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 Petit qui se croit grand à refuser toute aide... [PV Firefly]

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Kinley
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MessageSujet: Petit qui se croit grand à refuser toute aide... [PV Firefly]   Sam 4 Juil - 12:56

Silhouette enlisée


Chaque jour, absolument chaque jour me semble éternellement semblable au dernier, incroyablement monotone et répétitif. Il a toujours une bonne cinquantaine de reflets totalement identiques au sien, et je le regarde défiler d'un oeil las, vide, où toute étincelle d'émerveillement est morte avec le précédent coucher de soleil. Et, de la même manière que tous les autres matins, je me réveille sur l'ilot plus ou moins sec, stable tout du moins. Je me lève tant bien que mal, étire mes membres endoloris par la longue immobilité et descends du petit lopin de terre et d'herbe mêlées. L'avantage de ce lieu, c'est qu'il est entouré d'eau et de boue : absolument personne n'oserait poser un seul sabot là-dedans, à moins d'être inconscient. Ainsi, je ne serais jamais dérangé ; et pour ma part, j'ai l'habitude : je sais où je peux et ne peux pas poser le pied. Je rejoins le premier étang venu et m'y désaltère longuement, profitant pour tenter de me sortir des derniers lambeaux de sommeil. Je relève la tête, dresse les oreilles à l'écoute de quelques bruits... inhabituels. Quelqu'un se déplace dans les marais, non loin. Mes naseaux frémissent, mes oreilles s'agitent en tout sens. Pourtant, je ne vois rien. Rien d'autre que les lambeaux de brume matinale. Fort bien, dans ce cas, certainement n'ai-je pas à m'inquiéter.

J'entreprends donc de brouter un peu, bien que l'herbe de ces lieux ne soit pas la meilleure, mais je m'en contente bien. Je relève la tête en mâchant, observe les alentours. Et bientôt, après avoir répété l'opération plusieurs fois, je perçois enfin quelque chose à travers la brume. Je plisse les yeux, tente d'apercevoir ce que c'est. La silhouette se dessine lentement, se précise : c'est un équidé. Il est encore loin, mais je le perçois. Mais bientôt, il n'avance plus. Il continue de remuer, certes, semblant plus affolé qu'auparavant, mais ses tentatives pour avancer ne mène plus à rien.

Soudain, une autre vision se fait place dans mon esprit. Je confonds la silhouette avec une autre, plus mince, plus petite peut-être. Ses crins sont plus longs, ses oreilles plus petites. Je frémis, revois son visage apeuré, ses yeux suppliants. Je m'entends crier, lui hurler de se battre, de se débattre. Et je vois le processus s'accélérer, la boue l'engloutir petit à petit. Je crie, je pleure, je tente de l'aider. Je manque de m'embourber à mon tour, parviens de justesse à retrouver le sol stable. Je m'agite en tout sens, crie, hurle, pleure, supplie, mais rien n'y fait. Ses naseaux disparaissent finalement dans le bourbier, ne laissant plus qu'une ou deux bulles, uniques preuves de sa présence. Et je tombe à genoux devant ce spectacle, impuissant, meurtri, dégoûté. Je me souviens avoir songé que si la terre m'avait pris moi aussi, je ne me serais même pas battu pour m'en sortir : je ne méritais plus que cela, moi, meurtrier de la douce jument qui m'avait mis au monde...

Je reste tétanisé devant la silhouette qui se débat vainement, à plusieurs dizaines de mètres. Mes yeux écarquillés la fixe sans la voir, comme dans un autre monde, comme à des centaines de milliers de lieues d'ici. Je secoue la tête, tente de me reprendre. Je dois garder mon sang froid. Paniquer comme autrefois ne me mènera nulle part. Je m'élance sans plus attendre ; je n'ai que trop attendu, déjà. Je découvre un jeune cheval alezan crin lavé capé. Son visage arbore une large liste blanche, rehaussée par ses yeux aux couleurs du ciel d'été, d'un bleu magnifique. Sous ceux-ci d'ailleurs, se profilent trois points marron, ajoutant une touche d'originalité à la sublime banalité de la robe. Ah, comme, tout à coup, je me sens bien ridicule, moi, l'étalon pie isabelle fumé pommelé pangaré... Ma robe est certes tout d'originalité vêtue, mais elle est loin d'égaler la sienne... Mais là n'est pas la question, je me dois de l'aider. Je ralentis en arrivant à proximité, passe au pas pour pouvoir repérer plus facilement les bords encore stables du bourbier dans lequel ses membres (ornés de hautes balzanes) sont coincés.

- Cesse de t'agiter, tu ne fais qu'aggraver les choses ! Ne t'inquiète pas, je vais t'aider.

Ma voix est pressante au début, puis voulue rassurante et amicale. Mon regard bienveillant se pose sur le jeune étalon presque avec douceur tandis que je réfléchis à toute vitesse. La situation n'est pas encore trop inquiétante, mais s'il ne se calme pas, elle pourrait rapidement le devenir...

ϟ Codage par lea-angels ϟ
Paroles en #613F28



Merci Shoah ♥️

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MessageSujet: Re: Petit qui se croit grand à refuser toute aide... [PV Firefly]   Dim 5 Juil - 13:23


« Petit qui se croit grand à refuser toute aide » - Paroles en #669900
Silhouette enlisée

« Le véritable messager du jour, c'est le corbeau » ; répétait sans cesse ma mère, dans une époque qui me parut infiniment lointaine, avant sa capture...
Ce matin, il brumait légèrement, seul quelques chevaux de la Harde étaient déjà réveillés. Et ce matin, je voulais bouger. Le ciel était bleu, d'un bleu azur. Comme il était depuis le début de la grande sécheresse. Au loin, j'entendis un aigle. Je me levais et marchait en direction des bois, au beau milieu de la grande plaine. Tous les événements liés à la sécheresse me perturbait, et je voulais tant retourner sur les Terres de Ciel Étoilé... Chez moi.
Je marchais nerveusement, chassant sans cesse ma mèche blonde qui retombait sur mes yeux. Peu importe où mes pas me menaient, j'avais juste envie d'aller ailleurs. Je levais la tête vers le ciel : le soleil n'était pas encore levé.

~

Une odeur de vase me fait froncer les naseaux. Je m'arrête. Des arbres morts et pourris, entourés d'une vase pleine de nénuphars se dressent devant moi. Je fais un pas en avant, incommodé par cette odeur étouffante d'humidité. J'avance sur un îlot de mousse, puis jusqu'à un autre. Autour de moi, la brume devient de plus en plus pesante. Je franchis encore un, deux, dix, vingt îlots. Au loin, un corbeau. Le jour se lève.

Je lâche un soupir en constatant que le prochain îlot se trouve à une dizaine de mètres du mien... Je vais de voir traverser, ce que je fais, persuadé que le marais n'est pas profond. J'entre lentement dans la bourbe, qui monte à présent jusque ma cheville.


« Mais qu'est-ce que je fous ?! »

Se rendant compte de ma bêtise, je tente de me cabrer, et je m'enfonce encore plus. Je pousse un grand cri et tombe en arrière, cette fois-ci mon encolure est dans la boue, seule ma tête et l'extrémité de mes membres. Un sentiment de panique m'enserre le dos et remonte lentement jusque mon cerveau, tandis que je continue à m'enfoncer dans les marécages.
Je fais un effort pour lever mon nez, ma respiration devient sifflante, laborieuse, saccadée. Et je le vois.
Un étalon isabelle fumé, qui se tient sur l'îlot que j'essayais de rejoindre, juste en face de moi. Je n'ai le temps que de voir ses grands yeux gris, à la fois gris sombre et gris clair ; il semble encore plus paniqué que moi. Je tente une fois de plus de me cabrer, ruer.
Entre deux ruades, j'ai le temps de voir sa bouche s'ouvrir.

« Cesse de t'agiter, tu ne fais qu'aggraver les choses ! Ne t'inquiète pas, je vais t'aider. dit-il avec plus de douceur. »

Mes yeux s'agrandissent, je tente une fois de plus de ruer, et jette un regard suppliant vers l'étalon. Puis, voyant que mes oreilles se rapprochent un peu plus de la vase, je pousse un hurlement déchirant, persuadé que j'allais mourir.
Puis je m'arrête, à bout de souffle, cesse tout mouvement. Seul le bruit de ma respiration haletante brise le silence qui s'est établi entre cet étalon ébène et moi.

« Je vais mourir, pas vrai ? »


Je me sens stupide.

Fiche par Sánsa ; sur Never-Utopia



Mercii Chibimi :heart:


Mercii Gunichette ♥️.


Merci Gunichette *.* ♥️ C'est magnifique ♥️


Merci Lonelyy ♥️ Je suis trop chou c:

1 rose de Waban, miciii ♥️
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MessageSujet: Re: Petit qui se croit grand à refuser toute aide... [PV Firefly]   Sam 8 Aoû - 15:49

Mais qu'est-ce que la mort ?


La situation se complique, il se cabre, rue, le voilà qui s'enfonce de plus en plus. La boue l'ensevelit doucement, seule sa tête en jaillit encore, à présent. Je réfléchis à toute allure, fait quelques allées et venues sur le bords du bourbier, évaluant la situation, les alentours, tout, vite, mais pas assez. Il a de plus en plus de mal à trouver son air : le temps presse. Pourtant, enfin, il comprend que bouger ne sert qu'à précipiter sa mort, et il s'immobilise totalement, le silence s'installant. Pour ma part, je balaie les alentours du regard, cherche une solution, un moyen de l'aider. Je fais quelques pas à gauche, revient sur la droite, fait une rapide volte comme si une aide avait pu apparaître comme ça, dans mon dos, sans prévenir. Mais je pile net quand j'entends sa voix résonner :

- Je vais mourir, pas vrai ?

Mon regard se pose sur lui, pensif mais où perce cette étincelle de peur et de crainte mêlés. Mais que veut-il entendre ? Que puis-je répondre, moi qui ne saurais mentir sans m'en sentir totalement vicieux ? Non, je ne peux rien dire. Parce que je ne sais pas. D'un côté, je ferai tout pour le sortir de là, mais de l'autre, il est sacrément bien embêté, ainsi coincé jusqu'au cou. Alors je me contente de secouer la tête, l'air vaincu, dépité, baissant les yeux pour ne plus soutenir ce regard d'un bleu trop flamboyant.

- Honnêtement, je ne sais pas. La vie prend toujours un malin plaisir à nous surprendre par les chemins qu'elle nous fait emprunter. Néanmoins, je ferai tout mon possible pour te sortir de là. Pour le moment, ne bouge pas, cela ralentit considérablement le processus et me fera gagner un temps précieux.

Vite, trop vite la boue l'avait mangé. De ce fait, maintenant, je ne sais pas à quelle vitesse il continuera à s'enfoncer. Généralement, c'est plus lent, comme si la traitresse désirait savourer l'agonie de son prisonnier, et si je me base donc sur cela, la Faucheuse prendra tout son temps pour emporter le jeune équidé. Espérons qu'elle ne soit pas trop pressée. À nouveau, je regarde autour de moi, balaie mon domaine du regard. Réfléchis Kinley, réfléchis. Quand il m'est arrivé de croiser un cheval au pied coincé, il me suffisait de faire pression juste à côté pour lui permettre de se dégager. Dans ce cas-ci, ce ne sera guère utile. À moins que... Si je parviens à rompre l'effet ventouse qui l'empêche de se dégager, peut-être pourra-t-il se hisser sur la berge. Et pour cela, il n'y a pas trente-six solutions, la chose la plus lourde que je puisse déplacer... c'est moi. Néanmoins, je ne suis pas idiot au point de me jeter dans la boue en hurlant la libération des otages. Il me faut assurer le coup, d'une manière ou d'une autre.

À nouveau, regard circulaire sur mes marécages. Des nénuphars, de l'herbe pourrie, du bois trop humide, des rochers... Ces derniers sont trop lourd pour me permettre de les déplacer, mais... Le bois mort ? Cela pourrait permettre un appui, si bien ancré sur la berge... Je me tourne et me retourne rapidement, décrivant une volte sur moi-même rapide mais saccadée, évaluant rapidement les arbres alentours. Celui-là, déraciné, permettra aisément de le coincer entre ces rochers, là, tout en plongeant sa cime dans la boue. Il reste à le déplacer... Ce qui n'est pas la plus mince affaire. Je m'approche d'un bond suivi de deux foulées de galop, bondit au-dessus de la seule aide que je puisse trouver et entreprend de pousser l'arbre grâce à mon poitrail, de toute mes forces, de tout mon être. Mais mes sabots glissent dans la boue, je manque de tomber, me redresse, recommence, mais il ne bouge qu'à peine... Le petit équidé va-t-il mourir, finalement ?

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