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 « Un monde étranger » [Libre]

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Little Soul
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MessageSujet: « Un monde étranger » [Libre]   Jeu 21 Juil - 0:32



Un univers différent


Feat : ✘ Libre ✘



« Courrez ! »

C'était le signal qu'avaient eu les sauvages lorsque les barrières s'étaient ouvertes. Beaucoup étaient partis en première ligne et j'observais si tous s'étaient bien échappés. Au loin, j'entendais déjà les Voleurs hurler de fureur. Noctis n'était pas dans mon champ de vision et c'était tant mieux. Il m'aurait empêché de me mettre dans un pétrin pareil s'il avait été là. Il m'avait sauvé la vie, il avait un troupeau à régir et moi, personne ne m'attendait. Je ralentis volontairement, satisfait que personne ne se retourne pour s'assurer que je suive et je fis demi tour, filant sous le nez des Voleurs et les menant dans une tout autre direction malgré que certains d'entre eux continuaient leurs routes. Avec trois Voleurs à mes trousses, ils n'eurent aucun mal à me rattraper après une course qui leurs avaient certainement fait perdre un temps précieux. De retour au repaire, je ne reconnu personne. Le soulagement se lit sur mon visage mais l'heure n'était visiblement pas aux réjouissances. Un homme en particulier vociférait sur les autres. Hébété, j'observais la scène et un bipède se prit une gifle qui le retourna littéralement et le fit tituber. Après cette scène, on m'enferma dans un box complétement noir où je n'avais aucune perception du temps. J'attendis qu'on vienne me chercher mais mon avenir semblait alors incertain.

Enfin, l'on vint me trouver. Une foule de plusieurs voleurs, quelques chevaux et des soldats cow-boy étaient assemblés. Sans aucun mal, je pus comprendre ce qui se tramait. Parfaitement docile, je subis le long voyage et ne fis aucune vague. Les cow-boy en semblèrent étonnés mais j'avais les pensées loin du Désert. Lorsque j'aperçus au loin le Fort, j'en fus grandement soulagé car j'étais épuisé. Mais il semblait que ce ne fut pas là bas que nous allions. Alors je suivais le convoi, ne disant un mot bien que d'autres équidés tentaient vainement d'engager la conversation. J'étais résigné à partir là-bas. Ma capture était un choix, pas une conséquence ou un acte subit. J'avais été maitre de mon destin pour une fois. Et c'est pour cela que j'en assumais le long voyage qui s'en suivait tout comme la présence permanente des Hommes et des cordes.

Lorsque nous arrivâmes, ce fut une énorme surprise. Et c'était peu dire. Une bâtisse comme jamais je n'en avais vu de pareils se dressait devant mes yeux, nouvelle et imposante. Bien plus vaste que la précédente. Je fut pris d'effroi en remarquant la distance si faible qui séparait les Hommes des Terres Sauvages. Ils étaient très près et c'était une chance qu'ils n'aient pas encore découvert les troupeaux... Du moins pour l'instant.

Immédiatement, on m'installa entre deux poteaux en m'attachant fermement. Un homme aux traits francs s'approcha de moi, un regard bourru aux fonds de ses prunelles. Aux creux de ses mains, il tenait un étrange instrument qui me fit prendre peur. M'agitant nerveusement, j'observais le bipède se déplacer jusqu'à mon encolure pour saisir mes crins blonds. J'henissais de crainte mais ne pouvant esquisser aucune attaque j'étais incapable de me défendre, ma tête fermement maintenue dans du tissu. J'entendis d'étrange crissement et voyant mes crins peu à peu au sol, l'incompréhension de ce qui se passait me saisissait tout entier. De la même façon, on m’apposait les fers qui me paraissaient très étranges, ne saisissant pas leur utilité. Enfin vint le douleur du marquage de la compagnie des cow-boys, le US qui m'imprimait une vive douleur, impossible à décrire et jamais je n'en ai connu de similaire. L'insigne de ces humains fut marquée sur mon épaule droite. Peut-être, pensai-je, qu'avec le temps elle disparaitrait...

Furieux contre ces Hommes, contre le monde entier à cet instant, je me débattais autant que mon corps me le permettait. Assoiffé et affamé, j'étais déjà à bout de force et lorsqu'ils réussirent à me maitriser, je m'écroulai au sol, conscient qu'il m'était impossible de lutter et assommé de fatigue. On me lia au poteau le plus proche et me laissait ainsi, sous un soleil de plomb me remettre du voyage et aussi peut-être, de mes émotions.

J'avais cette curieuse impression d'avoir été brutalement poussé dans un monde délirant. Où tous les événements s'enchainaient, où chacun était indifférent au sort des autres. J'avais peur de la froideur qui régnait. De la cruauté de ces hommes. De ce qu'ils attendaient de moi. Malgré mon choix volontaire, j'avais de nouveau l'impression de subir. Et c'est ce ressentiment que je détestais. Je voulais arracher une part de mon être. De ne plus être l'Optimisme.



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