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 Basic instinct Ω River & Bonnie

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Bonnie
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MessageSujet: Basic instinct Ω River & Bonnie    Mer 2 Mar - 17:55

Basic instinct
River - Bonnie


Elle ne détestait pas les sauvages. Elle ne les aimait pas non plus. N'éprouvait aucune sympathique à leur égard ni même le moindre sentiment de révulsion. Elle ne les haïssait pas. Ne leur offrait qu'une attention à l'heure de la chasse. Ils n'étaient pour elle qu'une bande de bêtes sans matière grise, sans intelligence. Pas plus futés que des bovidés ou des cervidés. Elle ne leur portait pas assez d'intérêt pour savoir leur mode de vie, leurs moyens de survivre ou même comprendre leurs sentiments. En avait-ils seulement ? Les sentiments sont la preuve d'une pensée et la pensée elle-même est la preuve d'une conscience et de ce fait d'une certaine civilité. Mais pour elle, ils n'en possédaient pas. De conscience. C'était une chose qu'ils obtenaient avec le service militaire qu'on leur offrait une fois qu'ils étaient capturés et mis au fort. Après-tout, ils ne comprenaient même pas que c'était pour leur bien de les capturer. De côtoyer les hommes et de les aider à bâtir un monde. Un monde différent du leur qui lui faisait pitié, à la blonde, plus qu'autre chose. Le froid, le danger ainsi que la famine venant frapper à leurs portes dès que l'hiver approchait, semblaient former leur univers qu'elle n'enviait en rien. La liberté ? Égoïsme pour elle. Idée abstraite que tout le monde changeait à sa sauce. La liberté était différente pour chacun et si la liberté signifie faire ce que l'on veut pour certains c'est qu'ils ne valent même pas la peine de leur accorder de l'importance en tant qu'être vivant. Pourtant, elle ne leur en voulait pas. Au contraire, elle aimait attraper des sauvages pour les ramener dans le « droit chemin ». Alors elle ne pouvait les haïr. Ou ne serait-ce que les détester. Sauf un. L'unique. Le seul.

River
. Étalon sauvage. Venant d'elle ne sait où, errant souvent près des terres des Cow-boys. Ce n'était pas vraiment de la haine à proprement parlé qu'elle ressentait envers lui. Ni même du dégoût ou de l'envie, mais ce n'était pas non plus de la sympathie. C'était un sentiment de challenge. Cet étalon qui s'amusait à la provoquer et lui donner du fil à retordre. Il était l'un des seuls qu'elle n'arrivait pas à attraper malgré toutes ses tentatives. Le seul, même. Et elle rêvait du jour où elle l'aurait enfin capturé et mis au fer. Leurs séances de provocation, traque et chasse étaient devenues habituelles pour elle. Il semblait s'en amuser, elle semblait redoubler d'efforts à chaque nouvelle fois. Comme un jeu de celui qui serait le plus rapide, de celui qui serait le plus malin. Bonnie considérait ce jeu comme une véritable compétition. Sa capture serait une réussite sur le plan physique, car l'étalon était doté d'attributs qui seraient sûrement des plus utiles aux hommes, mais cela serait également une victoire personnelle et sociale. Dresser ce cheval aussi fougueux qu'un ouragan serait une victoire pour les Cow-boys et une preuve qu'ils peuvent arriver à bout de n'importe quel équidé. De même, elle pourrait lui prouver que la vie parmi les hommes est des plus agréables. Et elle pouvait déjà sentir le goût acidulé de cette victoire dans la bouche, la blonde. Elle la voulait cette foutu victoire, la Bonnie.

Et, comme souvent, lorsqu'on parle du loup celui-ci montre le bout de ses crocs, River était là. Plus d'une centaine de mètres le séparer de Bonnie et son cavalier, mais elle aurait pu le reconnaître entre mille. Ils ne s'étaient jamais parlé, n'avait jamais communiqué autrement que par le bruit fracassant de leurs sabots, mais elle avait l'impression de le connaître. A force de lui courir après, elle s'était imprégnée de son image, elle n'aurait jamais pu se tromper, ni même l'oublier. Et cette sensation de le connaître était comme une preuve que toutes leurs courses folles valaient mieux que des heures de présentation ou de conversation. Ce n'était pas comme si elle avait désiré le connaître, mais c'était ainsi maintenant. Presque malsain, mais c'était en elle.

Son cavalier avait bien l'étalon qui semblait les narguer plus loin. Et il s'était également bien vite rendu compte de l'étrange obsession de sa jument pour cet étalon ainsi que de leur jeu du chat et de la souris. Et il n'aimait pas ça. Que sa jument se fasse distraire ainsi lors de leur boulot. Il est vrai que ce cheval lui donnait envie; ce serait un beau trophée à ramener au fort, mais parfois il fallait s'avouer vaincu. Mais ça, Bonnie en était incapable.

« Doucement ma belle... Ne nous précipitons pas, ils y a de nombreux chevaux à capturer dans ces plai-..! »

Il n'eut pas le temps de terminer sa phrase que Bonnie fonçait déjà vers l'étalon. Au galop, au triple galop. Peu importe, aujourd'hui elle l'aurait. Et cette détermination lui brûlait les veines et l'esprit, lui faisant totalement oublier la présence de son cavalier et de ses tirages de rennes. Elle courait, courait, courait. Comme si elle-même était poursuivie. Et leur jeu de fous recommençait à nouveau, comme une boucle infinie qui ne cesserait jamais. Et elle lui courait après et lui courait pour fuir, ou serait-ce pour attiser la blonde ? Filant comme le vent, Bonnie suivait aveuglément River sans même regarder où elle se dirigeait et peu à peu des branches et des buissons remplaçaient les plaines. Une forêt. Sombre et sèche, tordue et peu praticable. Mais elle ne s'arrêterait pas. Oh non.

« BONNIE ! »


Elle ne réagit que plus tard à ce cri et au manque de poids sur son dos, elle se décida enfin à tourner la tête pour apercevoir que Patrick n'était plus là. Mais elle n'eut pas le temps de s'arrêter pour rebrousser chemin qu'elle était en train de tomber et de dégringoler dans une pente de terre et de cailloux aux côtés de l'étalon.

L'arrivée fut des plus douloureuses pour ses membres et son dos, qui avait cogné une souche d'arbre. Soufflante, épuisée, désorientée, quand elle se remit sur ses pattes c'était pour réaliser qu'elle était perdue et bien, bien, bien loin du fort et de son cavalier. Elle se retourna lorsqu'elle entendit un bruit et remarqua que River était également là. Elle ignorait si lui savait, ou non, où ils étaient, mais elle ne put s'empêcher de lui lancer un regard accusateur.

« ...On est dans de beaux draps.. »

Un soupir. Le soupir du regret et de la lassitude. Le soupir que Bonnie faisait quand une journée ne tournait pas comme elle le souhaitait.


[ HRP -> Voilà, j'espère que ça ira, jotem. :heart: owh ]



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River
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MessageSujet: Re: Basic instinct Ω River & Bonnie    Mer 2 Mar - 19:17

River profitait avec plaisir de sa liberté retrouvée. La vie dans la harde se passait sans trop d'encombre, surtout que le dominant était actuellement occupé ailleurs: River avait donc tout le loisir de s'adonner à ses petits passe-temps préférés.
Aujourd'hui, le programme était tout simplement de traîner dans les plaines, en essayant de ne pas trop se prendre les pieds dans la neige. Il n'avait pas neigé depuis un petit moment et cela facilitait la progression des mustangs, qui n'avaient pas à batailler dans l'épaisseur blanche pour avancer vers les plaines où l'on pouvait trouver un peu d'herbe.

Il était d'ailleurs occupé à ne rien faire d'autre que de grignoter paisiblement un peu d'herbe abimée par le froid quand les chevaux alentours avaient levé la tête: un cavalier approchait. Pendant une petite seconde, River se prépara à le chasser, en bon protecteur qu'il était, quand il avait tiqué (et pendant que les autres chevaux soufflaient de soulagement): c'était la petite jument pain d'épice, Bonnie, qui refusait de courser qui que ce soit d'autre que River quand ce dernier était dans les parages.
L'étalon n'était pourtant pas du genre à refuser d'éloigner toute potentielle menace pour la harde. C'était son nouveau rang et il y tenait beaucoup, mettant un point d'honneur à le respecter. Il était hors de question pour lui de baisser les bras et il n'hésitait pas à s'interposer entre les siens et l'ennemi. Mais il devait bien reconnaitre qu'il en avait assez que cette folle de jument ne le course que lui. Il ne comprenait pas pourquoi est-ce que Bonnie s'entêtait autant et voulait à tout prix l'attraper, cela devenait presque comique.

Elle eu vite fait de le repérer et une fois la chose faite, elle s'était élancée au triple galop vers lui. River avait botté le vide, colérique, avant de s'élancer à son tour. Il avait toujours été plus rapide qu'elle et jusqu'à présent, le lasso de son cavalier ne lui avait même pas effleuré la croupe. Il était tout à fait improbable que la jument pain d'épice réussisse un jour à l'attraper. Du moins selon lui. Alors aujourd'hui ne ferait pas exception, elle aurait beau courir de toutes ses forces, elle portait un gros balourd sur son dos, elle ne savait pas galoper sauvagement comme un mustang et tout ça, River savait le faire: il ne se laisserait donc pas attraper, un point c'est tout. Même si aujourd'hui, cette andouille de Bonnie courrait sacrément vite.

Il n'avait pas fait attention à l'endroit où il se dirigeait, trop occupé à jeter un coup d'oeil en arrière pour vérifier que la petite teigne ne se rapprochait pas un peu trop. Il lui fallait redoubler d'effort parfois, car elle semblait plus déterminée que d'habitude. Il esquiva au dernier moment un gros tronc étrange, en faisait une sorte de bond par-dessus, un bond plutôt raté d'ailleurs, et avait miraculeusement réussit à atterrir sur ses quatre jambes sans trop d'encombres, mais en dérapant. Cela lui avait fait un petit coup d'adrénaline au coeur et il avait redoublé d'allure dans sa course folle.

Enfin...
Jusqu'à ce trou.

Il y avait eu un glissement de terrain et River, emporté par son élan, n'avait strictement rien pu faire pour l'éviter: il était tombé dedans comme une pierre qui coule dans l'eau, d'un coup et sans autre possibilité. Il avait dévalé la pente sur le flanc, dans une longue traînée de terre, de neige et de cailloux. Ce n'était vraiment pas agréable. Surtout que la jument pain d'épice le suivait de très prêt et qu'elle était elle aussi tombée dans cette étrange endroit. Elle l'avait fusillé du regard quand il s'était relevé.

"...On est dans de beaux draps.."

Il avait levé les yeux au ciel: alors c'était de sa faute maintenant ?

"C'est toi aussi ! Pourquoi tu m'as ENCORE coursé ? Tu pouvais pas faire le gentil canasson et obéir bien gentiment à ton lourdaud ? T'étais vraiment obligée de me courir après c'est pas possible ça ! Regarde où on est à cause de toi !"

Pour une première discussion entre eux, elle s'annonçait pimentée. River était furieux. Il avait regardé l'endroit par où ils étaient arrivé et, prenant de l'élan, il avait tenté de remonter la pente. Peine perdue, c'était bien trop raide et bien trop glissant, malgré toute la bonne volonté du monde.

Il avait soupiré à son tour, exaspéré.

"Va falloir passer ailleurs que par ici en plus. J'espère que t'es fière de toi la domestique."

Il ne le cachait pas: il n'aimait pas cette jument.



©️ Charbon :heart:

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MessageSujet: Re: Basic instinct Ω River & Bonnie    Jeu 10 Mar - 19:23

Basic instinct
River - Bonnie


Pour un premier échange, elle ne s'attendait pas ça. Du moins, elle ne s'attendait pas à quelque chose d'aussi... futile ? Sûrement. Elle ne l'avait pas accusé. Peut-être du regard, simplement. Mais elle avait assez de savoir-vivre pour ne pas lui rejeter toute la faute oralement. D'où l'utilisation du pronom « on » dans sa phrase précédente. Mais une fois de plus elle semblait avoir surestimer les capacités intellectuelles d'un sauvage. D'une certaine manière elle ressentait comme une forme de déception face ce début de conversation. Elle pensait - certes, avec peu d'espoir - qu'un étalon avec d'aussi bons attributs physiques pouvait également faire preuve d'un minimum de bon sens et possédait plus de facilité à comprendre le langage d'une « domestique » qu'un simple sauvage. Mais non. Il n'était rien d'autre qu'un sauvage. Et un sauvage bien geignard. Geindre. C'était une des choses que Bonnie pouvait détester le plus chez quelqu'un. Geindre c'est pour les faibles et rejeter la faute sur les autres encore plus. Elle, elle faisait son boulot. Lui... Lui il ne savait tout simplement pas s'orienter. Mais peu importe. Elle haussa les sourcils, l'air exaspéré, pendant sa tirade. Comme si les sauvages pouvaient se plaindre. Comme si un lapin se plaignait de se faire chasser pour finir manger. Qu'il soit déjà heureux qu'on lui accorde assez d'importance pour en faire bon cheval.

Elle le voyait s'agiter, tenter de remonter la pente. Intérieurement elle se moquait de lui; il ne savait même pas ses propres limites. Les sauvages sont vraiment bêtes, pensa t-elle. Mais elle n'était pas assez enfantine, et surtout pas assez mesquine pour le narguer. Elle avait passé l'âge des chamailleries de poulain. Peut-être que les sauvages, dû à leur manque d'éducation, étaient légèrement retardés et qu'il était alors normal pour un étalon adulte de se comporter en enfant. Elle continuait de se questionner sur ce possible retardement mental tandis qu'il continuait de se plaindre. Elle quitta ses pensées assez vite, la blonde, pour finalement enfin lever les yeux sur l'étalon. C'était la première fois qu'elle approchait d'aussi près d'un sauvage. Du moins, sans cavalier et sans que celui-ci ne soit attaché. D'un point de vue physique, il ressemblait en tout point à un étalon du fort. Quoique légèrement plus négligé et sale. Ses crins étaient également en désordre et ses sabots étaient de ceux qui ne semblaient jamais avoir croisé la route d'un maréchal-ferrant. Ses sentiments sur son apparence étaient partagés entre de la pitié et de la révulsion.

Ce premier contact, assez curieux et désagréable en même temps, lui fit presque oublier l'existence de Patrick, son cavalier qu'elle avait perdu en chemin et qui devait se sentir un peu seul à l'heure actuelle.

« Tu as fini ? J'ignorais que les « fiers sauvages » se plaignaient comme des poulains contrariés par leur mère. »

Elle parlait calmement. Sans réelle moquerie dans ses dires. Il était difficile de comprendre le ton que prenait Bonnie, car elle-même avait du mal à ressentir quoique ce soit face à cet échange. Neutre ? Froid ? Hautain ? Doux ? Moqueur ou dur ? Elle l'ignorait. Peut-être rien de tout ça. Un ton qu'elle ne pensait jamais employer dans sa vie. Car elle ne le connaissait tout simplement pas, ce ton.

« J'ignorais également que les sauvages avaient un sens de l'orientation aussi mauvais. Sûrement unique à toi-même sinon vous ne survivriez pas longtemps. »


Cette fois, il y avait un fond de raillerie derrière ses mots. Et une étincelle de moquerie dans ses yeux verts-d'eau. Rien de bien flagrant, mais même un âne aurait comprit qu'à cet instant elle se moquait plus de lui que des sauvages en général. Mais il fallait cesser ces pitreries, il fallait qu'elle rentre. Et surtout qu'elle retrouve Patrick. Et si elle le retrouvait il y avait peut-être une chance d'encore capturer ce maudit étalon. Même si pour l'instant, elle se moquait totalement de la chasse. Elle devait dénicher un chemin - et non pas bêtement essayer de remonter la pente de plusieurs mètres qui les séparaient du reste du monde. Mais quel chemin ? Elle n'avait que très rarement visité de forêts, les plaines étant plus pratiques pour les captures. La blonde commença à regarder les environs, contournant l'étalon pour aller tâter le terrain légèrement plus bas. Voir si l'on pouvait passer par le bas et contourner par un autre chemin, mais la terre était trop fragile et cela provoquerait une nouvelle glissade qui pourrait lui être fatale ne sachant pas où elle menait. Non. Elle s'éloigna de plusieurs mètres sur la gauche de l'étalon, longeant la pente qu'ils avaient dégringolé plus tôt, pour se rendre compte que le seul chemin existant ne semblait pas des plus agréables à pratiquer et s'étendait à un point tel qu'elle n'en voyait pas la fin. Mais avec un peu d'espoir, il y aurait moyen de remonter par la suite et d'ainsi rejoindre les plains et par la même occasion retrouver Patrick. La droite était bouchée par les ronces et autres arbustes ainsi qu'arbres morts, le bas était impossible à tenter à moins d'être suicidaire, il ne restait plus que cette option.

La vue de ce chemin lui redonna tout de même espoir et confiance et la fit sourire malgré la situation, assez désastreuse, dans laquelle elle se trouvait actuellement. Elle se tourna vers l'étalon, dont elle avait presque oublié l'existence pendant sa petite fouille, et lui lança, d'un sourire en coin, cette fois l'air bel et bien nargueur;

« Tu peux rester ici à te plaindre de la « vilaine domestique et de son lourdaud qu'elle se trimballe » que je suis, mais, personnellement, je préfère avancer. Un mot que les sauvages ne doivent pas connaître, je suppose. »

Et elle avança, dans ce petit chemin désagréable à sentir sous les sabots.




[ HRP -> J'espère que la réponse te conviendra, ça s'annonce être un rp muy interesante What a Face Bella ]



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MessageSujet: Re: Basic instinct Ω River & Bonnie    Sam 23 Avr - 10:19

River détestait la jument pain d’épice. Il détestait ce trou, il détestait les humains et il détestait cette journée. Le sol glissait trop sous ses sabots et malgré les prodigieux bonds qu’il exécutait, car on ne pouvait pas lui retirer la force qu’il employait à s’extirper de là, il lui aurait fallut s’envoler pour retourner au sommet. Furieux, il avançait en faisant rouler tous ses muscles, une boule de nerfs, la colère accumulée, il faisait claquer ses sabots à chaque pas et si quelqu’un osait le toucher à ce moment précis, ce serait la rage qui lui tomberait dessus.

En plus la jument pain d’épice avait décidé de remettre une couche à sa colère.

« Tu as fini ? J'ignorais que les « fiers sauvages » se plaignaient comme des poulains contrariés par leur mère. »

Il plaqua les oreilles en arrière et darda la rouquine aux crins blonds d’un regard tellement colérique que ses beaux yeux de glace semblaient devenus noir.

« J'ignorais également que les sauvages avaient un sens de l'orientation aussi mauvais. Sûrement unique à toi-même sinon vous ne survivriez pas longtemps. »

Il n’aimait pas ce ton qu’elle employait avec lui, il n’aimait pas cet air moqueur qui courrait dans les yeux de Bonnie. Piqué à vif, il lui répondit du tac au tac, d’une voix sèche et cassante.

« Et moi j’ignorais que les domestiques pouvaient désobéir à un ordre des bipèdes. »

En soit, cela n’avançait en rien la situation de dire à Bonnie qu’elle n’écoutait pas son humain. Mais River se sentait bien mieux après ça. Bonnie observait, pendant ce temps il s’acharnait à trouver le moyen de remonter la pente. En plus l’odeur de l’équipement de la jument le stressait et l’angoissait, il revoyait la selle, la main lourde et punitive de Jeremiah et le mors qui lui brisait la bouche. Comment la petite jument pain d’épice pouvait-elle accepter tout cela ? Car il ne faisait aucun doute que tous les hommes se comportaient comme l’avait fait le neveu de Tom quand ils voulaient monter sur le dos d’un cheval, à n’en pas douter ! River était convaincu que les bipèdes n’apportaient que de la douleur dans les flancs, dans la bouche, dans l’encolure. Comment lui en vouloir ? Il ne connaissait rien aux humains si ce n’est la désastreuse expérience quelques mois auparavant, il ne pouvait pas savoir que Jeremiah était violent, impatient et arrogant, il ne pouvait pas savoir que les autres cavaliers pouvaient être beaucoup plus patients et doux. C’est bien pour cela qu’il ne comprenait pas Bonnie et qu’il ne comprenait pas les autres chevaux domestiques : il était persuadé que leurs « maîtres », comme il l’avait entendu dire une fois, leur faisait aussi souffrir le martyr.

La jument d’orange et d’ocre revint subitement à son esprit en lui adressant un petit air narquois. River l’aurait bien tapé.

« Tu peux rester ici à te plaindre de la « vilaine domestique et de son lourdaud qu'elle se trimballe » que je suis, mais, personnellement, je préfère avancer. Un mot que les sauvages ne doivent pas connaître, je suppose. »

Il la regarda s’éloigner sur un petit sentier. Il voyait la jument faire de petits pas appliqués, ses crins ondulants doucement en cadence. Il ne faisait pas confiance au chemin : le sol était tout aussi glissant ici que là où ils avaient déjà dégringolé. Bonnie avançait tout de même et une légère courbe l’avala, empêchant River de voir sa progression. L’étalon refusait de passer par là, c’était beaucoup trop dangereux. Il flairait le sol quand un bruit inquiétant lui avait fait relever les yeux d’à peine quelques centimètres : des morceaux de terres commençaient à se détacher du chemin sur lequel s’était aventuré la jument pain d’épice. Le sol n’était pas assez solide, avec la sécheresse il était complètement craquelé et il était resté fragile. Pourquoi est-ce que la jument s’était lancée sur cette voie là ? River tenta de l’appeler, en vain : il savait qu’elle ne pourrait pas l’entendre à cause du virage de tout à l’heure. Le chemin allait céder et emporter la petite jument orange avec lui. L’isabelle frappa le sol du sabot, frustré, les oreilles en arrière : si il ne se passait rien, Bonnie allait finir tout en bas et cette fois, il n’y aurait aucun moyen de remonter. Il était même probable qu’elle ne s’en tire pas, aucun cheval ne pourrait se relever après une chute pareille, pas même River.

Il hésita encore une seconde et le sol se craquela encore plus. Il maudit la jument pain d’épice et s’élança au galop sur le chemin, qui commença à s’émietter sous les pas de l’étalon. Il redoubla d’allure, en se concentrant cette fois sur le sentier pour ne pas faire une mauvaise chute et il aperçu au loin la croupe de Bonnie qui se balançait toujours au rythme de ses petits pas.

« Galope la débile ! Le chemin n’est pas sûr ! »

Il étendit l’encolure et, au moment où il n’était plus qu’à quelques centimètres d’elle, il lui planta méchamment les dents sur la croupe, pour la faire avancer (et aussi pour se venger de sa réflexion de tout à l’heure peut-être). Il se jeta un œil en arrière et constata que le chemin de fortune commençait à sérieusement s’écrouler. Devant eux, à plusieurs mètres, il y avait une plateforme. Si la jument arrêtait de faire sa précieuse avec ses petits pas de petite chose domestiquée et appliquée, ils auraient peut-être le temps de l’attendre et de se mettre en sûreté. Aussi la bouscula-t-il, sans autre forme de procès : il fallait que Bonnie bouge, tout de suite.



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