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 A faire la pluie et le beau temps

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Galimybé
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MessageSujet: A faire la pluie et le beau temps   Ven 4 Mar - 17:28


à faire la pluie et...

berceuse pastel

Une pluie glacée était tombée la veille au soir, et ce matin tout avait des lueurs brillantes. L’eau gelée offrait des paysages colorés qui luisaient sous les timides premiers rayons de soleil, et donnait à l’environnement entier l’air d’être recouvert par des myriades de fées. Du moins était-ce ainsi que le voyait l’étalon pie, depuis que sa fille lui avait fait découvrir cette vision du monde. Même des années après, les souvenirs étaient toujours là. Toujours empreints de mélancolie, mais désormais délivrés de toute tristesse. Galimybé avait grandi, vieilli, et il savait désormais vivre avec ces fantômes, qui n’accompagnaient chacun de ses pas que pour lui rappeler à quel point il avait le droit, plus que tout autre, de profiter de la vie qui lui appartenait encore.

Il ne se leva que lorsque la petite tête encore toute embrumée de soleil de son petit maître émergea de l’entrée du tipi.
Bonjour, Galimybé ! Tu as dormi là ?
Le petit pie s’ébroua, et alla coller son chanfrein contre la poitrine frêle du petit métis. Il adorait son Petit Homme. Il dormait presque tous les soirs près du tipi où il vivait avec sa mère. Parce qu’il savait que, où qu’il soit, son ancien chef voudrait qu’il protège son fils. Aussi longtemps que Galimybé vivrait, il protégerait sa famille. Et sa famille, c’était aujourd’hui le Petit Homme, et la femme Cow-Boy qu’avait aimé Plume d’Aigle.

Tu dois avoir froid, à être resté dehors. Reste là, je vais chercher une couverture.
Aussitôt dit, aussitôt fait, le Petit Homme partit chercher, bien à l’abri à l’intérieur du tipi, une couverture chaude aux couleurs chatoyantes. Majoritairement du jaune et du violet. L’enfant avait demandé aux femmes du camp de la colorer de la même couleur que l’étalon lorsqu’il le peignait. Ainsi, il était fier de son cheval. Et, plus important encore : son cheval était fier de lui.
Petit Homme, aidé de sa mère, posa la couverture sur le dos de son cheval. Il l’attacha autour de l’encolure à l’aide d’un lien orné de perles en bois, qui avaient appartenues à Plume d’Aigle, le premier maître de Galimybé.
Oui, décidément, la mélancolie valait bien mieux que la tristesse. Elle lui permettait de se rendre compte que, bien que son chef soit mort, il resterait toujours son cheval. Un chef qui revivait dans tous les gestes de son fils, et qui permettait de rassurer le pie sur son sort : même après sa mort, Petit Homme s’en sortirait. Il deviendrait un homme aussi brillant que son père. Le camp Indien, même s’il ne s’en rendait encore pas compte, était entre de bonnes mains.

Rassuré sur le sort de son cheval, Petit Homme lui donna congé pour quelques heures, le temps de se lever et d’aider aux corvées matinales du camp. L’étalon ne se fit pas prier et, orné de sa couverture chamarrée, il partit se dégourdir les pattes, afin d’éloigner définitivement le froid de la nuit.
Les perles en bois sur son chanfrein s’entrechoquaient et marquaient le rythme de ses propres pas. Tout en s’éloignant du centre du camp, il saluait les quelques visages connus dont il se souvenait. La guerre avait certes fait de nombreuses victimes, elle avait aussi et surtout forcé les Indiens à renouveler leurs rangs, aussi bien en capturant des chevaux sauvages qu’en en faisant naître de nouveaux. Les enclos étaient pleins, et beaucoup de juments suitées malgré la pleine saison hivernale.
Bien malgré lui, Galimybé se félicita de cette évolution du camp. Les Indiens n’avaient pas pour habitude de ressasser le passé, à part pour se souvenir de glorieuses légendes. Ils étaient en bien meilleur état que les Cow-Boys, et dès que l’hiver toucherait à sa fin, ils retrouveraient leur paisible quotidien d’antan.
Il était fier de son camp.

Un peu en retrait, il aperçut une silhouette grise. En s’approchant, il put aisément reconnaître la jument grise, bien plus imposante que lui, qui se dressait devant lui. Il s’approcha d’elle, ses perles tintant gaiement, comme si elles étaient les traductrices de son état d’esprit. Il était gai, heureux. Depuis son retour chez lui, plus rien n’avait entaché sa joie d’être rentré. Et, même s’il n’avait pas pour habitude de faire étalage de bonne humeur et de gaité, n’importe qui le connaissant un peu pouvait se rendre compte que ses yeux pétillants et le rythme de ses pas contredisaient son âge avançant. Il se sentait bien.
Bonjour… Berceuse Pastel. Depuis mon retour, je n’ai pas encore eu le temps de vous croiser…



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MessageSujet: Re: A faire la pluie et le beau temps   Dim 6 Mar - 14:11

La petite jument observait Amarok qui, une fois encore, partait sur le vigoureux cheval qu'il avait dressé pour alléger la tâche de Berceuse. Le chef n'était pas fou: sa loyale monture n'avait plus autant de force qu'avant. Il savait qu'il fallait la laisser récupérer, même si cela devait prendre une année entière. Elle avait survécu à une épidémie, une longue traversée et une guerre. Si il lui fallait du repos, du repos elle aurait !

Cela n'empêchait pas Berceuse de regarder avec appréhension son cavalier partir. Elle craignait qu'il se fasse attaquer par les autres hommes et même si elle savait que le jeune étalon pie qui portait son cher Indien était vaillant et courageux, elle priait jour après jour pour que rien ne lui arrive, ou alors elle ne se le pardonnerait jamais.
Se sachant libre de ses mouvements pour les heures à venir, la Douce avait arpenté le clan, marchant doucement entre les tentes de leurs humains. Deux enfants étaient venu observer la jument grise et l'avait même caressé. Berceuse s'était laissé faire avec bienveillance, contente de trouver ces deux petits hommes d'excellente humeur. La guerre avait fait des ravages sans nom mais les Indiens ne s'étaient pas laissé allé pour autant et leur vie continuait, avec ou sans guerre. Elle s'éloigna un peu, prenant du recul sur la scène matinale. Elle était soulagée d'entendre le campement agité de petits bruissements, signe que les hommes s'affairaient. Même les chevaux avaient été très méthodiques et la reconstruction progressait de jour en jour. Berceuse était fière d'eux et ne cessait de les encourager à la tâche.

Elle pencha l'oreille en arrière en entendant le bruit d'un cheval se rapprocher d'elle et tourna la tête dans sa direction. Une tâche floue s'approchait d'elle, une tâche blanche et... violette ? Elle cligna des yeux, pensant d'abord que sa mauvaise vision lui jouait un bien étrange tour et se mettait maintenant à confondre les couleurs en plus de tout le reste, mais quand elle les avait ouvert à nouveau, il s'agissait toujours d'une tâche blanche et violette.

"Bonjour… Berceuse Pastel. Depuis mon retour, je n’ai pas encore eu le temps de vous croiser…"

La voix ne dit rien à la jeune chef. Cependant, l'odeur lui était familière, elle l'avait déjà sentie de nombreuses fois dans tout le camps, même si elle était beaucoup plus légère, comme si le cheval qui en était le propriétaire avait longtemps vécu ici avant de s'en aller pour un long moment.

"Bien le bonjour à toi aussi. Je ne pense pas me tromper en pensant que tu es Galimybé ?"

Elle n'avait jamais eu l'honneur de le croiser en personne, mais on lui avait beaucoup parlé de l'ancien guerrier, qui n'était autre que son prédécesseur. Respectueuse, Berceuse inclina doucement la tête vers lui pour le saluer, avant de relever les yeux vers lui. Elle aurai tout donné pour pouvoir observer distinctement les traits de celui dont elle avait hérité son rang.

(hrp: BP est toute petite, à peine 152 cm :> Quelle taille fait Gali ? Et MP si tu veux plus :>)



Merci Shoah :heart:
Berceuse:
 
DC: Grondelierre, April, River & Tango
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MessageSujet: Re: A faire la pluie et le beau temps   Jeu 17 Mar - 21:56


à faire la pluie et...

berceuse pastel

Hors RP:
 
Il avait entendu dire que la nouvelle cheffe était une jument calme et raisonnée, les sabots bien ancrés sur terre. Selon Galimybé, c'était de loin les qualités les plus nécessaires à la tenue correcte d'un camp. Elle avait traversé la guerre, et s'en était admirablement bien sortie. Elle était là où elle devait être, et jamais il n'aurait l'audace de la critiquer sur sa façon de voir les choses. Il lui accordait son respect plein et entier, sans même la connaître.

Ce qu'on avait certainement oublié de lui dire, c'était que Berceuse Pastel ne voyait plus. Ou peu, comme le laissait entrevoir son attitude. Elle le cherchait des yeux, elle les clignait, et se repérait davantage au son de sa voix qu'à autre chose. Devant le signe de salutation qu'elle lui adressa, il baissa lui aussi humblement la tête. Il était un peu plus petit qu'elle, mais il ne put s'empêcher de remarquer que cela devait être une constante, la petite taille, pour les chevaux de chef. Peut-être les hommes Indiens dirigeants, soucieux de ne pas paraître plus importants que les autres, préféraient-ils opter pour des montures plus petites que les autres ?
Ou alors, les petits étaient tout simplement mieux. Et c'était tout. C'était peut-être aussi ce qui expliquait que le petit pie adorait son Petit Homme. Ils étaient petits tous les deux, donc faits pour être ensemble.

Il était toujours étonné lorsque des chevaux qu'il ne connaissait pas savaient se souvenir de son nom. Il ne s'était jamais vraiment rendu compte de sa pseudo-notoriété au sein du camp. Les anciens faisaient toujours aussi bien ce qu'ils faisaient depuis déjà des dizaines et des dizaines d'années : raconter les histoires du passé. Ainsi, le camp indien prospérait, en apprenant des erreurs passées. Et, visiblement, le petit étalon pie avait eu le droit à sa part dans les histoires qui faisaient le bonheur des poulains et des enfants des hommes.
Un jour, la jument grise à qui il faisait face aurait elle aussi sa place. On se souviendrait de leurs noms, de leurs cavaliers, et de leurs exploits. Malheureusement, dans plusieurs générations, il n'y aurait plus personne pour se souvenir à quel point ils étaient, l'un comme l'autre, mais aussi comme tous les autres chevaux du camp, des équidés aux nombreuses qualités, porteurs de valeurs qui faisaient la fierté du camp indien tout entier.
Mais on ne pouvait pas tout avoir, dans la vie.

C'est cela même, je suis flatté que vous me connaissiez uniquement de nom. Comment vous portez-vous ?
La jument semblait fatiguée, il ne pouvait que s'en rendre affreusement compte, et ne pouvait que se souvenir de son état après la guerre. Certains corps étaient faits pour ça, d'autres beaucoup moins. Malheureusement, on n'envoyait jamais les plus jeunes et les volontaires : on envoyait simplement toutes les forces possibles. Espérant en perdre le moins possible. Et, même parmi ceux qui revenaient, certains ne pouvaient plus repartir au combat.
C'était en l'occurrence le cas de Galimybé, qui ne pourrait plus que regarder les combats de loin. Tout en espérant, au plus profond de lui-même, ne plus jamais en voir de son vivant. Et vivre le plus longtemps possible afin que, dans le vain espoir que parmi les Dieux que priaient les Hommes, quelqu'un l'entende et éloigne pour de nombreuses années la menace Cow-Boy des terres Indiennes.



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