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 Toi, chef? Enfin une réjouissance...

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Armani / Hirondelle
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MessageSujet: Toi, chef? Enfin une réjouissance...   Mar 23 Fév - 16:20

L'avenir appartient à ceux qui se lève tôt, disait Paco. C'était bien beau, mais Hirondelle n'était pas certaine qu'elle accordait autant d'importance à l'avenir que son indien, alors qu'il appliquait une nouvelle couche de peinture blanche sur son front. C'était froid. Comme tout, d'ailleurs. L'herbe autour d'elle était gelée, craquant sous le moindre poids. Par endroit, elle s'était recouverte d'un petit manteau de neige et constatait que l'hiver s'installait tranquillement au nombre de feux allumés dans le camp. Paco n'avait pas besoin de la jument aujourd'hui, fut-elle informé.

Elle s'ébroua avec agacement pendant que l'aube pointait timidement de son nez. Pourquoi la tirer du sommeil alors? L'indien fini de la brosser et de la curer en prenant son temps. Hirondelle roula les yeux dans ses orbites, frissonnant de bonheur. Si la vie sauvage lui manquait parfois, rien n'était comparable à la toilette d'une main humaine. Paco finit par se retirer, allant vaquer à ses occupations de la journée et Hiro s'étira longuement, décidant d'aller prendre une petite marche autour du camp. Peut-être retrouverait-elle des visages familiers? Elle ne s'était pas donné beaucoup de temps pour des retrouvailles avec ses anciennes amies. La noiraude avait quelques inquiétudes à leur sujet et s'en voulait encore de ne pas avoir été présente lors de la guerre. Elle avait peur de chercher pour des gens qui n'existaient plus... Un noeud se forma dans sa gorge et elle se résolu à sauter le petit déjeuné d'herbe pour se délier les jambes et se réchauffer un peu. Avec un peu de chance, son malaise allait tranquillement la quitter...

La matinée était bien avancé lorsqu'elle eut finit sa promenade. Elle terminait sa ronde du côté des champs et leva la tête pour observer le soleil qui se glissait plus haut dans le ciel. Une silhouette découpa le paysage. Grise et floue d'abord, Hirondelle plissa ses yeux de chouette, curieuse de voir qui allait surgir dans sa vision, provenant de cette direction. À mesure que sa vue se renforçait, Hirondelle constata que l'équidé était en effet gris... et familier. Les oreilles soudainement bien droites sur sa tête, Hiro partit d'un petit trot enthousiaste pour rejoindre la jument qui se rapprochait du camp. Ce crâne au cou, ses longs crins grisonnants, cette démarche étrange... ça ne pouvait être que Berceuse Pastel.

- Berceuse!, héla-t-elle en approchant.



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MessageSujet: Re: Toi, chef? Enfin une réjouissance...   Mar 23 Fév - 20:27

Berceuse avait de plus en plus de difficultés à tenir le coup. La fatigue étant à son comble, poussée par le stress, la peur, la guerre et les réparations du campement. Amarok ne savait plus où donner de la tête, il ne cessait de patrouiller pour être certain que Vlaëd tiendrais ses engagements, qu'il ne reviendrait pas. Les deux chefs étaient à fleur de peau et éreintés mais ils faisaient tout pour tenir bon, pour ne pas sombrer. Il fallait tenir pour le clan, pour les autres. Sans chef, Vlaëd reviendrait.

Ce matin, Amarok avait flatté la belle encolure grise quand Berceuse était venue vers lui. Il ménageait la petite jument, effrayé à l'idée qu'elle se fatigue trop et il avait choisit un jeune étalon pour les longues patrouilles sur les terres. Cela convenait à Berceuse qui pouvait ainsi se concentrer sur le bien être des siens. Elle avait attendu à ses côtés le temps qu'il s'en aille, discutant avec le jeune cheval qui lui servait maintenant de monture et qui faisait toujours bien attention à Amarok. Il ne cessait de répéter à la toute petite jument qu'il ne se le pardonnerait jamais s'il arrivait quelque chose au chef indien et cette dernière ne cessait de le rassurer à ce sujet et de lui dire qu'elle lui faisait totalement confiance, ce qui était tout à fait vrai. Amarok avait donné quelques morceaux de pommes rescapés de l'automne à la Douce avant de lui caresser une dernière fois la tête et de s'en aller sur le fougueux cheval pie.

Berceuse avait alors marché dans l'enceinte du campement, en faisant bien attention de lever les sabots pour ne pas se prendre les pieds dans quelque chose. Elle était toujours d'une grande méticulosité et faisait de gros efforts pour ne pas trébucher. Sa vision s'aggravait encore et encore, sans moyen de faire machine arrière. Elle finit par s'éloigner un peu et décide d'aller marcher autour du campement, n'ayant concrètement rien d'autre à faire. Elle posait ses petits sabots l'un après l'autre en prenant toujours garde à ne pas faire un mauvais pas, quand une jument l'avait appelée.

"Berceuse !"

La petite jument grise avait tout de suite levé la tête, pour regarder la tâche floue qui avait prononcé son nom. Elle avait humé l'air et l'odeur lui avait fait revenir le souvenir d'une jument avec qui elle était amie.

"Oh, Hirondelle ! Quand es-tu revenue ? Je n'ai pas entendu parler de ton retour."

Berceuse avait encore fait quelque pas pour aller souffler dans les naseaux de la jument à la robe sombre. Elle était contente de retrouver une amie, surtout après la guerre et le passage des Voleurs.



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Armani / Hirondelle
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MessageSujet: Re: Toi, chef? Enfin une réjouissance...   Mer 24 Fév - 4:25

Musique d'ambiance?



"Oh, Hirondelle ! Quand es-tu revenue ? Je n'ai pas entendu parler de ton retour."


Hirondelle rendit l'accolade à la grise avec chaleur, même si son coeur plongea un instant en constatant la bien triste réalité: Berceuse voyait beaucoup moins bien que la dernière fois qu'elles s'étaient vu. Les signes étaient là, son amie ne semblait pas vraiment la voir et s'orientait grâce aux sons et aux odeurs. Hiro mordit sa lèvre pour empêcher un flot de parole désolée d'envahir Berceuse Pastel. Elle n'avait pas besoin d'être rappeler de son mal. La noiraude se posta à ses côtés, frôlant un peu son épaule pour qu'elle sente qu'elle pouvait se reposer sur elle pour la guider, comme quand elles étaient plus jeunes. 


- Non, je sais, j'ai tenté de me faire discrète, souffla-t-elle, regardant d'une façon interdite la brume s'échapper de sa bouche. 

Côte à côte, les deux se remirent à faire leur petite ronde, lentement. Le village autour d'eux semblait rouler en accéléré. Avec la venue de l'hiver et les préparatifs à la traîne, tout le monde redoublait à la tache. Même les plus jeunes, remarqua la jument, alors qu'un groupe de mômes passaient à la course devant eux. Hiro attrapa doucement des crins de son amie pour l'avertir du danger, mais elle savait que Berceuse n'était pas écervelée et redoublait toujours de prudence lorsqu'il y avait de l'agitation autour d'elle. L'image mentale de la guerre s'imposa à l'esprit de la revenante. Que cette étape a du être difficile, pour elle. Hiro la sonda discrètement. Elle ne semblait pas avoir été blessé, heureusement. 

- Et toi, qu'est-ce que tu deviens?, tenta Hirondelle.

La noiraude hésita à lui raconter à quel point sa recherche de ses ancêtres avait été en vain. Ça sonnait tellement plus stupide à ses oreilles, maintenant qu'elle était revenue les mains vides. À quoi tous ces mois avaient-ils servit? Qu'avait rapporter Hirondelle de son périple sauvage? Elle ne saurait le dire. Berceuse avait toujours su trouver les mots. Hiro n'aimait pas trop parler, et encore moins d'elle, mais la grise touchait un coin de l'âme que la jument ne pouvait ignorer. Habituellement, Hirondelle aurait tout fait pour éviter ce genre de personne, ceux qui savaient lire le coeur des gens. Hirondelle choisissait justement son entourage pour être tout sauf tourner vers autrui. Mais entre les mailles de son filet était tombée Berceuse Pastel. La jument au trouble de la vue, la jument au crâne et aux pupilles étranges. Hiro ne pouvait s'empêcher d'envier sa force, malgré tout ce qui se dressait sur sa route. Peu semblaient apprécier cette vertu de la grise. Enfin, de ce qu'elle en savait. Peut-être que les autres avaient changé d'avis à ce propos?



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MessageSujet: Re: Toi, chef? Enfin une réjouissance...   Jeu 25 Fév - 10:34

Berceuse avait toujours beaucoup apprécié Hirondelle. La jument à la robe sombre était d'une grande douceur et d'une gentillesse incomparable avec elle, en plus d'être dotée d'une grande sensibilité. Berceuse avait bien senti qu'elle avait remarqué que sa vue s'était dégradée depuis la dernière fois.

"Non, je sais, j'ai tenté de me faire discrète."
"Et c'est réussi. Je suis contente de te retrouver en tous cas."

Berceuse avait posé sa tête sur le dos d'Hirondelle pendant qu'elles se mettaient en marche. Elle avait pourtant toujours refusé cette aide la part des autres chevaux, mais Hirondelle avait su la lui proposer sans que la jument grise ai l'impression d'être un fardeau. Et puis comme ça, elle pourrait, pour une fois, relâcher la pression. C'est ce dont elle avait besoin, surtout en ce moment.
Hirondelle attrapa avec douceur ses crins quand un groupe d'enfants leur avait coupé la route en courant: la toute petite jument les avait entendu arriver, mais cela la soulageait de pouvoir s'appuyer sur l'aide d'une amie, même pour un simple instant.

"Et toi, qu'est-ce que tu deviens?"

Berceuse avait tourné la tête vers Hirondelle. Elle n'était donc pas au courant. Ses yeux laiteux n'avaient pas cherché à attraper le regard de son amie à la robe sombre.

"Et bien... ", elle avait marqué une pause, cherchant ses mots, "tout d'abord, Amarok est devenu le chef des indiens et moi avec lui."

Berceuse était toujours un peu gênée quand elle devait se présenter comme la nouvelle chef. Elle n'aimait pas se sentir au-dessus des autres, avoir un grade qui lui conférait une autorité. Elle préférait que le respect que les chevaux décidaient de lui accorder soit dû à ses actes plutôt qu'à son rang.

"Ensuite, nous avons eu la guerre. Les hommes de la cavalerie sont venus sur nos terres pour nous les prendre, mais nous avons réussit à les repousser. Seulement, après eux, il y a eu les Voleurs. Les choses se sont gâtées. Vlaëd, leur chef, avait promis d'aider Amarok avec la cavalerie, mais nous ne les avons presque pas vu lors du combat. Seulement, ils voulaient que nous leur donnions quelque chose en échange, des chevaux."

La petite jument du chef avait froncé les sourcils, son regard durcit. Il était hors de question que qui que ce soit vienne lui prendre le moindre membre de son clan. Elle leur portait à tous une grande affection, ils étaient sa nouvelle famille. Humains et animaux avaient su la réconforter, la soigner et l'apaiser. Il était de son devoir de les protéger et de tout faire pour eux.

"Quand Vlaëd m'a réclamé aussi, Amarok a refusé et a convenu d'un pacte avec le chef des voleurs. Il lui a promis les deux pépites qui étaient cachées dans le crâne de loup que je porte au poitrail. Il lui a donné la première et a caché la seconde en attendant d'être certain que Vlaëd tiendrais sa promesse."

Berceuse avait doucement soupiré. La guerre l'avait tellement fatiguée. Elle avait peur de ne pas être à la hauteur.



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MessageSujet: Re: Toi, chef? Enfin une réjouissance...   Jeu 25 Fév - 20:04

Hiro avait oublié à quel point il était facile d'être avec Berceuse. Elle ne poussait pas les limites d'autrui et dieu savait combien Hirondelle en avait. Elle ne posait pas de question qui pouvait toucher des cordes sensibles, elle ne demandait pas à savoir sans qu'on s'ouvre d'abord à elle. D'où l'affection que lui portait la sombre à la queue bicolore. Elle ne chercha pas à savoir pourquoi Hirondelle n'avait pas crier sur tous les toits son retour, elle l'avait simplement accueillit avec bonheur. 

"Et bien... "

Hirondelle tourna la tête vers son amie, attendant patiemment. Beaucoup de mois c'étaient écoulés depuis la dernière fois qu'elles s'étaient vues. Il était tout-à-fait normal que la grise prenne quelques instants pour rassembler ses pensées.

"tout d'abord, Amarok est devenu le chef des indiens et moi avec lui."

La noiraude écarquilla ses yeux de chouette. Non! Berceuse, chef des indiens! C'est qu'elle ne s'en était pas vantée! Notant son léger malaise, Hirondelle éclata d'un rire bienvaillant.

- Mais, Berceuse, c'est génial! Tu es toute taillée pour ce post. J'en suis sincèrement heureuse et je suis persuadée que tu feras...fais déjà un boulot merveilleux.

La jument lui donna un petit coup de naseaux affectueux sur la joue, alors que la grise poursuivait.

"Ensuite, nous avons eu la guerre. Les hommes de la cavalerie sont venus sur nos terres pour nous les prendre, mais nous avons réussit à les repousser. Seulement, après eux, il y a eu les Voleurs. Les choses se sont gâtées. Vlaëd, leur chef, avait promis d'aider Amarok avec la cavalerie, mais nous ne les avons presque pas vu lors du combat. Seulement, ils voulaient que nous leur donnions quelque chose en échange, des chevaux."

L'euphorie de la précédente nouvelle quitta tout d'un coup Hirondelle, pour la laisser de glace. Elle se figea dans sa marche, sa gorge s'asséchant. La guerre. Elle avait été pire qu'elle le pensait. Les voleurs? Hiro n'avait jamais entendu parlé d'eux, mais d'après le ton de son amie, ils n'étaient pas mieux que les cow-boys. Ses yeux se logèrent sur Berceuse Pastel, attendant la suite du récit avec une certaine urgence. Le regard de celle-ci c'était fait plus sérieux et Hirondelle cru pour le pire. Avaient-ils accepter l'offre des peaux blanches?

"Quand Vlaëd m'a réclamé aussi, Amarok a refusé et a convenu d'un pacte avec le chef des voleurs. Il lui a promis les deux pépites qui étaient cachées dans le crâne de loup que je porte au poitrail. Il lui a donné la première et a caché la seconde en attendant d'être certain que Vlaëd tiendrais sa promesse."

Inexorablement, le regard de la sombre tomba sur le crâne au cou de la grise, constatant en effet qu'il manquait les joyaux. Sa queue fouetta l'air, alarmée pas tant de violence, causée par l'envie des hommes. Hirondelle observa longuement son amie. Elle avait l'air tellement plus vieille, comme si elle la voyait soudainement sous un autre jour. Une grande fatigue était installée dans son regard opalescent. Elle ne voulait pas rajouter un poids de plus à Berceuse, mais Hirondelle ne pouvait s'empêcher de garder pour elle ses craintes.

- N'as-tu point peur qu'il arrive quelque chose à Amarok? Ou à qui que se soit au camp? J'ai entendu parlé des demandes de rançons...

Encore une fois, Hirondelle se sentait étrangement détachée de tout cela. Certes, elle serait dévaster si quelque chose arrivait au gens qu'elle connaissait, mais elle n'avait pas le feu qui grondait en elle qui pourrait la porter à tout faire pour les protéger. Elle ne les abandonnerait pas à leur sort, mais irait-elle jusqu'à mettre sa vie en danger pour le village? Elle secoua subitement la tête. Que racontait-elle? Bien sûr, qu'elle le ferait. Il le fallait. C'était chez elle, ici... non? Où cela serait-il, sinon?

- Je suis désolée...fit-elle, tout bas, ne dirigeant pas son excuse envers quelque chose en particulier. La conversation avait pris un tournant si sombre tout d'un coup.

Elle était désolée pour trop de choses, probablement. Trop de choses qu'il n'était plus en son pouvoir de changer. Hiro n'était pas de ceux qui avait un impact sur la vie des gens, elle était qu'une orpheline comme les autres. Elle ne s'en lamentait pas. Elle faisait de son mieux.

- Que se passera-t-il maintenant, Berceuse?

Elle avait reprit son ton habituel et jeta un coup d'oeil à la ronde au village autour d'eux. Survivront-ils à l'hiver? Que fallait-il prévoir pour les voleurs?



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MessageSujet: Re: Toi, chef? Enfin une réjouissance...   Mar 1 Mar - 10:35

Hirondelle avait accueilli avec joie l’annonce de Berceuse, quand celle-ci lui avait dit qu’elle était devenue chef. Sur le coup, la petite grise avait était soulagée. Elle appréhendait toujours la réaction des autres équidés lorsqu’ils apprenaient que Berceuse était la chef, elle qui avait été longtemps considérée comme un fardeau à cause de sa bien mauvaise vue.
Malheureusement, la joie de son amie était bien vite retombée lorsqu’elle avait continué son récit et Berceuse était désolée de lui apprendre les derniers évènements qui avaient mis bien à mal le moral et les forces du clan Indien. Elle ressentit l’agacement d’Hirondelle et elle comprit sans mal qu’elle aussi ne portait pas les autres hommes dans son cœur. Elle ne pouvait que la comprendre. La jument brune fini par lui faire part des inquiétudes que la chef avait suscité en lui racontant ce qu’il s’était passé.

« N'as-tu point peur qu'il arrive quelque chose à Amarok? Ou à qui que se soit au camp? J'ai entendu parlé des demandes de rançons... »
« Si, j’y pense tout le temps. Je fais des rondes très régulièrement et Amarok surveille le camps avec plus d’attention que jamais. Il a même choisit une seconde monture, il passe ses journées sur notre dos et il arpente le territoire de long en large. Il redoute plus que tout Vlaëd, cet homme est réellement mauvais. »

Il était rare que Berceuse n’aime pas quelqu’un, mais Vlaëd… rien que ce nom répugnait la douce jument grise, qui ne comprenait pas sa soif de pouvoir et de richesses. Elle entendit Hirondelle murmurer des excuses et elle avait frotté sa tête contre son encolure : elle était touchée par la réaction de la jument brune.

« Que se passera-t-il maintenant, Berceuse? »
« C’est difficile à dire… Amarok surveille les Voleurs, mais normalement, la promesse de l’or devrait les faire se tenir tranquille, du moins je l’espère. En attendant, nos humains font ce qu’ils peuvent, beaucoup de nos biens ont été détruits pendant la guerre avec la cavalerie et je t’avoue que je prie pour que l’hiver soit bref. Nous devons reconstruire le camp, remplir les stocks. Même les herbes médicinales de notre chaman sont de plus en plus rares. »

Berceuse ne gardait jamais aucune information pour elle, si on le lui demandait, mais aucun équidé n’était venu la voir jusqu’à présent pour en parler avec elle. C’était un bien lourd fardeau que d’être chef en ces temps sombres et elle n’avait pas voulu que les autres chevaux en pâtissent. C’était pour cela qu’elle gardait ses habitudes et qu’elle faisait tout pour garder son optimisme caractéristique, sans pour autant être une utopiste, et qu’elle rassurait les plus inquiets sans relâche.
Mais elle était persuadée qu’Hirondelle avait remarqué la fatigue qui lui tirait les traits du visage et qui s’était fait une demeure de ses yeux déjà presque morts. Berceuse avait réellement était impactée par l’après guerre. Elle n’avait que très peu dormi depuis et elle avait refusé de relâcher son attention. En plus de faire attention à elle, ce qui lui prenait déjà beaucoup d’énergie dans son état, et à Amarok, elle veillait encore plus sur le campement, sur les Indiens, sur les chevaux et sur les autres animaux qui vivaient avec eux. Elle ne voulait pas qu’on pense qu’elle perdait pied, elle avait peur que cela ne précipite tous les autres dans l’angoisse. Elle était éreintée.

« Je suis contente de te voir en tous cas. J’ai craint que les conflits ne t’aient éloignés pour de bon. »

Il y avait bien longtemps que la jument brune avait filé et Berceuse ne s’était pas attendu à son retour. Cela l’apaisait, une amie n’était pas négligeable en ces temps sombres.

« Pourrions-nous trouver un endroit où nous arrêter moment ? Je suis un peu fatiguée et il sera plus agréable de discuter sans se faire attaquer par une bande de papooses. »

Elle avait tenté de tourner sa fatigue à la dérision, mais elle ne se leurrait pas se doutait qu’Hirondelle ne se ferai pas berner. Berceuse n’avait plus aucune énergie. Elle ne tenait debout que par la force des choses.



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MessageSujet: Re: Toi, chef? Enfin une réjouissance...   Sam 5 Mar - 22:52

Hirondelle se trouva bien bête tout d'un coup. Berceuse lui parlait de ses préoccupations, qui en plus d'être nombreuses, étaient complètement dépourvues d'égocentrisme, alors qu'Hiro ne cessait de se morfondre depuis son retour sur ce que les gens penserait d'elle. Bien sûr, elle savait que la grise ne la jugeait pas. Elle avait même accepter ses excuses d'une accolade. Mais la brunette ne pouvait s'empêcher de penser qu'elle aurait pu se rendre utile, un peu. Soulager le poids des autres. Aurait-elle passer trop de temps à l'état sauvage? Enfin, elle avait aider cette jeune pouliche qui se faisait maltraiter l'autre jour, et avait offert de l'aide à Bohémien et sa cavalière récemment, mais rien de comparable à tous les efforts fournis par la grise. Si les cow-boys avaient cessé d'être une menace, les voleurs et l'hiver prenaient aisément leur place au plan des inquiétudes. Mais à travers tout cela, Hiro était un peu surprise également. Le flot de paroles qui sortait de son amie était impressionnant, comme elle avait fait un trou dans un sac et que tout le sable s'écoulait d'un seul coup. La sombre imaginait qu'elle ne devait pas partager ses doutes et ses craintes avec tout le monde qu'elle croisait. Berceuse Pastel était un peu trop comme elle, sur ce point. À ne jamais s'ouvrir avant que l'on ait posé les bonnes questions.

Et si Berceuse ne s'ouvrait pas, Hiro pouvait lire tout l'inquiétude au fond de ses prunelles. Elles avaient sensiblement le même âge, mais Berceuse semblait porter un poids si lourd qui la terrassait, jour après jour, et qui paraissait la vieillir plus que nécessaire.

« Je suis contente de te voir en tous cas. J’ai craint que les conflits ne t’aient éloignés pour de bon. »


- Je n'ai jamais crains les conflits, fit-elle, à titre de réponse, après lui avoir sourit d'un air un peu penaude. Aurait-elle préférée un sermon? Elle l'ignorait. Elle était contente de la retrouver également. Mais un doute persista. Était-ce ce à quoi les autres avaient attribué son départ? La peur?


« Pourrions-nous trouver un endroit où nous arrêter moment ? Je suis un peu fatiguée et il sera plus agréable de discuter sans se faire attaquer par une bande de papooses. »


Hirondelle éclata de rire. Elle n'était pas aveugle, (sans vouloir offenser personne), elle avait sentit la quasi-détresse dans la voix de son amie, mais également sa tentative d'humour. Elle acquiesça vivement, s'excusant au passage de ne pas l'avoir proposer plus tôt. Elle l'entraîna un peu à l'écart des grandes allées des tipis, et après avoir découvert un endroit relativement calme, elle invita son amie à s'asseoir, un peu nerveuse tout d'un coup. Maintenant qu'elles avaient plus ou moins fait le tour des ennuis au camp, le sujet tournerait-il autour de son départ? Hirondelle n'était pas sûr de savoir si elle était prête à parler de son échec lamentable. Il fallait qu'elle trouve rapidement de quoi occuper l'esprit de sa belle amie éreintée par la vie, si elle voulait éviter de parler des vraies choses. La jument songea un instant à lui demandait comment allait sa vue, mais elle se dit que c'était probablement un sujet fragile pour la douce grise. Hirondelle s'éclaircit la voix en repliant se jambes plus près d'elle.

- Durant mon périple, je remarquai que certaines terres sauvages avaient été touché par une grande sécheresse l'été dernier... Ça l'a dû être terrible pour ceux qui sont libres, commenta-t-elle en regardant au loin. Au moins, à vivre avec des humains, on venait rarement à manquer de quelque chose, il fallait l'avouer. Bien des fois elle s'était retrouver dans une situation idiote qui n'aurait prit qu'une seconde à Paco pour la tirer de là. Comme des crins emmêlés dans les roseaux, ou une blessure qui commençait à s'infecter. As-tu des amis sur ces terres qui en on souffert? 
À dire vrai, elle-même avait vu moins de sauvages de que cow-boy lorsqu'elle avait filé. Elle se disait que ça serait trop évident qu'elle n'était pas une vraie sauvage aux yeux de ceux qui l'on été toute leur vie. Elle a donc préféré être solitaire, le temps de sa quête, mais ça n'avait pas donné grand résultat, il faut croire...



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MessageSujet: Re: Toi, chef? Enfin une réjouissance...   Dim 6 Mar - 14:40

Hirondelle eu la délicatesse de comprendre la manoeuvre de Berceuse et de la suivre, au grand soulagement de cette dernière. La grise n'aimait pas l'idée d'être un fardeau, mais il était idiot de feindre une énergie débordante et un optimisme naïf en ce moment, et surtout pas avec son amie brune. Hirondelle prit les devants, dégotant un coin tout à fait calme pour elles deux. Berceuse lui sourit en se couchant avec difficulté. Ses membres avaient tremblés et elle avait dû faire un effort considérable pour ne pas se laisser tomber à même le sol dans un bruit sourd. Il lui fallait plus de repos que ce qu'elle s'accordait, mais l'idée de ne pas veiller sur le camp lui était insoutenable. Hirondelle s'était installé non loin d'elle et Berceuse laissa échapper un petit soupir de soulagement. Elle se sentait bien mieux pour parler avec elle maintenant qu'elle avait un endroit où se reposer sans craindre que tous les chevaux du camps ne la voient dans cet état. Son amie finit par reprendre la parole, que Berceuse lui céda bien volontiers.

"Durant mon périple, je remarquai que certaines terres sauvages avaient été touché par une grande sécheresse l'été dernier... Ça l'a dû être terrible pour ceux qui sont libres. As-tu des amis sur ces terres qui en on souffert? "

Berceuse était curieuse de savoir jusqu'où Hirondelle était allé, mais elle n'avait pas abordé le sujet, pas pour le moment. La grande jument sombre lui aurait déjà tout raconté si les résultats obtenus avaient été ceux escomptés.

"Ciel Étoilé est allé demandé à Noctis, le nouveau dominant du troupeau de Santaro, l'asile pour les siens. Ses terres ont été ravagées par la chaleur et le manque d'eau. Les deux hardes ont dû cohabiter un temps. Elles le font toujours d'ailleurs, mais une partie des mustangs a été attrapée par les Voleurs et les deux dominants ont été capturés avec eux. Les hardes sont totalement livrées à elle-même pour le moment, et avec la sécheresse de ces derniers mois et l'hiver... Eux aussi connaissent une période bien sombre."

Berceuse était doublement affectée par la disparition des deux dominants: Noctis était devenu un grand ami et Ciel Étoilé lui avait sauvé la vie lorsque, délirante de fièvre et perdue, elle s'était lancé à la recherche d'Amarok après la mort de Lynx. Savoir les deux étalons captifs et leurs hardes sans aucune autorité inquiétait la douce.

"Je ne peux malheureusement rien pour eux, il y a trop de travail à faire ici et je ne peux m'imposer aux mustangs sauvages. J'espère simplement qu'ils réussiront vite à se sauver."

Si Berceuse s'écoutait, elle tenterait d'aider tous les équidés du Cimarron, chevaux domestiqués, mustangs et solitaires. Mais son sens du devoir était plus fort et elle réussissait à ne se concentrer que sur les siens (même si cela provoquait chez elle un sentiment d'impuissance et de lâcheté face au sort des autres chevaux).

Des temps bien sombres s'étaient abattus sur la terre natale de l'étalon qui avait autrefois prouvé à la cavalerie que les mustangs étaient fait pour galoper librement. Il n'y avait plus aucun dominant, les Cow-boys cherchaient de nouvelles terres, les Voleurs étaient arrivés en amenant avec eux la peur et la colère, les Indiens avaient subit une guerre et l'hiver était rude. Berceuse avait l'impression que beaucoup d'équidés ne réalisaient pas l'ampleur de ce qu'il s'était passé, ni les conséquences qu'il y aurait. Combien de poulains, de jeunes chevaux et d'anciens ne survivraient pas à l'hiver ? Que se passerait-il si les dominants tardaient à rentrer ? N'était-il pas plus sage de tenter d'éloigner, pour toujours, les Voleurs ?
La jeune chef n'aimait pas les tristes événements que le Cimarron connaissait.

"Et toi Hirondelle ? As-tu beaucoup voyagé durant ton absence ?"

Berceuse ne lui demanderait pas comment le voyage s'était déroulé, ni si il lui avait apporté les réponses qu'elle cherchait. La jument sombre saurait trouver les mots pour en parler si elle en ressentait le besoin. Mais Berceuse était curieuse. Elle se souvenait, en fermant les yeux, des paysages magnifique qu'elle avait vu avant de perdre partiellement la vue. Elle se souvenait des prairies verdoyantes, des cascades gorgées de saumons, des montagnes enneigées qui reflétaient le soleil. Elle se souvenait les forêts qui s'étendaient à perte de vue, elle se souvenait le Nord, elle se souvenait le Wild. Son passé était encore bien présent à son esprit. Elle souhaitait que son amie lui raconte où est-ce qu'elle avait été. Ainsi se souviendrait-elle de ce qu'elle avait vécu et de ce que ses yeux avaient accepté de voir.



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MessageSujet: Re: Toi, chef? Enfin une réjouissance...   Ven 1 Avr - 19:12

Berceuse se mit à lui raconter ce qu'elle savait. La sécheresse n'avait donc été facile pour personne. Les indiens auraient pu s'en échapper si les cow-boys n'étaient pas intervenu. La noiraude avait tourné ses prunelles en direction de la rivière, qui certes, avait légèrement baissé dans son nid, mais coulait toujours avec entrain. Les natifs du Cimmarron remerciaient tous les jours les esprits des eaux de leur accorder ainsi clémence. En même temps, avoir été une divinité, Hiro pensa qu'il aurait été bien difficile de leur refuser quoi que se soit à ces hommes qui respectaient tant la terre qui les entourait. Quant aux sauvages, Hirondelle ne les connaissait pas trop, ne les ayant observé que de loin. Au moins, ils sauraient se débrouiller, c'était dans leur sang. Berceuse semblait arriver aux mêmes conclusions.

"Je ne peux malheureusement rien pour eux, il y a trop de travail à faire ici et je ne peux m'imposer aux mustangs sauvages. J'espère simplement qu'ils réussiront vite à se sauver."

Hiro acquiesça d'un coup de tête. La grise parlait juste. Il y avait tant de choses à faire. Heureusement qu'elle était en compagnie de la monture du chef, car les mauvaises langues auraient vite fait de la ramener au travail, au loin de rester assise à discuter. Hiro avait horreur de ça. Des préjugés, des messes basses, des regards qui en disaient long. L'orpheline n'en avait eut que trop dans son enfance. C'était peut-être pourquoi elle portait une certaine affection envers la petite Plume de Corbeau. 

"Et toi Hirondelle ? As-tu beaucoup voyagé durant ton absence ?"


L'interpellée sursauta légèrement. Elle regarda son amie, fouilla son regard opalescent. Pas de jugement, pas de haine, pas d'ironie. Il n'y avait, à l'opinion d'Hirondelle, qu'une lueur de curiosité. Bon, c'était de sa faute après tout. Elle-même avait amené le sujet de son escapade, sans vraiment s'en rendre compte. Elle lui offrit un sourire contrit et poussa un petit soupir avant de commencer son récit. Elle lui devait bien ça, à Berceuse. Et quelque chose lui disait qu'elle pouvait bien se permettre de la distraire, ne serait-ce que quelques instants.


- Eh bien, j'ai vu bien des lieux qui m'étaient inconnus, si je puis dire. 

Elle lâcha un petit rire, toujours un peu crispée.

- Disons que Paco et moi, lorsqu'il m'amenait chassé, ne quittait pas les terres indiennes. La montagne, la rivière, la forêt jaune, je connaissais! Mais au-delà... J'ai découvert une grande falaise qui plonge sur un ruisseau. En le suivant, on tombe sur la mer qui gronde, aux effluves salées qui piquent les yeux mal avertis. De là, j'ai galopé sur les dunes inondées d'herbes hautes et coupantes jusqu'à me retrouver dans une immense forêt de pins. Le sol est recouvert d'épines orangés comme les crins de ma queue et le ciel est à peine visible. Un pénombre constante règne sur ces lieux; le silence en est la reine. Ensuite, le sol s'est durci pour céder place au roc et au sable. Peu à peu, je réalisai que j'allais vers le désert. Le canyon, dont j'ai souvent entendu parler, est vraiment impressionnant. Des géants de pierres, scultés par le vent, la pluie et le temps, surplombent les environs et s'ouvrent sur un labyrinthe de pierre chauffée par le soleil. La nuit, c'est d'un froid mortel. La première fois, j'ai bien cru que je ne reverrais jamais le jour, Berceuse! Et puis, la chaleur est revenue et j'ai fini par sortir indemne de ses couloirs...

Hiro s'autorisa un sourire penseur. Elle avait fait de belles rencontres, durant son périple. Bohémien, Shabet...

- Puis, je me suis rendue compte qu'errer dans le désert ne menait à rien. J'ai rebroussé chemin tranquillement, vaillant à ne pas croiser une patrouille cow-boy... Mais je me suis rendue compte que le fort était déserté. Je m'y suis reposée quelque temps, avant de repartir. Le soleil était si fort et l'eau si rare... Mais j'avais survécu au canyon, pourquoi pas au désert? J'ai suivis les traces du convoie des cow-boy pendant un moment, jusqu'à ce que je retrouve mon chemin, puis je suis partie en direction du nord. J'ai dû trouver les terres de Ciel Étoilé puisque j'ai traversé ce qui me semblait être un nouveau désert... J'ai dû voyagé la nuit car le soleil était trop fort... mais je n'étais pas hors de danger. Les prédateurs faisaient également comme moi... C'était vraiment triste à voir...

Se rendant compte que la discussion était à nouveau revenue sur la sécheresse, Hirondelle s'arrêta. 

- En tout cas...j'ai beau avoir vu beaucoup...J'imagine que ce que je cherchais ne veut pas être trouver, termina-t-elle, un peu lasse.



Armani (merci Scare):
 

Armani et Hirondelle en humaine:
 

Spoiler:
 

21 roses, merci Malice, Stormy, Swan, Glory, Destiny, Oméga, Momo, XI, Évidemment, Plumy, Spirit, Penny Black, Marquise, Ironie Funeste, Zéro <3
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Toi, chef? Enfin une réjouissance...

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