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 De l'autre côté du miroir (PV Twinklefall)

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Shinedown
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MessageSujet: De l'autre côté du miroir (PV Twinklefall)   Mer 23 Sep - 8:26


De l'autre côté du miroir.

 

"Let your house rings till i wake your ghost..."


  
 Toujours l'ombre sait se parer de lumière car l'un ne subsiste sans l'autre. Comme la nuit se pare d'étoiles, le jour offre à chaque chose une ombre.... 

There's something inside me that pulls beneath the surface
Consuming, confusing
This lack of self-control I fear is never Ending..


Le chaos frappait aux portes de l'oubli. Du fin fond des ténèbres, une ombre blanche surgit. Elle planait dans les airs pesante et apaisante à la fois. Rieuse, elle me regardait me démener, tenter d'arracher ces chaînes qui entravaient mes jambes.... Une longue agonie, une lutte sans merci....

Fear is how i fall, confusing what it's real...


   Apercevoir son fantôme juste quelque secondes...Chaque nuit, elle revenait, chaque nuit, je me détruisais un peu plus...
Une large plaie sanguinolente sillonnait mon flanc. Fines perles pourpres  qui luisaient sur ma robe noire, noire comme le vide, noire comme l'oubli, l'oubli d'un nom...
Encore une blessure que j'avais dû m'infliger pendant mon sommeil agité. Un rictus étira mes naseaux... La douleur était devenue ma seule alliée, toujours fidèle, elle ne me lâcherait pas. Elle se nourrissait de moi et je me nourrissais d'elle... Attirance mortelle.

J'ouvrais enfin les yeux, j'avais le regard perdu dans l'immensité d'un ciel étonnamment clair. Comment pouvait-il être si lumineux alors que la terre ici bas était si sombre et désolée? J'aurais souhaité refermer les yeux, faire disparaître ce monde dont je ne voulais pas et qui me l'avait toujours bien rendu mais cela n'aurait été qu'une illusion.
Le soleil dardait ses plus chaud rayons, ruisselant sur la végétation déjà luxuriante.
 Les oiseaux mêlaient leur chant au bruissement des feuilles dans la faible brise du matin. Mais je ne me sentais pas inclu dans cette valse de lumière. J'étais mort, mort aux yeux du monde. J'avais approché de trop près la bêtise et la mesquinerie équine. Être celui dont personne ne connaissait le nom mais un jour j'inscrirais mes initiales en lettre de sang dans les esprits de chacun. L'ancienne horde des Santaro qui était la cause de mes souffrances n'était plus, mais je retrouverai ses membres...Après l'obsession, le rejet, la haine, leur dernier souffle serait mien. Ils avaient su inculquer la haine même au plus doux de leurs membres...
Derrière le sang et les larmes j'étais toujours là... Très tôt j'avais compris que la vie n'était qu'une comédie macabre dont nous sommes les acteurs.... Nous portons tous un masque sauf que contrairement aux autres, chez moi c'était le masque qui tirait les ficelles à présent. Il n'y avait plus que des ombres qui m'enserraient. J'étais devenu ces ombres, un démon aux yeux de sang ... J'étais le jouet de mon âme torturée, sans aucun contrôle sur mes faits et gestes. Oui, j'avais cette folie en moi, mais au fond n'étaient-ils pas tous fou? Tous torturés par un cerveau aux viles pensées, aux viles réflexions qui couraient en vous sans que vous puissiez les contrôler...Tous formatés dès la naissance, broyés par ses semblables puis par la vie, une chute sans fin dans un cycle infernal qui conduit tout un chacun à la délivrance finale. Qui pouvait vivre dans ce monde sans basculer dans la folie? Il n'y avait que deux choix: se soumettre sans réfléchir à ce qu'on vous impose ou comme moi subir cette cruelle folie... Ô douce folie. 

Encore une journée sans but précis, encore une journée de perdue, encore quelques instants de vie en plus à s'user les sabots sur cette route  sans saveur et sans fin. 
Je vivais dans un autre monde, dans mes rêves, je recherchais la compagnie des fantômes et fuyait celle des vivants. Alors pour échapper encore un peu plus à la réalité,  j'avais mon remède, ma drogue: une herbe au goût très spéciale que les chevaux abhorraient et craignaient mais dont, pour ma part, je ne pouvais me passer des effets ravageurs. On en trouvait surtout au bord de la rivière, sur le territoire des indiens. Certains d'entre ces hommes en cueillaient d'ailleurs pour leur consommation personnelle. 
Alors je me mis en route pour la rivière. Sur le chemin il fallait se méfier de chaque bruissement, guetter des pas dans les fourrés: en ces temps perturbés il paraîtrait que des voleurs de chevaux se soient mis de plus belle à la capture d'équidés sauvages. 
De son côté, camp des indiens avait été détruit par les cow-boys: tout restait à reconstruire. Il serait donc sûrement aisé d'approcher la rivière sans croiser des chevaux de leur troupeau étant donné les nombreuses tâches à accomplir à l'intérieur du camp. Du moins, voilà ce que je pensais. Mes pensées vagabondèrent encore un peu tandis que mes pieds foulaient une terre plus sablonneuse signalant que mon but était proche. Je me mis au petit trot, ma crinière de sang claquant sur ma puissante encolure que le soleil faisait briller de milles étoiles. Je songeais à cette jument indienne dont j'avais goutté le sang puis salie sans le moindre remords. Si peu de plaisir et pourtant il ne m'aurait pas déplu de la revoir...Mon âme était morte, à six pieds sous terre le poids des crimes et des vices. Comment redevenir celui que j'étais? Comment remonter le temps et effacer cette falaise de ma mémoire, effacer cette nuit, ... effacer....Orage de Lumière....

Le fracas tonitruant de la rivière vint brouiller le cours de mes pensées comme une avalanche soudaine. Les remous du cours d'eau s'écrasaient désespérément contre les pierres, tentant en vain de se frayer un chemin vers le ciel, mais le courant les entraînait avec lui, inexorablement dans le lit de la rivière. Rien ne l'arrêtait.
Mes naseaux effleurèrent la surface de l'eau, de fines gouttes perlant alors à l'extrémité de mes vibrisses.  Je tombais nez à nez avec ce miroir agité, nez à nez avec ces yeux de fou, avec ces marques blanches qui entaillaient le tour de mes paupières , avec ce masque de mort enfin...Dégoût... Peur, j'avais peur de moi même... Ne pouvant supporter davantage ce que la surface de l'eau me renvoyait en pleine face, une grimace étira ma bouche, dévoilant des dents puissantes. Me cabrant sans plus attendre, je laissais mes antérieurs s'abattre avec violence sur le reflet maudit... Mon double vola  en éclat, en milliers de petites gouttes d'eau qui vinrent piquer ma robe de leur fraîcheur glacée. 

Il me fallait plus que jamais cette herbe... Je la vis enfin à quelques mètres de moi, son vert plus foncé semblant m'appeler à elle: "Viens, meurs encore un peu...". La dépendance me rongeait de l'intérieur, mais j'en demandais toujours plus, pour fuir toujours plus loin, toujours plus vite. 
Alors que mes lèvres effleuraient enfin le nectar sacré, un bruissement me fit relever la tête. Mes réflexes n'étaient plus très vifs mais assez cependant pour que j'aperçoive une silhouette blanche de l'autre côté de la berge.... Une jument apparemment. 
Malgré moi, j'espérais tout au fond que mon apparence n'induirait pas encore une fois le dégoût de cette inconnue. Mais avais-je oublié qu'il ne restait plus d'espoir? Tu ne sers à rien. Personne n'a besoin de toi...Alors plongent la tête en avant, je cueillis enfin les herbes, savourant leur goût amer, guettant les premiers effets....

    



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MessageSujet: Re: De l'autre côté du miroir (PV Twinklefall)   Ven 25 Sep - 21:34


Encore une nuit à nager dans ma sueur, me débattant dans les écumes sombres d’un rêve. Un rêve de fin, un rêve sans fin.

Je me suis réveillée aux aurores, après une nuit aussi courte que mon calvaire onirique fut long. Toujours cette chute interminable. Toujours ce cheval dont, je ne sais distinguer les traits, qui dépasse de cet horizon de terre et de pierres. Le fracas de mon corps contre le sol, un liquide chaud coulant de mon flanc, le monde disparaît ; d’abord les sons, puis les couleurs, et enfin les sensations. Peu avant que mes yeux ne referment sur moi les portes de la vie, je vois une masse sombre atterrir quelques mètres plus loin.
Une éternité s’écoule – ou était-ce une seconde ? – lorsque j’entends une voix. Bien que venant de la chair, les propos incompréhensibles qu’elle me tient ne me rappellent aucune espèce animale que je connaisse. Je perçois cependant un mélange de tristesse et de pitié dans la source des échos qui me parviennent. Quelle que soit la chose qui s’adresse à moi, ni ma douleur, ni ma mort ne semblent faire partie de ses desseins. Des mains pourvues de doigts parcourent mon corps – la créature serait-elle simiesque ? Quoi qu’il en soit, ses caresses lentes et régulières couplées aux sons doux et graves de sa voix me délivrent du fardeau de l’éveil.
Et c’est à ce moment-là que je me réveille.
Et ça recommence ; nuit après nuit après nuit…

Je ne sait si tout ou partie de mon rêve n’est en réalité qu’un écho de ma mémoire ricochant dans mon esprit une fois que le jour cède sa place à la nuit.
Cependant, j’ai compris que Hawksight, l’Indien qui s’échine à me remettre sur pied depuis des mois, n’est autre que la créature dont la voix marque la fin de mes nuits.
Cela fait maintenant quelques semaines qu’il espace ses visites, laissant mon enclos ouvert, sans doute pour m’inviter à explorer plus avant le monde qui s’offre à moi.
Mais ce monde me fait peur. Si séduisant puisse-t-il paraître, c’est ce même monde qui me précipitât dans l’enfer que j’ai vécu ces derniers temps. Cependant, pour une étrange raison, j’essaie de lui faire plaisir. Voilà quelques jours que j’ose m’éloigner d’une dizaine de foulées de mon nouveau foyer. Je soupçonne mon bienfaiteur de se gausser de mes progrès – croit-il vraiment que je ne sens pas son odeur ni sa joie quand il se cache dans les arbres pour m’observer ?

Aujourd’hui, j’ai décidé de marquer un grand coup – pour lui comme pour moi :
J’ai perçu le clapotis d’une rivière à une centaine de foulée de mon nouveau chez-moi. Cette fois-ci, je me forcerai à aller jusqu’au bord de son lit !
Progressant entre arbres et arbustes, je commence à sentir l’odeur cristalline de l’eau courant sur la roche. Mêlée à cette fraîcheur, une odeur un peu moins agréable me chatouille les naseaux : il me semble reconnaître en cette émanation les fumées que me soufflait Hawksight pour endormir ma douleur et détendre mes muscles. Si cet antidouleur fut bienvenu lorsque je me tordais et ronflais, il me rappelle également les causes des souffrances dont il me délivrait. Je n’aime donc que moyennement cette odeur.

Néanmoins, le clapotis apaisant de l’eau l’emporte sur la gêne végétale, et je m’avance vers le bord. Me penchant sur miroir liquide, je ne reconnais pas le reflet qu’il me renvoie : depuis quand une larme de sang souille-t-elle mon œil droit ? J’ai beau cligner des paupières, rien n’y fait, elle reste là, écarlate et indélébile. M’examinant tant bien que mal sous toutes mes coutures, je constate que je suis marquée à vie d’une étoile filante dont la couleur fait écho à ma larme sanglante. Sans doute est-ce pour cela que mes rares visiteurs prononcent « Twinklefall » pour me désigner…

Un sentiment de solitude vient chatouiller mon sens équin. La créature dont je perçois la souffrance n’est pas loin. Dressant l’encolure, je balaie le panorama du regard et aperçois un cheval – un étalon à n’en pas douter – qui semble regarder dans ma direction. Sa robe sombre tranchant avec la clarté du paysage semble exprimer que le jour lui-même ne veut pas de lui en son sein. Pauvre diable ! Je me serais volontiers approchée de lui pour le réconforter, si le soudain sentiment de malaise que sa vue et son odeur m’inspirèrent soudain ne m’avaient poussée à rebrousser chemin. Mon cœur palpite, je commence à trembler, mes naseaux se dilatent et mes paupières se retroussent tandis que la terreur me tenaille sur le chemin du retour vers les barrières sécurisantes de mon enclos.


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MessageSujet: Re: De l'autre côté du miroir (PV Twinklefall)   Ven 9 Oct - 15:23

De l'autre côté du miroir.
"Happiness straight from the bottle When real life’s too hard to swallow"

Dans cette lumière que l'ombre n'avait pas encore tachée, je relevais lentement la tête. Tandis que je mâchais, une profonde chaleur semblait se lover en moi..Mes pensées se couvraient de brume jusqu'à qu'elles ne forment plus qu'un souffle comme si une chape venait étouffer les souffrances amères de mon esprit. Le fracas de la rivière s'estompa lui aussi, les sons me parvenaient distordus... Rêve ou réalité? Qui sait au fond discerner le vrai du faux? Il n'y a de vrai que ce à quoi l'on veut bien croire. La tête me tournait, mes sabots pataugeaient dans du coton mais j'aimais cela... Mon échappatoire, le seul qui faisait fuir les démons .... Mais me laissait sans vie. Pendant quelques instants plus rien ne me touchait... Fini ces espoirs que j'éradiquaient , espoirs qui revenaient , me hantaient , me sciaient le cerveau pour en faire une jolie fanfare de bruit et d'incompréhension. Lâcher prise en fin. Silence, plénitude. Perdre tout espoir, c'était cela la liberté. J'étais au bout du chemin, au bord du rivage, plongeant dans le néant...Demain était vide tout comme hier.

"No warning sign, no alibi We faded faster than the speed of light"

Soudain, de l'autre côté de la rivière, une lumière trop vive attira mon regard... À moitié conscient, cette blancheur éclatante me frappa de plein fouet, me laissant le souffle court. Est-ce juste une illusion? Non... Elle se regarde dans la surface limpide, cherche en vain un reflet et voilà que vos regards se cognent ....Elle. Sa robe. Ses yeux. Ce que j'y vois : une familiarité étrange, perturbante. Un reflet. De qui? Quelque chose que je connais. Une âme. L'âme tourmentée et déchirée. La mienne. Une fenêtre, un passage pour tout voir.
En quoi cela m’intéresse-t'il? Pourquoi je ne détourne pas mon regard? Pourquoi j'ai l'impression de comprendre ce que je vois? Mais qu'y vois-je, au fond? Une jument triste, seule, emplie d'innocence refoulée et d'une curiosité sans limite, cachée derrière un épais mur de solitude et de souffrance.
Recule! Va-t-en ! Fuis ce miroir, cette chose qui te ressemble tant. C'est plus qu'irréel. Mais vous êtes l'un l'autre, vous êtes égaux comme inégaux, vous vous ressemblez tant. Deux folies, deux êtres déchirés, meurtris par une chute sans fin. Tu la regardes comme jamais tu n'as regardé personne car il te semble que tu n'as pas besoin de la calculer, car tu la connais déjà par cœur.
Quel est son nom? Son histoire?Je brûle de le savoir au fond...

Mais voilà que la belle s'enfuit, prenant peur devant mon masque de démon... Encore et toujours, le même scénario... La même pièce qui se rejoue sans fin. La rage éclôt en moi, la colère du tonnerre me fit trembler.....Je ne suis plus moi même, l'herbe avait réveillé le destructeur en moi... J'ai envie de lui cracher à la figure toute cette hargne.... Envie de lui planter mes dents dans le cou, de voir ce poil immaculé se tacher de sang. Mais de ma gorge ne sortit qu'une plainte comme si la drogue ingérée ne permettait plus de contrôler ma voix:

-" Attends,.... Reviens...."

La rattraper... Rattraper ce miroir qui fuit devant son reflet, rattraper le temps.... Mes jambes se mettent en marche, mes sabots glissent sur la mousse.... Mon corps rencontre alors la surface de la rivière puis y pénètre envoyant un flot de perles d'argent vers les nuages. Je ne sais plus ce que je fais,... J'essaie de courir mais l'eau me retient. Le courant m'entraîne.
Alors que je tente vainement de maintenir mes naseaux au-dessus de la surface meurtrière, une vague vint balayer mon chanfrein, s'insinuant dans ma trachée puis dans mes poumons... L'air me manque quelques secondes puis plus rien....Rien...

Ma tête est vide. Je suis lessivé À quoi bon se battre? Tous reculaient devant moi sans même me connaître. J'avais moi même détruit ma seule raison de vivre, la seule qui m'aie donné quelque chose ici bas. Auto-mutilé...Je ne suis plus qu'une tragédie qui sème la discorde... Qui sème la haine et la violence....Rien.
Oh non je ne suis jamais seul... Le malheur aime ma compagnie.... Alors épargnez moi vos bonnes paroles.... Rien.
Le monde ne tourne plus. Il est gris, froid, sans aucune couleur. Terne et cendré, comme la terre riche et verdoyante le devient après le plus brusque des incendies. La cendre est partout : dans les couleurs, dans les éléments, dans le temps et dans le ciel. Rien. Partout le gris, le noir, le blanc, effusion primaire qui font de mon existence ce qu'elle est aujourd'hui : les restes d'un glorieux incendie. Rien.
Alors admirer, regarder ce qu'il reste de mon être, de ce cadavre qui attend qu'on exauce son souhait, qu'on limite enfin le souffle qui le maintient ici, en vie, attend que la faucheuse vienne enfin le couper et abréger nombre de souffrances inutiles et douloureuses. La rejoindre enfin.
Racontez-moi une histoire, je l'écouterai. Aidez-moi à traverser un volcan, je le ferais. Aimez-moi que je puisse devenir l'erreur sans laquelle vous ne pourrez plus vivre. Aimez-moi, que je puisse vous détester enfin, placer en vous la haine que je voue à ma propre personne. Je n'ai pas de raison de marcher si vous ne le voyez pas, pas de raison de rire si vous ne m'entendez pas, pas de raison d'aimer si vous ne me donner que moqueries et ragots. Aucune raison de respirer, quand vous me volez mon air....Rien.

Ferme les yeux, encore une fois,...Laisse-toi couler. De toutes façons tu sais très bien que la mort ne veut pas de toi.... Elle ne te rendra jamais Orage de Lumière....

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MessageSujet: Re: De l'autre côté du miroir (PV Twinklefall)   Jeu 22 Oct - 11:48

… Quelque chose ne va pas…
Cet étalon est mutilé. Physiquement, ça n’importe qui le verrait. Mais les blessures que j’ai senties en lui sont bien plus profondes. Comme si son âme avait été désertée par les sentiments qui sont les fondements-mêmes de la vie. Ni joie, ni amour, ni envie, ni même la tristesse ne sont palpables dans cette carcasse semblant se traîner aux limites de la vie. Et cette odeur… Il semblerait que la Mort elle-même refuse de lui ouvrir ses portes. Plus que mort, moins que vivant, cette créature n’a même plus la force de souffrir.
Une sensation de douloureuse solitude me parvient soudain: « Attends, .... Reviens.... »


Sur le chemin du retour vers l’enceinte sécurisante de mon enclos, mes oreilles se dressent : quelque chose d’imposant vient de heurter la surface de l’eau, dans la rivière. Je me rends compte que mes sabots ont pilé net.

Je ne sens plus rien… Que se passe-t-il?
« Il se laisse couler… Aide-le! »
Mais comment?
« Alerte les hommes du village! Va trouver Hawksight! »


Absorbée dans mon monologue intérieur, j’émerge en constatant qu’entre-temps mes jambes, mues par une volonté propre, ont repris ma course.
J’arrive au camp et émets un hennissement que je ne me suis jusqu’ici jamais connu.

Hawksight! J’ai besoin de toi! J’ai besoin de vous tous!

En quelques secondes, une quinzaine d’humains et d’humaines accourent vers moi.
Le temps jouant contre moi, je ne leur laisse pas le temps de me rejoindre; je me cabre, oscillant de l’encolure, pointant le regard dans la direction du drame, émets un court hennissement et, profitant du mouvement, je fais demi-tour et galope vers l’endroit où la malheureuse créature s’apprête à demander une fois de plus à la Mort de le prendre enfin dans ses bras décharnés.
Ils ne galopent pas assez vite! Bientôt il sera trop tard!

Des bruits de sabots derrière moi me soulagent : Ces humains sont plus débrouillards que je ne le pensais!
J’arrive accompagnée de quatre hommes montés sur la berge, tandis que les autres nous rejoignent tant bien que mal. Il n’est pas encore trop tard, mais il nous faut faire vite!

Ne te laisse pas aller! Nous allons t’aider! Maintiens-toi à la surface et laisse-les faire!

Un sentiment des plus contradictoires m’envahit. Bien qu’incapable de laisser ce pauvre équidé se livrer à son destin, je sens que sa présence me sera des plus troublantes. J’espère avoir fait le bon choix…




Dernière édition par Twinklefall le Dim 7 Fév - 16:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: De l'autre côté du miroir (PV Twinklefall)   Jeu 4 Fév - 23:40


De l'autre côté du miroir.

 

"I am machine"


 
 "There's beauty in the bleeding
At least you feel something"

Ni chaleur, ni grand froid...Ni lumière, ni obscurité. Comment décrire ce qui ne se voit pas, ne sent pas, ne se palpe pas? Le vide tout simplement....
Alors c'est cela la mort? Bien décevant encore une fois...Rien de différent de mon quotidien: un néant tout aussi noire, une absence de toute émotion. Rien de reposant comme on la décrit souvent. Pour l'avoir côtoyée, étudiée plusieurs fois, je peux vous dire que je la connais et qu'elle n'a rien de bien diffèrent de mon existence de solitaire, reclus, oublié, se traînant du jour à la nuit, de la mort à la vie, renaissant un instant pour replonger plus profond encore dans les méandres sombres des drogues, d'un passé trop lourd, et d'un avenir où seule la vengeance pourrait se frayer une place.

"I wish I knew what it was like
To care enough to carry on"


L'eau enveloppait à présent tout mon corps, l'écume blanchatre tachant mon pelage ébène...Morsure mortelle apportant un peu de pureté à ces sombres cendres.

"I am machine"....

Plus rien que le souffle du vent à présent qui caresse la surface de la rivière. La nature oublie vite ses crimes....Elle non plus ne ressent rien, elle avance, jour après jour, saison après saison sans remords. La conscience c'est pour les faibles.  Le cours des choses, comme le cours des torrents emportent toutes choses. Rien n'a d'importance, pas plus la pluie que l'orage, ce n'est qu'une succession d'événements. Rien n'a de sens. Une machine sans fin, broyant chaque être sur son passage...Toute comme moi, dans la vie comme dans la mort, je continuais de broyer du noir ...Du noir, du vide, du rien....Sans relâche, condamné à tourner en rond.

"I am machine
I never sleep
I keep my eyes wide open"


Et soudain, comme si encore un fil me rattachait quelque part, comme si à niveau la mort me vomissait, n'acceptant pas cette ressemblance, cet être insensible qui lui arrivait....Il n'y avait aucune clarté à prendre chez moi, aussi sombre que la mort elle-même....

"Ne te laisse pas aller! Nous allons t’aider! Maintiens-toi à la surface et laisse-les faire!"

Des hommes s'agitaient sur la rive, des chevaux...des cris....
Encore sous l'effet de la drogue, j'étais incapable de bouger...Je ne sentais ni l'eau qui m'entourait, ni la lumière du jour qui tendait ses bras vers moi. Si je l'avais vue, jj'aurais sûrement fui, je leur aurais crié de repartir, de me laisser....J'aurais plongé hors de l'eau, j'aurais faire jaillir leur sang pour qu'il me laisse mourir enfin!

"I am machine
A part of me
Wishes I could just feel something"


Des cordes fouettèrent la peau fragile de la rivière, m'enserrant et me ramenant je ne sais comment à la surface....Inconscient et pourtant conscient que je n'étais pas mort je me retrouvais bringuebalé entre deux eaux, perdus entre la raison et la folie...
J'essayais d'ouvrir les yeux, de sentir quelques chose, mais toujours rien....
Et soudain comme une apparition se dressa devant moi une jument blanche, lumineuse à vous en crever les yeux....

-"Qui es tu?"

Je ne reconnaissais pas ce souffle qui émanait de ma bouche, comme si un autre parlait à travers moi....Mais au fond, la question était: qui étais-je? Pas que je ne me souvienne de rien, au contraire je me souvenais de tout: la mort la vie, et Orage de Lumière....
Mais moi, qui étais je dans ce labyrinthe macabre?
Et cette jument devant moi, c'était comme un miroir, un reflet penché au dessus de moi.

   



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MessageSujet: Re: De l'autre côté du miroir (PV Twinklefall)   Ven 5 Fév - 12:59

Qui es-tu ?
Alors que l’on s’affaire à sauver de la mort cette créature rejetant la vie, cette question à mon adresse vibre dans ma tête. Et cette voix qui la pose… Un paradoxe cognitif commence à me submerger.
« Tu connais cette voix. »
Non, je ne la connais pas.
« Tu ne t’en souviens pas ? »
Je ne veux pas me souvenir.

C’est avec horreur que le cauchemar qui hantait mes nuits se rappelle soudain à mon souvenir. La chute, la silhouette, les craquements, le voile noir…
Une onde de stress secoue mon encolure.

Tentant de garder contenance, je réponds :
- On m’appelle Twinklefall. Et toi, qui es-tu ? Et comment en es-tu arrivé là ?
Alors que je parle, mon esprit m’invective :
« Ce n’est pas ton vrai prénom. »
C’est comme ça que l’on m’appelle.
« Mais ce n’est pas toi. »
Laisse-moi ! Va-t’en de mes pensées !

Le pénible dialogue intérieur se termine enfin. J’ai les naseaux dilatés, les yeux me piquent comme s’ils étaient grand ouverts depuis trop longtemps.
Et avec cela, la curieuse sensation que je n'aimerai pas entendre les réponses du miraculé. Mais sans savoir pourquoi.




Dernière édition par Twinklefall le Jeu 10 Aoû - 18:33, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: De l'autre côté du miroir (PV Twinklefall)   Mer 16 Mar - 19:45


De l'autre côté du miroir.

 

"Don't let me down bare this weight alone"


  

La lumière trop vive qui envahissait mes paupières s'atténuait enfin...Enfin je reprenais conscience...Des hommes autour de moi, des chevaux, cette rivière....Qu'est-ce qui m'avait amené ici au juste? Qu'allait-il m'arriver? Et si ces hommes voulaient me ramager dans leur clan? 
Au fond peu m'importaient toutes ces questions, où que j'aille j'étais sans cesse perdu en moi-même...Où qu'on aille on se transporte avec soi et en l'occurrence ce "moi-même" qui en faisait fuir plus d'un...
"My prayers to disappear
Absent of grace, marked as infernal
Ungranted in dead time left me disowned
To this nature, so unnatural
I remain  alone"

"But home is nowhere"...Je n'avais pas de chez moi, je n'en avais jamais eu...une âme errante, libre en apparence mais en guerre contre elle même au fond. J'avais voulu trouver la liberté dans la solitude mais j'y avais déniché l aliénation.

Soudain mon attention revint sur la jument blanche...Elle semblait troublée, comme un reflet dans une glace que l'on aurait frappé au visage.
Et toi tu la regardes, tu saignes à l'intérieur et tu sens que tu ne sais plus détacher ton regard de ces prunelles saphir...Elle t'avait aidé, t'avait parlé...Elle t'avait quelque part ouvert une porte contrairement à tous les autres.
Tu le sais cela ne t'était plus arrivé depuis, depuis....
Depuis le jour qui t'était devenu fatal.
Un côurant glacé parcourt tes veines, est ce de la haine,de la peur de l'attirance?
Elle lui ressemble tant...Et soudain c'est la chaleur qui t'inonde...

Comme si la lumière revenait à moi, après toutes ces années un étrange sentiment de bien-être, d'espoir m'envahissait. Je ne le reconnaissais pas comme tel car ces sensations m'avaient été interdites depuis trop longtemps....
C'était comme un miroir qui se brise, un éclat trop vif qui vous transperce ...
Une chute lente qui prend fin dans une certaine douleur.
La créature se mit alors à parler: 
"Twinklefall", elle s'appellerait Twinkelfall.
Non c est faux....Tu le sais très bien, ce n'est que mensonge!! Mais les sentiments qui t'assaillent sont trop confus pour que tu puisses y mettre de l'ordre.


Tant bien que mal, je me relevais et faisais face de toute ma noirceur à cette blanche dame éclatante. C'était à cause d'elle si j'étais encore en vie ici bas, je lui en voulais, cependant cette douce chaleur mortelle continuait  de s'insinuer dans mes veines comme un poison. 
Mon poil ébène était irisé de gouttelettes d'eau comme une parure étoilée venant adoucir un ciel trop sombre. Et ces milliers d'étoiles coulaient lentement sur la rive sablonneuse, fuyant en longues larmes cette noirceur profonde.

 Mon regard planté dans celui de la jument , je murmurais inconsciemment:

-"Non, ....C'est faux...Tout est faux..."

D'ailleurs cela s'appliquait à moi également...Qui étais-je? Que faisais-je? Un mensonge, il n'y avait aucune vérité hormis celle peut être que je n'étais plus rien mais que j'étais trop lâche pour l'accepter. 
Mais une identité au fond ça ne valait  rien, un nom ça se change, un passé non...C'est votre histoire qui vous dépeint,  et vous fige dans le marbre à jamais. Qu'elle lui raconte son histoire et il saurait qui elle est vraiment. 
Miroir brisé, laisse moi découvrir ton vrai visage,...mon vrai visage.
Montre moi ta détresse, cette détresse qui est mienne également...

"Set me free. Don't let me go, don't let me down ..."



   



© Truth.



"Despair is my knife and it cuts my throat".




" Bright to black with no hesitation
Will this be
Another day in night in here?
The knifes not sharp enough to fear.
If I ever see you in white,
Try to stay.
The room's not lighted for a gray."
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MessageSujet: Re: De l'autre côté du miroir (PV Twinklefall)   Ven 25 Mar - 17:03

– Non, ....C'est faux...Tout est faux...

Cette affirmation qui, loin de répondre à ma question, en pose bien d’autres, vient résonner dans mon esprit.
J’éprouve une sensation étrange à l’endroit de l’épave que l’on vient de sortir de l’eau et qui à présent me fait face.
Si ses yeux étaient des fenêtres donnant sur un ciel noir, leurs éclairs m’auraient sans doute déjà foudroyée sur place.
Il semble m’en vouloir à mort de l’avoir ramené vers la vie.
Et ce refus face à mon identité que je viens de lui décliner ?

« Tu devrais l’écouter, lui qui semble te connaître. »
Il doit faire erreur, je ne l’ai jamais vu auparavant…
« Ne fais pas l’esprit fourbu, tu le reconnais – même si tu t’y refuses. »


Me rapprochant de lui, je ferme les yeux, laissant le champ libre à mes naseaux. Son odeur m’est à la fois familière et étrangère – la faute sans nul doute à cette forte odeur d’herbes qui y est mêlée.

Du peu que je me souvienne de mon ancienne vie, jamais je n’ai traîné avec des drogués ! Et pourtant… son odeur ne m’est pas inconnue...
« Ah ! Enfin tu commences à devenir raisonnable. »


Rouvrant les yeux sur l’étalon qui me fait face, un choc se produit en moi et me revoilà, l’espace d’un instant, en train de tomber de cette falaise onirique. Je vacille sur mes appuis, tandis que la réalité filtre à nouveau à travers mes pupilles.

– Je ne comprends pas ce que tu veux me signifier. Sans doute es-tu encore secoué par ta récente mésaventure. Tu devrais venir te reposer au camp. Lorsque tu auras l’esprit clair, tu pourras peut-être m’expliquer qui tu es et d’où tu viens ?

Je lui tourne le dos et, avec un sautillement du garrot pour lui signifier de me suivre, j’amorce mon pas vers le chemin du retour.


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MessageSujet: Re: De l'autre côté du miroir (PV Twinklefall)   Mer 10 Aoû - 11:33

Placé dans les abandonnés.





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MessageSujet: Re: De l'autre côté du miroir (PV Twinklefall)   Jeu 10 Aoû - 19:29


De l'autre côté du miroir.

 

"Weep not for roads untraveled
Weep not for sights unseen
May your love never "


  
 
La rivière suivait son cours, indifférente, rugissante et paisible à la fois. Les rayons du soleil pouvaient ricocher sur sa surface sans en brouiller les profondeurs, impénétrables, imperturbables.
Et même si je savais pertinemment que j'étais détruit à l'intérieur, tout ce qui se passait en surface ne m'atteignait plus. Tout ruisselait sur moi comme les gouttelettes qui glissaient sur ma robe.
J'étais déjà parti, loin de ce monde pour me perdre dans le dédale des ruelles de mon âme. Des ruelles si noires et sombres que les plus vives lumières de l'extérieur ne pouvaient mettre au jour. Elles étaient mon secret, mes alliées et les témoins de mes cruelles actions. "Left, right, straight ahead. There’s no way out, you're dead"
La mort n'avait pas voulu de moi. Je lui avais tendu les bras mais elle s'était encourue, laissant la place à la drogue, la folie.


Je relevais lentement la tête vers la jument de nacre. Mon œil semblait plus vif, on aurait pu s'y tromper et y voir un retour à la vie mais je continuais de descendre dans le tréfonds de ces ruelles de cauchemars.
Elle avait parlé, elle n'avait pas compris... Déception, illusions.
Elle savait mais elle n'était plus la même. Devenue insipide, aux des paroles vides comme tous les autres. Le miroir s'était brisé en mille éclats mais je pouvais encore lire cette souffrance, sa souffrance, ma souffrance dans chacun des débris. Elle ne le montrait pas mais tout était la devant nous...
Ce n'était plus cet espoir despéré mais de la colère uniquement. Cette créature habitait mes rêves depuis trop longtemps, elle prenait vie tout à coup et réduisait en illusions tout un pan de ma mémoire. Elle ne m'aimait pas, peut-être ne m'avait elle jamais aimé...
Mais à quoi t'attendais tu ? Sa blancheur est aussi totale que l'est ta noirceur ? Elle était ta raison de vivre et tu n'étais rien.

Voilà qu'elle me proposait de l'accompagner, de la suivre dans un clan. Affront suprême .... La vie en groupe était un suicide pour moi, même si au fond je l'avais toujours guettée.
Et pourtant j'allais accepter. Car la vie n'est qu'un jeu, un jeu d'échecs ou il faut tout tenter tant qu'un souffle de vie vous anime encore. Les autres ne sont que des pions tout comme vous, chacun sait que le plus fort gagnera et il n'y a aucune pitié ici bas. Alors je marcherai noblement comme je l'ai toujours fait, les yeux emplis de ce fatal espoir de voir se tendre un jour une main... jusqu'à que mes pas me mènent hors du labyrinthe de mes pensées, vers cette mort tant désirée.

Puis une pensée me heurta:
Et ci entrer dans ce clan me permettait de me rapprocher d'anciens membres de la horde de Santaro? Les mettre face au monstre qu'ils avaient créés et qui s'était débattu toutes ces années pour trouver le chemin du bien et de la vertu !
Peut-être une vengeance ...
Ce mot sonnait comme un nouveau but, la souffrance qui avait animé ma vie trouvait enfin un chemin. Il n'y avait plus rien à espérer puisque la vie était un enfer et la mort une délivrance mais je pouvais rendre coup pour coup, cesser de faire le couler le sang sans but et choisir enfin mes victimes, le plaisir n'en serait que décuplé... Car chacun sait qu'on ne gagne son plaisir que si quelqu'un d'autre perd quelque chose... une sorte de vase communiquant.

Alors je lui souris en signe d'acceptation. Oui mon cœur battait encore pour elle et tout au fond un sentiment que certains appellent amour se consumait à la racine du dédale sombre de mon esprit. Tellement enfoui que je n'en comprenais plus la signification.

J'avais gardé ce sourire charmeur qui avait séduit tant de femelles mais sur ce masque terrifiant de douleur il ne trompait personne:

- "Je vous suis, très chère."

This is not the end, this is not the beginning
Just a voice like a riot rocking every revision
But you listen to the tone and the violent rhythm
And though the words sound steady something empty's within them
We say yeah with fists flying up in the air
Like we're holding onto something that's invisible there
'Cause we're living at the mercy of the pain and the fear
Until we get it, forget it, let it all disappear


    



[center]© Truth.



"Despair is my knife and it cuts my throat".




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MessageSujet: Re: De l'autre côté du miroir (PV Twinklefall)   

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De l'autre côté du miroir (PV Twinklefall)

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