, sans m'être encore arrêtée. Ça pourrait faire des semaines, ou des mois, que je n'en aurais pas la moindre idée. J'ai pu faire le tour de toutes les terres sauvages sans même m'en être aperçue. D'autres m'ont même peut être croisée, voire parlé, sans que je ne leur adresse le moindre coup d'œil. Des heures entières passées dans une bulle aussi fragile à l'intérieur que résistante contre l'extérieur. Un cocon qui me permet uniquement de me maintenir en vie, de respirer et de garder les yeux ouverts.
Où sont-elles ? Où sont les lucioles de l'espérance ?


Le ciel se dégrade en nuances de pourpre, de vermillon et d'ambre. Les teintes les plus douces s'entremêlent et se serrent comme les mains de ceux qui se feraient de derniers adieux. Elles s'attachent, s'ancrent les unes dans les autres, pour créer toujours plus de nuances, toujours plus d'harmonie enivrante. L'astre nocturne s'enracine déjà au cœur des cieux qui s'assombrissent, doucement, tirés par les bras de la nuit.
Alors, pendant ce temps, les étoiles préparent un ravissant ballet dansant ; pour les petits et les plus grands, pour les bons et les méchants.

Le chemin se resserre davantage à chaque pas, m'encerclant entre arbres et rochers. La nature se fait peu à peu plus étouffante ; étranglante. La faune s'est effacée, plus aucun animal ne semble avoir continué, me laissant seule sur un chemin encore étranger. Je ne sais pas du tout où je suis arrivée, et je finis par me rendre compte que je me suis probablement perdue... Des montagnes de rochers s'élancent à perte de vue devant moi, ce qui me force à lever les yeux et à regarder vers l'avant pour ne pas trébucher. Il fait si sombre... Bien que ce lieu ne me rassure pas, je ne m'y sens pourtant pas en danger, comme si une aura m'invitait à entrer pour trouver quelque chose que j'aurais il y a longtemps cherché. Je ne sais si c'est quelque chose de familier, d'apaisant ou de simplement assez inquiétant pour le rendre curieux, mais je suis poussée par mon instinct à m'engouffrer dans les décombres de ces immenses édifices du passé. L'odeur végétale est omniprésente, elle s'enroule autour de moi comme pour m'en imprégner, et je me sens bien quelques instants, sereine. Les éboulis à mes pieds sont couverts d'une mousse vivace et de lierre grimpant, que je prends soin d'éviter respectueusement.
Mes yeux s'ouvrent enfin pleinement après une pause de longue respiration. Je cherche à m'incruster dans ce nouvel environnement, à ne devenir qu'un petit quelque chose de plus de ce décor sauvage et ancestral qui m'apparaît détaché du monde. Une bulle d'oxygène où la nature, essence du monde, aurait repris ses droits. Un lieu où elle serait unique maîtresse, déesse irremplaçable. Où ses mains de fée seraient les seules à pouvoir combler tous les souhaits.

Et soudain, un bruit.
Craquements de pierres qui glissent sur la mousse dans l'obscurité.
Le noir total.
Mes muscles se crispent, je cherche la lumière, un rayon de Lune.
Un nouveau bruit.
J'écoute, attentive, prête à détaller au premier signe de danger. Les secondes défilent, encore toujours, sans s'arrêter.
Et puis jamais.
Des pierres qui se brisent, une à une, contre les parois des autres. Un enchaînement d'éboulements d'abord insignifiants puis inquiétants. Mon cœur bat rapidement, et j'attends toujours, immobile, de peur de déclencher un détonateur ou je ne sais quoi qui lancerait un chrono au moindre de mes pas. Une lutte contre le temps, contre la vie peut être, contre la mort encore.
Un hululement.
Chouette ou hibou, deux yeux perçants la nuit dans ma direction. Je l'observe sagement, aux aguets, avant de m'apercevoir qu'une tâche argentée se profile à quelques mètres de moi. Mes crins s'enroulent aux herbes folles, et la crainte m'atteint au cœur.
Le fracas des ruines.
Je cible enfin l'endroit des chutes... bien trop proches de cette masse blanche. Je bondis vers l'avant, survolant quelques roches étalées, me précipitant comme la foudre vers ce qui me semble être quelqu'un. Je me jette contre son flanc, n'ayant aucunement l'occasion de constater ce que je fais ou de comprendre ce qui se passe, et encore moins ce contre quoi je m'élance brusquement. Je ne ressens pas de douleur sur le coup, tandis que tout le poids de mon corps repose sur la chose que je viens de jeter au sol.
Les rochers se fracassent à quelques centimètres de mon crâne. Je plisse les yeux et serre la mâchoire, priant comme une imbécile que rien ne nous écrasera. Une pile de trois mètres s'écroule à nos côtés, moi je cherche à reprendre connaissance, et à relever mon corps endolori.

(...)

Un calme léger règne dans l'atmosphère. Une zone de lumière se creuse entre les branchages. Tout s'apaise quelques minutes après l'élancée à l'aveugle en ces lieux inconnus. Les secondes recommencent à défiler à un rythme régulier, et le chant des oiseaux nocturnes redevient doux et berçant. Mon pouls revient à la normale, et je me redresse afin de cesser d'encombrer mon otage.
Mes yeux se posent sur son corps enroulé, me laissant découvrir que ce n'est autre qu'une jument à la robe aussi pure et immaculée que la neige. Un sourire maternel et rassuré s'immisce au creux de mes lèvres, et je patiente sereinement pour que nous reprenions toutes deux nos esprits.
Un court instant plus tard, alors que je pousse sur mes antérieurs pour me relever, j'inspire une grande bouffée d'air frais et laisse échapper un ❝Désolée...❞ gêné. Je bascule ma tête – déjà basse – légèrement sur le côté en me plaçant de façon à lui faire face, puis avec un air calme, j'ajoute : ❝Je préfère simplement t'avoir fait subir ce petit choc que d'avoir eu à te sortir d'un lourd éboulement...❞. Peu certaine de moi et toujours vaguement déboussolée, je poursuis plus bas : ❝Ou bien d'avoir eu une mort sur la conscience...❞.

Je ne cherche pas spécialement son regard, timide, mais la scrute de façon à m'imprégner tous les détails visibles de sa robe. Elle est d'un blanc parfait, c'en serait presque troublant...
Mes yeux remontent alors vers son visage caché, et j'en déniche une ébauche de cicatrice sur sa joue gauche. Je l'observe gravement, réfléchissant en silence à toutes les sources d'où elle pourrait provenir. Les possibilités ne manquent pas, et la vie n'a jamais été bienveillante, alors cet ornement ne m'étonne pas. C'est pour moi une marque de force, une marque qui veut dire “tu m'as fais subir cela, mais regarde-moi, je me suis relevée, regarde où j'en suis aujourd'hui, regarde tout ce que j'ai dépassé ; tous tes acharnements inutiles pour me faire tomber qui n'ont été que vains.”

Alors je ne dis rien, je la contemple. Je ne sais même pas si elle est éveillée. J'observe cette marque laissée par le passé avec une extrême considération.
Et avant de fermer les yeux doucement pour profiter d'un court temps de repos, j'abaisse la tête vers ses oreilles pour lui chuchoter mon nom. ❝Au fait Dame Pureté, je m'appelle SeyDzayLyz.




FICHE DE RP (C) MISS YELLOW sur LIBRE GRAPH'



SeyDzayLyz
Sa voix vous berce en #BC8ECB

Et c'étaient les étoiles, et la neige et le vent ; et c'était l'ouragan.
6 roses. Merci !


DC | Black Angel - Dæmon
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