RSS
RSS

AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Vie quotidienne au fort

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Messages : 3
Points d'Experience : 9
Date d'inscription : 23/10/2015

MessageSujet: Vie quotidienne au fort   Sam 21 Nov - 15:33


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Diesel
Cow-boy un jour,cow-boy toujours!
avatar
Messages : 380
Points d'Experience : 177
Date d'inscription : 10/01/2012
Age : 20
Localisation : dans mon box

MessageSujet: Re: Vie quotidienne au fort   Lun 23 Nov - 0:15


© Yamashita sur épicode

Le quotidien des Cow-boys.



Libre à tous les cow-boys

Le soleil venait de se lever sur ce fort à peine naissant. Maintenant que nous avions trouvé une parfaite terre pour notre nouveau fort, il fallait à présent l'ériger. En à peine deux jours, une palissade en bois temporaire faisait office de rempart entre nous et le monde extérieur. Tout ce qui avait été récupéré de l'ancien fort était soit déjà plus ou moins placé à sa place définitive ou entassé dans un coin dans le ''fort''. Les hommes s'étaient affairés à construire ou à finir les boxes, le corral, leurs habitations, une porte digne de ce nom et à monter de vrais remparts.

Les chevaux, eux, faisaient soit des rondes à l'extérieure pour explorer les lieux, rapporter de la nourriture ou pour surveiller, soit ils participaient activement à la reconstruction en tirant des lourdes charges, par exemple. Pour ma part et pour ma cavalière, nous avions un tout autre emploi. N'ayant plus de colonel, celui-ci avait mystérieusement disparut après la guerre, je suis le principal responsable de ce fort. Ma cavalière devait donc s'occuper de tout et superviser la reconstruction.

Par contre, aujourd'hui, c'était disons, différent. Calamity m'avait pansé et harnaché. J'étais l'un des quelques rares chevaux qui possédait déjà leur box dans l'écurie partiellement terminée. Une fois prêt, Calamity Jane monta sur mon dos et me pressa les flancs légèrement. Tranquillement, nous sortîmes des écuries et nous nous dirigeâmes vers l'actuel centre du fort. Tout autour de moi je voyais grouiller hommes et chevaux qui commençaient déjà la suite de la construction. Ils savaient qu'il fallait finir ce fort vite et bien. Une fois bien au centre, non loin de l’emplacement du futur corral, Calamity m'arrêta. Je me tins bien droit et j'observais mes compatriotes les oreilles droites et un léger sourire sur la face.

La veille, ma cavalière avait fait émettre un communiqué, celui-ci énoncait clairement que tout le monde devait être levé à 7 heure et qu'une heure plus tard, un rassemblement allait avoir lieu. La lieutenante bougea quelque peu sur mon dos et déclara:

- Je vous demande à tous d'arrêter immédiatement ce que vous faites. Elle fit une pause. Plusieurs hommes et chevaux s’avancèrent vers nous au pas de course et se rassemblèrent, à l'écoute des dires de ma cavalière. Je sais que pour beaucoup d'entre vous, il fut difficile d'affronter autant d’événements en aussi peu de temps et qu'il y a des blessés, mais ! Nous avons trouvé une nouvelle terre beaucoup plus accueillante et comme vous l'aurez remarqué, je suis votre nouvelle colonelle pour une durée indéterminée. Elle prit une nouvelle pause. Je vous ai demandé de vous réunir ce matin, car puisque nous repartons, disons le, à zéro, je veux entendre vos suggestions, vos commentaires et vos questions ! Que se soit sur ce qui s'est passé, des améliorations pour le fort, les nouvelles par rapport la construction ou même des idées stratégiques... Je vous écoute chers soldats et je pense que mon Diesel saura écouter vous chevaux, ahah !

Elle me donna une petite tape sur l'épaule, puis, elle descendit de mon dos de façon très élégante pour se mettre à la hauteur de ses hommes. Elle était souriante. Pour une fois qu'elle n'a pas envie de crier sur tout le monde et de les faire baver ! Moi je dis, profitez-en soldats, elle est pas comme ça tout les jours ! Pour ma part, j'affichai un sourire chaleureux et j'observais le rassemblement devant nous près à accueillir les chevaux, mais je gardais tout de même une posture ferme et autoritaire. Car le chef, c'est moi...



19 roses,merci Rainer, Vahana, Vent d'Espoir, Vira'Ni, Destiny, Désir, Artémis, Oméga, Shanty, Momo, Équinox, Plume Bleue, Daemon, As Good As it Gets, Cobra

Merci Kita:
 

DC: Penny Black, Emeraude, Swan, Rafale
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://rpgblancheneige.forum-canada.com/
Rengali
Je suis:
Je suis:
avatar
Messages : 108
Points d'Experience : 9
Date d'inscription : 22/06/2015
Localisation : Maralpine de coeur
Joue également : Crafty Bynight

Feuille de personnage
Votre personnage:

MessageSujet: Re: Vie quotidienne au fort   Jeu 3 Déc - 19:51

Rien n'est trop beau pour ne pas mériter l'Enfer





Un épais nuage de poussière s'éleva du sol lorsque les six hommes laissèrent tomber l'énorme tronc d'arbre au sol. Rengali laissa échapper un hennissement de protestation quand les sangles du harnais déchirèrent sa peau. Il haletait comme un fou. Le poney, plus robuste et plus fort que les fins chevaux du fort, était chargé de transporter ce qui allait bientôt devenir d'imposantes palissades, des bâtiments, des habitations. Il jeta un coup d'oeil aux soldats qui l'aidaient dans sa tâche. Ingénieux, les hommes. Ils avaient passé des sangles sous le tronc d'arbre et fait des boucles avec le cuir. Ils passaient l'épaule dans la boucle et pouvaient ainsi soulever le tronc sans trop forcer.
Quand le petit cheval regardait les autres chevaux assignés à la même tâche, il n'osait imaginer ce à quoi il ressemblait. Les hommes, déséquilibrés, avançaient cahin-caha, en s'efforçant de limiter les ballottements de la charge. Et devant, le cheval avançait à une allure d'escargot, plantant fermement ses sabots dans le sol, le dos courbé, ruisselant de sueur.
Rengali ne voyait Henry nulle part. Bon traqueur et bon dépeceur puisque tanneur de métier, il était occupé à préparer la viande pour le repas, et à préparer le cuir du gibier pour en faire des sacs, des sacoches, des bâches et des harnachements. Rengali ne pouvait voir son cavalier à travers l'imposant nuage de poussière qui l'environnait.
Il sentit une légère tape d'une main moite sur sa croupe et il se remit en route. Les portes à peine achevées du fort n'étaient qu'à quelques mètres seulement à présent. Rengali croisait plus de monde aussi. Il releva fièrement la tête: les chevaux trop fins ou trop fragiles ne pouvaient faire ce qu'il faisait. Et s'il maudissait tout haut les indiens, responsables de la destruction du fort, il se félicitait tout bas d'être capable, enfin, de faire ce que d'autres ne pouvaient pas. Pour une fois, il ne détournait pas les yeux en croisant les autres chevaux, plus grands, plus fins, plus beaux. Le poney secoua sa crinière pleine de poussière.

Lorsqu'il pénétra enfin dans le fort, il eut la surprise de voir Henry, concentré, au milieu d'un amas de peaux sanguinolentes et puantes. Le vrombissement des mouches s'entendait presque par-dessus le souffle épuisé des hommes qui portaient les troncs servant aux constructions. Rengali hennit pour attirer l'attention de son cavalier: plusieurs chevaux se retournèrent sur son passage.
"Henry!"

Henry se leva d'un bond en entendant le hennissement caractéristique de son cheval. C'était presque un son de trompette, avec une note douce de flûte des ruisseaux irlandais.

Henry venait, Henry arrivait. La relation quasi fusionnelle qu'il nourrissait avec son cavalier passait presque pour de l'amour. Les chevaux jugeaient Rengali trop proche de l'homme et les hommes jugeaient Henry trop proche des bêtes.
Et pour cause... Rengali huma l'odeur puissante de la chair séchée, sanglante, du cuir en préparation et de la colle.
Henry était un jeune homme d'une force et d'une taille exceptionnelle. Certains se moquaient de l'étrange équipage qu'ils formaient à deux, l'un des soldats les plus grands du fort, juché sur une espèce de cheval si petit qu'on pensait souvent que c'était un grand poney. S'ils se moquaient tout haut, ils baissaient le ton lorsque l'un des deux était à proximité... Ou lorsqu'ils démontraient leurs talents.
Rengali regarda Henry se saisir seul d'une des sangles en cuir et soulever le tronc avec un grognement sourd. Ils parcoururent les derniers mètres à deux. L'instant d'après, Henry frottait doucement les marques sanglantes du cuir sur la peau du petit cheval. Rengali laissa aller sa tête humide de sueur contre la chemise de son cavalier.

"Je vous demande à tous d'arrêter immédiatement ce que vous faites." Rengali et son cavalier se tournèrent lentement vers le centre du fort, sans bouger de leur place. La voix féminine était bien connue de tous pour être... intransigeante. Henry cependant, ne s'arrêta pas de masser doucement son petit cheval. Et Rengali finit par détourner son regard de la colonelle, pour contempler son grand irlandais de cavalier. Ni l'un ni l'autre ne frémirent lorsque la plupart des gens du fort se précipitèrent vers Calamity et Diesel.
"Je sais que pour beaucoup d'entre vous, il fut difficile d'affronter autant d’événements en aussi peu de temps et qu'il y a des blessés, mais ! Nous avons trouvé une nouvelle terre beaucoup plus accueillante et comme vous l'aurez remarqué, je suis votre nouvelle colonelle pour une durée indéterminée. Je vous ai demandé de vous réunir ce matin, car puisque nous repartons, disons le, à zéro, je veux entendre vos suggestions, vos commentaires et vos questions ! Que se soit sur ce qui s'est passé, des améliorations pour le fort, les nouvelles par rapport la construction ou même des idées stratégiques... Je vous écoute chers soldats et je pense que mon Diesel saura écouter vous chevaux, ahah !"
Rengali leva les yeux vers Henry qui hocha la tête. Les gens se pressaient autour des deux chefs pour faire valoir leurs revendications. Rengali compta dans sa tête... Un, deux, trois, quatre...
"T'as des idées, toi?" Gagné. Henry ne pouvait pas tenir sa langue.

Ni l'un ni l'autre ne connaissaient vraiment Calamity ou Diesel. Henry ne passait pas inaperçu dans le fort, mais il se fondait bien dans la masse bleue des uniformes affairés. Et Rengali était après tout un cheval plutôt quelconque.
"D'façon, 'vec un accent pareil, sur qu'va rien comprendre à c'que j'baragouine. 'Pis... J'sais pas ben lire l'anglais, si e'm'demande d'écrire c'que j'ai à lui dire... J'vais avoir l'air malin moi!"
Rengali écoutait l'accent glissant de son cavalier. Il changea brusquement de ton, et se mit à parler en gaélique. Rengali se redressa.
"Et puis, si j'lui soumets des idées qui n'lui plaisent pas, rien ne me dit qu'elle ne va pas m'envoyer en mission suicide! Il faut se méfier, un mon garçon! Sé do bheatha 'bhaile!"
Henry parlait un language plus soutenu déjà en gaélique. Rengali songea avec plaisir que peu de soldats dans le fort pouvaient saisir cette facette de sa personnalité. Néanmoins il pressa son nez contre la veste de son cavalier.
"Moi j'dirais ben qu'j'ai une idée... On pourrait faire des concours?"
Rengali savait déjà quels concours il allait présenter. Endurance. Force. Survie en milieu hostile.
"N'empêche, tous ces gars qui sont morts... Quoi, on n'est pas préparés à ça!"
Henry s'était assis sur le tronc d'arbre en regardant le tumulte devant Calamity et Diesel.
"Faudrait qu'on... qu'on soit mieux préparés. Qu'on les crève tous, ces sauvages." Le jeune soldat frappa du poing contre l'écorce du tronc. Des éclats de bois tombèrent sur le sol. Il se leva d'un bond.
"Vient mon grand, j'crois qu'j'ai quand même une idée!"

Ils s'approchèrent ensemble, en jouant un peu des coudes, c'est vrai. Petit comme il l'était, Rengali ne voyait même pas Diesel de là où il se trouvait. Heureusement, l'odeur de cuir pas encore tanné et de peaux fraiches rebutaient assez de soldats pour qu'ils puissent se frayer un chemin.
Au bout d'un moment il put apercevoir enfin Diesel. Il était bai, comme lui. Il avait une marque sur le nez comme lui. Mais là s'arrêtait la comparaison. Diesel semblait très fort, très grand, très beau très... assuré. Rengali baissa un peu la tête, intimidé. Quoi, il n'avait pas besoin de clamer tout haut ce que les autres pensaient tout bas. Rengali était exactement ce que Diesel aurait pu devenir s'il n'était pas si... Diesel. Le petit bai eut un temps d'arrêt, soudain affolé à l'idée de ne pas pouvoir cacher son léger surpoids, son épais poil d'hiver en bataille, sa robe pleine de poussière et sa façon de marcher... qui indiquait déjà à tous qu'il n'était pas de ceux qu'on pouvait qualifier de courageux. Allez, il était bien un peu... quelque chose. Rengali ne savait pas trop quoi mais il se redressa quand même.
"Euh... euh... j'suis Rengali, l'irlandais... euh... Voilà j'avais une idée et euh... 'fin..."

De son côté, Henry non plus n'en menait pas large. Il n'avait connu comme ombre féminine que sa mère et ses soeurs et il se sentait soudain très maladroit devant cette femme assurée, droite dans ses bottes, et... chef. Il retira fébrilement sa casquette, et se passa une main dans le cou. Toujours le même geste machinal. Ses doigts couvrirent son tatouage dans une tentative assez vaine de le faire disparaitre.
"J'suis... j'suis Henry O'Gavon, l'volontaire Irlandais... euh... J'vais une idée, comme... une idée quoi. Ca... euh, c'est v'nu comm' ça, c'est bête hein...!"
Le jeune homme ne savait plus où se mettre. Il ne savait pas ce qui était le pire. Entendre les gens chuchoter dans son dos dès ses premiers mots? Les entendre imiter son accent? Son franc parler? Ses hésitations? Ses fautes d'anglais? Ou alors... Il ne savait pas si les regards étaient fixés sur ses mains couvertes du sang des peaux qu'il tannait pour en faire du cuir, ou s'ils fixaient tous sa main gauche dans l'attente de le voir révéler le tatouage infâmant. Ou peut-être regardaient-ils son uniforme un peu débraillé, couvert de poussière, et de sueur. Ou alors... Peut-être était-ce sa barbe. Certes, c'était la mode en Irlande, mais ici... Ou alors sa taille aussi. Ou alors ils savaient que son cheval était le petit bai peureux. Ou alors...

Rengali baissa les yeux et attendit un mot du grand cheval. Du regard, il chercha du secours du côté de son cavalier... Mais la gêne visible de Henry lui renvoya sa propre image tremblante d'un être qui n'avait pas sa place dans ce monde. Rengali esquissa un rictus qui se voulait un sourire engageant. Bon. C'était pas encore ça.




www journal
signa par Hurlorage, merci merci merci!!!!
suite des kits:
 
1 rose merci Brisyx!!! 1 rose merci Remarkably Beautiful/Gun!!!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Hel
Je suis:
Je suis:
avatar
Messages : 172
Points d'Experience : 142
Date d'inscription : 22/12/2015
Joue également : Black Jack, Severus, Tora

Feuille de personnage
Votre personnage:

MessageSujet: Re: Vie quotidienne au fort   Mer 23 Déc - 14:59

Ils n'étaient là que depuis peu et déjà ils avaient été mêlé à la masse en raison des tonnes de travail qui se déroulait au fort depuis la destruction de celui qui trônait fièrement dans le milieu du désert. Jacob n'avait pas été là mais on lui avait raconté plusieurs fois cette guerre terrible qui avait fait des victimes dans les deux camps mais avait mis à mal les cow-boys plus qu'ils n'y croyaient eux même. Le jeune homme avait été enrôlé depuis peu et avait donc échappé de justesse à ce carnage, il ne pouvait que regarder les survivants mutilés pour avoir une idée de l'horreur qu'ils avaient vécu sur le champ de bataille. Parfois le jeune homme s'en voulait de ne pas s'être engagé plus tôt, mais lorsqu'il voyait la mine dépité des autres il se disait que c'était sans doute pour le mieux. Lui et sa nouvelle jument participait activement au travail du camp. Ils aidaient surtout au ravitaillement car avant d'être engagé ici, Jacob passait le plus clair de son temps sur les routes à traquer du gibier pour survivre et pouvoir se faire un peu d'argent en vendant les fourrures. A présent il chassait pour les soldats du fort mais se chargeait aussi à l'aide de sa jument d'aller récupérer le ravitaillement qu'on leur portait.

Ce matin là cependant, sa jument n'était pas au travail et de son côté il était chargé de nettoyer les boxes provisoires des chevaux et leur amener de quoi se nourrir afin d'être en forme pour la journée chargée qui les attendait. Le fort était une réelle fourmilière alors qu'il n'était même pas huit heure du matin. Jacob essuya les gouttes de sueur qui perlaient de son front à la suite des efforts qu'il avait fourni. Il allait profiter de cinq petites minutes de pause pour se rendre auprès de sa jument afin de s'assurer qu'elle aille bien. Hel était aussi utilisée pour d'autres tâches au sein du fort en construction, et Jacob n'était pas toujours là pour veiller sur elle. Il craignait donc qu'on ne la brusque, car il savait que sa jument donnait toujours le meilleur d'elle même et avec les humains elle avait un caractère très conciliant. Elle se serait tuée au travail plutôt que de les décevoir.

A l'approche de la clôture où avait été attaché Hel par son licol, Jacob sifflota. Le cheval releva aussitôt la tête pour localiser son maître et croisa bien vite son regard. Elle lui répondit par un léger hennissement et tapa du sabot sur la terre battue pour le saluer. De son côté le jeune humain sourit et vint lui flatter l'encolure. Il examina d'abord son dos puis ses membres avant de remonter vers sa tête. La jument était marquée de quelques petites égratignures mais globalement tout allait bien. Cela soulagea son cavalier qui joua un instant avec ses doigts dans sa crinière sombre. Jacob savait que la jument était chatouilleuse et la taquinait gentiment. Hel bougea la tête d'un mouvement ascendant puis descendant, et répéta plusieurs fois l'opération jusqu'à ce que le gamin qui s'amusait cesse de l'ennuyer. Elle posa ses naseaux contre son épaule avant de souffler.
"Je te laisse tranquille ma belle, c'est bon."
Déclara-t-il avant que tout deux ne soient interrompu dans leur retrouvailles par l'appel de Calamity Jane.

- Je vous demande à tous d'arrêter immédiatement ce que vous faites. Je sais que pour beaucoup d'entre vous, il fut difficile d'affronter autant d’événements en aussi peu de temps et qu'il y a des blessés, mais ! Nous avons trouvé une nouvelle terre beaucoup plus accueillante et comme vous l'aurez remarqué, je suis votre nouvelle colonelle pour une durée indéterminée. Je vous ai demandé de vous réunir ce matin, car puisque nous repartons, disons le, à zéro, je veux entendre vos suggestions, vos commentaires et vos questions ! Que se soit sur ce qui s'est passé, des améliorations pour le fort, les nouvelles par rapport la construction ou même des idées stratégiques... Je vous écoute chers soldats et je pense que mon Diesel saura écouter vous chevaux, ahah !

Jacob resta près de sa jument, il était en retrait du groupe mais parvenait très bien à entendre ce que racontait la cavalière qui était fièrement dressée sur sa monture, un bel étalon. La question ne semblait pas vraiment adressé au nouveau qui ne connaissait pas le fort que les autres soldats avaient longuement côtoyé. Jacob partait de zéro, un peu comme le fort qu'ils construisaient actuellement, il n'avait donc pas sa place pour parler devant les autres, et puis il n'avait rien à dire concernant tout ça, ce n'était qu'un jeune bleu sans aucune expérience.

De son côté Hel, écoutait d'une oreille distraite les mots humains, son attention se concentrait d'avantage sur un couple plutôt surprenant qui s'avançait vers le devant de la scène. Un petit cheval baie marchait avec son grand cavalier vers les dirigeants afin d'exprimer leurs idées. Hel marqua une courte pause afin de se désaltérer avant de relever de nouveau la tête pour assister à ce spectacle.

"Euh... euh... j'suis Rengali, l'irlandais... euh... Voilà j'avais une idée et euh... 'fin..."

Soudainement le cheval avait l'air beaucoup moins sûr de lui toutefois, les propos de ce dernier avait piqué la curiosité de la jument et elle observait les évènements avec plus d'attention encore, ses deux oreilles pointaient en avant pour capter les propos échangés par les chevaux. Elle attendait la réaction de Diesel, mais plus encore l'idée qu'avait eu Rengali.


Blabla Hel : #ff6600


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Freeze
Je suis:
Je suis:
avatar
Messages : 52
Points d'Experience : 1
Date d'inscription : 15/01/2016
Age : 20
Localisation : S'ébroue dans le paddock
Joue également : Oracle et Voodoo

MessageSujet: Re: Vie quotidienne au fort   Jeu 21 Jan - 1:13

« PV: COW-BOYS »

Vie quotidienne au fort



Un fin rayon de soleil traverse une petite fente séparant deux planches de mon box. Tout est calme et l’on entend parfois quelques ronflements. Certains de mes congénères ayant la chance d’avoir un box provisoire comme moi mâchouillent le foin qu’il leur sans dire mot. Le réveille n’est pas un moment facile pour beaucoup. Quant à moi, je suis étalée sur le sol de mon box, un filet de bave pendant de ma bouche.

Je suis encore profondément endormie et je ronfle au grand damne de mes voisins.
Je suis en plein songe. Des hommes que je n’avais pourtant jamais vus se présentent chacun leur tour à la porte ouverte de mon box, s’empressant de déposer pommes bien rouges, carottes sucrées et autres gourmandises à mes pieds, formant un immense file d’attente jusqu’à perte de vue.
Je renâcle inconsciemment de contentement en bougeant un peu un antérieur et le postérieur opposé.

Alors que je m’apprêtais à engloutir tous ces présents généreusement empilés à mes pieds, des hommes bruyants me font sursauter et me réveillent. Je me redresse et me cambre un peu, faisant craquer mon dos et mes antérieurs tout en m’étirant. Je me poste devant la porte de mon box, cherchant désespérément de mes yeux plissés et sensibles à la lumière, le moindre fruit ou légume susceptible d’avoir été déposé la par un inconnu mais rien. Donc non, fermez-la, les rêves ça d’vient pas réel. J’affiche une moue boudeuse en secouant mes longs crins en pétard.

Alors que j’observe les autres, nuée d’humains envahit l’espace réservé aux chevaux.
Un par un, la plupart des chevaux sont harnaché avec une espèce de harnais étrange équipé de longues rennes comme celles qui guidaient ma mère a la ferme, lorsqu’elle tirait l’attelage.
C’est quoi l’délire ? Les cow-boys s’mettent à l’attelage maintenant ?

Tandis que je reste un peu « quoi », une silhouette qui m’est familière fait son apparition.
Mon petit Matthew slalome entre les cavaliers et montures déjà sellées et vient me caresser le bout du nez avant de poser un de ces étranges harnachements bizarres sur la porte de mon box.
Je le sens un peu et j’ai un petit mouvement de recul. Heu… Tu n’comptes pas m’mettre ça rassure moi ?

▬ Hey ! Comment tu vas ma grande Frizouille ?


Il me flatte un peu l’encolure et s’adonne à une séance de pansage méticuleux avant de passer au moment moins agréable. Il saisit le harnais de cuir et de pièce métallique et tente me l’enfiler. Je recul et gronde un peu. J’ai même pas encore totalement accepter la selle qu’il veut m’mettre ça lui ? Je piétine nerveusement ma litière tandis que Matthew tente de ma rassurée. Il me faudra une bonne heure et quelques rondelles de carottes pour me faire enfin accepter le harnais.

▬ Tu vois, c’est pas si compliqué !


Je renâcle et il se décide enfin à ouvrir grand la porte du box. Je tente de sortir rapidement en trottant, tirant sur a bride et emportant mon maître par la même occasion. Le jeune homme me gronde un peu en tirant d’un coup sec sur la sous-gorge. Je baisse un peu la tête en me stoppant, et viens frotter mon nez contre son tablier de vétérinaire pour m’excuser. C’pas ma faute, j’sens pas ma force…
Matthew serre plus fermement les rennes et nous sortons plus calmement du bâtiment temporaire.

Avec tout ça, nous sommes un peu en retard. Une grande partie des soldats sont en pleine discussion, surplombé par une jeune femme assise sur son étalon. Nous approchons au pas et un type au drôle d’accent vient s’adresser la supérieure de tout les cow-boys.
Un autre étalon bai, plus petit que moi malgré mon jeune âge discute lui aussi avec la monture de la dame. J’me demande pourquoi il y a cet attroupement.

Pour l’instant, le blabla ne m’intéresse pas vraiment. Je préférerais me promener ou au moins savoir à quoi sert le bidule avec lequel on m’a équipée. Je tire ne nouveau sur les rennes en hennissant un peu, tentant de faire comprendre à Matthew mon envie de me dégourdir les jambes.
Je réitère plusieurs fois le geste malgré mon cavalier qui tente de m’apprendre à rester calme et à obéir. Je tire plus fort, le déséquilibrant encore une fois et le jeune homme crie d’un ton sec, le son de sa voix passant involontairement au-dessus de toutes les autres voix.

▬ Suffit, Freeze !


Je gratte le sol, mécontente tandis que les soldats se retournent sur mon cavalier rougissant un peu, mal à l’aide.

Bien fait pour toi Matthew, tu n’as qu’à me promener.






Fiche par Sánsa ; sur Never-Utopia


Spoiler:
 
DC - Oracle /Voodoo
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Blaze
Je suis:
Je suis:
avatar
Messages : 97
Points d'Experience : 48
Date d'inscription : 18/06/2016
Age : 18
Joue également : Maafa & RHCP

Feuille de personnage
Votre personnage:

MessageSujet: Re: Vie quotidienne au fort   Dim 17 Juil - 20:19





[NOUVEAU RP (la construction du fort est maintenant terminée]

Le fort était fin prêt. Les dernières palissades avaient été dressées afin de protéger l'US Cavalry. Et tout cela, grâce à la force des bêtes. Certains avaient dû traîner des troncs, d'autres avaient dû aider à les mettre en place tandis que certains tiraient les convois qui permettraient de ravitailler ce nouveau camp. Ils étaient tous exténués.

Blaze n'était la jument du colonel que depuis peu. Brego ayant plus ou moins disparu durant la dernière bataille contre les peaux rouges. La Cob n'avait jamais aspiré à ce rang contrairement à d'autres et pourtant... elle était là, droite et fière pour ne pas faire honte au maître du fort.

La femelle baie regarda autour d'elle. Cétait une matinée plutôt calme. Le soleil n'était dans le ciel que depuis quelques heures mais pourtant, il faisait déjà chaud. Ses yeux gris glicèrent sur ses congénères. Elle n'était réellement proche d'aucun d'entre eux. Elle n'aimait pas s'attacher. Dans ce monde, on perdait les siens beaucoup trop vite.

Le bruit de pas de son cavalier lui fit dresser ses oreilles. Il lui passa son licol et la dirigea vers les paddocks où il lui enleva sa longe. Elle se retrouva ainsi en compagnie de plusieurs autres chevaux, qu'ils soient, dans l'enclos ou attacher aux alentours. Super.

- C'est jour de repos pour tout le monde. Enfin jour de repos... On va établir de nouveaux plans d'attaques plutôt. Profites-en pour écouter tes amis les chevaux.

Et il s'en alla, l'abandonnant parmis les autres équidés du fort. Aucun ne la connaissait vraiment mis à part de nom. Elle avait bien quelque peu sympathisé avec Satinka après un retour de mission et causé avec Severus pendant que sa cavalière la soignait mais c'était tout. Rien de bien fou en soi. On ne pouvait que la qualifier d'une chose : insociable.



Blaze
...


Merci à toi Shoah c'est splendide *-* :titcoeur:
Autres:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Severus
Je suis:
Je suis:
avatar
Messages : 133
Points d'Experience : 101
Date d'inscription : 13/07/2016
Joue également : Black Jack, Hel

Feuille de personnage
Votre personnage:

MessageSujet: Re: Vie quotidienne au fort   Dim 24 Juil - 21:57

Reya s'occupait de son étalon qu'elle avait attaché à la barrière en bois du paddock. Aujourd'hui, le colonel avait décidé de mettre en place un conseil de guerre auquel elle n'était pas conviée. La jeune femme était trop inexpérimenté en ce qui concernait l'art militaire pour avoir sa place à leur côté. Et puis, il fallait avouer qu'en étant arrivé après la grande guerre, elle ne se sentait pas de planifier la mort de leur ennemi du peuple libre. Reya avait rarement été confronté à eux, et ces derniers ne lui avait jamais posé problème, alors elle préférait ne pas s'en mêler. Et puis, de cette façon elle pouvait passer du temps avec son gros pépère qui appréciait que l'on prenne soin de lui.

Severus était bien content que sa cavalière ne le laisse pas au paddock avec les autres chevaux, ici il avait la paix. Il n'était pas obligé de faire la conversation polie avec les équidés du fort, il n'avait pas besoin de se fâcher pour qu'on lui laisse un espace personnel suffisant au vue de sa taille importante, et par-dessus tout, Reya le bichonnait comme jamais. Ah c'était une vie tranquille ici, loin du front, loin des combats de son pays natal. Il fallait dire que les champs de bataille ne lui manquait pas. Évidemment, s'il avait fallut de nouveau se battre, à coup sûr on pouvait compter sur lui pour aller botter le train de l'ennemi, cependant, il avait été témoin de l'horreur de la guerre, et cela n'était pas une chose qu'il était pressé de voir à nouveau.

L'étalon baissa la tête pour boire un peu d'eau dans le seau que sa cavalière avait posé devant lui. Il but quelques gorgées d'eau fraîche avant de relever la tête. Une tête qu'il connaissait venait de pénétrer le paddock. Il s'agissait de Blaze, la jument Cob du colonel. Severus la regarda de loin, il avait discuté un petit peu avec elle. La jument avait été blessée par les peaux rouge lors d'une sortie, il se demandait si cela allait mieux, bien sûr inutile de préciser qu'il ne l'appellerait pas pour lui poser la question, oh non. Severus n'était pas du genre à papoter avec les autres facilement.

Reya lui flatta l'encolure ce qui lui fit tourner la tête. Elle glissa ses doigts dans sa crinière, ses crins noir de jais étaient tout emmêlés.

"Je vais chercher de quoi finir de te panser, il va vraiment falloir que je m'occupe de ta crinière pleine de noeuds … j'en ai pour des heures."

Soupira l'humaine avant de lui tourner le dos pour s'éloigner.
Severus savait bien que derrière cette attitude, la jeune femme cachait bien sûr la satisfaction de pouvoir passer du temps avec lui. Le grand frison avait bien compris que sa cavalière, bien que forte et aux allures intouchables, se sentait tout de même beaucoup plus à l'aise en sa présence. Avoir tout perdu lui avait amené des incertitudes et des doutes, elle était méfiante envers les autres … sauf envers lui. Ils savaient tout deux qu'ils s'épauleraient dans les épreuves difficiles!


Blabla : darkslategray

© Pandora


Signature.s:
 


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé



MessageSujet: Re: Vie quotidienne au fort   

Revenir en haut Aller en bas
 

Vie quotidienne au fort

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Fort-Liberté, une potentialité touristique
» Fort-St Michel lieu macabre devenu le Cité Soleil du Cap-Haitien
» L'ex homme fort d'Haiti est un égoiste...
» Fort-Liberte: Complexe portuaire, industriel et commercial
» Regardez ça aller. Est-ce que je tire trop fort sur la laisse de l'animal?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Spirit RPG :: TERRES DES COW-BOYS :: Le Fort-