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 Âme charitable pour un prisonnier déjà trop remué par les évenements... [PV Hurlorage]

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Kinley
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MessageSujet: Âme charitable pour un prisonnier déjà trop remué par les évenements... [PV Hurlorage]   Ven 19 Juin - 11:58

Douce obscurité, pourquoi m'as-tu abandonné... ?


Douce obscurité qui, encore une fois, s'éloigne en chantonnant, virevoltant entre les herbes folles de quelque lointaine prairie, murmurant son histoire dans les bois de quelque forêt, danseras-tu un jour aux côtés du soleil ? Peut-être bien. Y assisterais-je ? J'aimerais tant... Depuis longtemps, tu es mon unique alliée, l'une de mes seuls amis. Tu me réconfortes quand mes pensées se font sombres, me dissimule quand le danger guette. Et moi, je ne sais même pas comment te remercier... Je suis là, je vis, je respire, tout ça grâce à toi, du moins en partie, et je ne peux que t'admirer le soir venu et te regarder fuir à l'aube... Comme deux amis qui sans cesse se cherchent mais jamais ne se retrouvent.

Je secoue ma belle crinière, chassant ces pensées. Mon regard gris se pose sur les derniers lambeaux d'obscurité, ces même lambeaux qui pourraient presque paraître éternels dans ces marécages où le soleil ne perce que difficilement. Pourtant, ce ne sont que des répliques de la belle, pâles et pleins de défauts. En effet, si elle sait dissimuler quelqu'un, eux ne le peuvent pas. Et c'est donc avec une facilité démesurée que j'aperçois, au loin, quelques cavaliers et leurs montures. Je frémis. Si mon regard s'est habitué à ces éternelles brumes, les leurs ne le sont peut-être pas ; j'ai l'avantage. J'entreprends de m'éloigner, peu désireux de faire leur rencontre. Sans un bruit, je me mets en chemin, prenant bien garde à l'endroit où je pose mes sabots, autant pour ne pas trop m'enfoncer que pour rester silencieux. Bientôt, les silhouettes disparaissent, me voilà à nouveau seul. Néanmoins, que font-ils en ces lieux traitres ? Il n'y a rien de bien intéressant, si ce n'est de la boue et des bourbiers. Néanmoins, la zone est humide en toutes circonstances et si je suis conscient de l'atmosphère rendue lourde par la chaleur excessive, l'eau de quelques étangs reste claire et abondante... Je n'ai pourtant aucune idée de la situation hors de mes marais, et je n'ai aucune envie de le savoir. Peut-être viennent-ils seulement chercher de l'eau, ou les traversent-ils par nécessité... Je ne préfère pas le savoir, je m'en fiche, ils sont loin maintenant.

Du moins, je le croyais... Car soudain, un étalon surgis à ma gauche. Je fais un bond de côté, surpris, avant de prendre la fuite, talonné de près par le grand gris pommelé. Son ventre est plus clair que le reste de son corps, de même que son museau, comme pangaré. Comme j'arbore moi-même cette structure de pelage. Ses crins se finissent sur un gris sombre, tandis qu'à la base, il était clair. Cet étalon qui me poursuit me ressemble vaguement... Je ne sais comment j'ai le temps d'analyser tout ça, et surtout, le temps de le comprendre et l'assimiler, alors que je fuis à fond de train, serpentant entre les bourbiers et les étangs. Je dois parfois faire un bond de côté, à angle droit, parce que je me dirige droit sur un endroit traitre et ne m'en suis pas rendu compte assez vite, mais au moins je reste les quatre sabots au sec, ou du moins, libres. Pourtant, cette course-poursuite ne peut que me rappeler cette terrible journée, quand j'ai tué ma mère... À ce moment-là aussi j'étais poursuivi à travers les marais par des cavaliers. J'ai rejoins ma mère, pensant qu'elle me protégerait, elle a fuit à mes côtés, a périt par ma faute. Je fronce les naseaux, accélère comme si j'espérais que le vent chasserait ce funeste souvenir. Mais ça n'a pas été le cas.

Deux autres chevaux rejoignent le premier, plus en avant, se mettant à ma hauteur peu à peu, venant chacun d'un côté. Situation délicate... J'accélère, n'hésite pas à bondir dans l'un des étangs pour le traverser à la nage ; je ne voulais pas couper la route à l'un des deux équidés, cela aurait été trop dangereux. Mais ç'a été ma première erreur. Bien qu'habitué à ces conditions de vie, j'ai été ralenti par l'eau, cela a permis aux cavaliers de lancer leurs cordes, lassos, appelez cela comme vous le voulez. Et ils ne m'ont pas manqué. Deux cordes autour de l'encolure, je tente vainement de continuer à courir, arrêté par la force des chevaux qui ont pilés net. Je me débats, me cabre à demi, rue, tourne et me retourne, montre les dents, frappe du pied, mais cela ne fait rien. Le cavalier du grand gris m'attrape un sabot, ils attendent que je me fatigue, tirant sur les cordes, m'empêchant de les atteindre, eux ou leurs montures. Je n'ai plus aucune chance. Finie ma si belle liberté.

Lorsque je l'ai compris, j'ai cessé de me débattre, j'ai observé le gris, face à moi. Ses yeux... Ses yeux sont mon propre reflet. Ils ressemblent à ma robe, d'un brun isabelle fumé, constellés de tâches plus claires ou plus sombres, je ne saurais le dire. Ils m'observe avec une lueur étrange, partagée entre l'étonnement, la peur, la tristesse et le dégoût. "Ton père était un cow-boy." Les paroles de ma mère me reviennent. Non... Ce ne serait pas... ? Je secoue la tête, recule tant bien que mal, le suppliant d'un regard de me dire que j'ai tort, que ce n'est pas possible. Il se contente de fermer les yeux, non sans que j'aie perçu cette étincelle de colère qui naissait tout au fond.

Et puis on se met en route, on m'emmène. Le gris en tête, les deux autres chacun d'un côté de moi, me tenant fermement par les deux cordes laissées autour de mon encolure, à l'inverse de celle qui avait retenue mon antérieure. Pour ma part, je ne sais plus où je suis, qui je suis, quoi penser. Est-il possible que cet étalon soit mon père ? Ou n'est-ce qu'une illusion, son regard, qu'un mélange qu'il adressait malgré lui à tout cheval sauvage capturé ? Je ne sais pas, je ne sais plus, je ne sais rien. Je secoue la tête, serrant les dents. J'ai d'autres choses à penser, je dois m'enfuir... Je refuse de finir ainsi, monture ou que sais-je d'autre. Je suis libre et sauvage. Je ne veux pas finir comme mon père, que ce soit ce gris ou pas. Néanmoins, me débattre maintenant ne servirait à rien, alors je me contente d'obéir, suivre les trois équidés.

Nous arrivons bientôt en vue du, semble-t-il, lieu de vie de ces chers bourreaux. Il est modeste, visiblement précaire et provisoire. Je ne sais pourquoi, et je m'en fiche. On m'attache solidement à une barrière de bois, non loin d'un autre cheval dont un homme s'occupe, lui plantant quelques clous dans les sabots. Cette fois-ci, je commence à avoir sérieusement peur, malgré moi. Je frappe le sol du pied, tire sur la corde de toutes mes forces, essaie de me libérer. Les cordes m'entaillent la chair, mais ni elles, ni la barrière ne cèdent. Je suis pris au piège. Je me cabre, manque de me rompre le cou, frappe le bois de mes antérieures, rue dans le vide. Aucune chance. Prisonnier. À jamais.

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MessageSujet: Re: Âme charitable pour un prisonnier déjà trop remué par les évenements... [PV Hurlorage]   Sam 20 Juin - 0:40


Escapade...
"Parfois, il faut savoir courir sans se retourner, mon ami..."


Réveillé. Réveillé par un cauchemar dont je ne connais pas la source. Je rêvais de ma mère... Ou plutôt je la revoyais mourir. Maman... Réveillé par ce bruit sourd, mat, bref... Un son un seul, qui a suffit à marquer la fin de toute son existence.

Voir son corps s'effondrer, je n'ai pu faire ça que ce sinistre jour où elle s'est sacrifiée pour moi... Même mon cauchemar ne va plus aussi loin. Je ne vois plus son corps si souple, si agile, s'écrouler devant moi. Je ne vois plus cette lueur d'horreur dans les yeux, et de tristesse bien cachée derrière cette expression funeste, que ses prunelles furent les dernières à pouvoir trahir avant que l'on sache que c'était fini, qu'il était trop tard. Ce mauvais rêve est pourtant toujours aussi réaliste... Comme si je vivais son trépas une dernière fois, qui s'avère ne jamais être celle-ci finalement... Même si je ne sens plus ces affreuses odeurs de mort, de fumée, de destruction, même si je ne perçois plus vraiment les cris poussés ou si je ne revois plus les mêmes indiens tenter de s'enfuir, la terreur est bien là. Et elle me réveille à chaque fois que j'entends ce coup de feu, qui me semble retentir plus fort, plus insoutenable, plus déchirant que tous les autres et pourtant, tout aussi mortel.



Je me lève, m'ébroue. Il est tard mais heureusement, comme tout est à ré-organiser au pseudo fort, je ne suis pas en service aujourd'hui. J'ai mal au dos, à force sans doute, d'avoir assisté les hommes la veille. Et ces visions affreuses qui me taraudent et viennent me chatouiller l'esprit jusque dans mon sommeil le plus profond, me privant du fait qu'il puisse être réparateur, n'arrangent en rien mon état, autant physique que mental. Il y a de ces jours comme ça, durant lesquels je me dis que je suis trop fatigué pour continuer, ces jours ou j'ai envie de me laisser tomber par terre, de m'endormir comme ma mère et de ne jamais me relever. Cette vie là me tue à petit feu, et j'aimerais bien arrêter ce massacre avant d'atteindre le point ultime de non retour...

Il fait moche aujourd'hui. Pourquoi ? Je l'ignore. Que ce soit dans le ciel ou dans ma tête, tout est relativement sombre, et ça me ferait presque rire. Serais-je devenu pessimiste ? Non je ne crois pas. Ce n'est que la fatigue qui me fait dériver. Il est temps de manger, et je savoure mon repas, qui finit de me faire émerger tandis que je bois de mon eau. Mais je n'en ai pas assez de l'eau, et ça accentue mon humeur ombrageuse. Qu'est-ce qui pourrait bien pimenter cette triste journée au final ? Il ne fait pas gris, on peut même dire que le ciel est bleu, mais il est aussi décoré de quelques nuages que je n'aime pas. Oui, c'est décidé, je n'aime pas les nuages aujourd'hui, et ne me demandez pas pourquoi.


J'ai soif. Ils ne comptent visiblement pas me remettre à boire. J'ai beau piaffer, hennir... On me menace avec une cravache, jusqu'à m'en infliger un coup puissant sur l'encolure, et même si je sais que la douleur va disparaître, je me venge en essayant de mordre le bras de mon agresseur, qui m'esquive de justesse avant de me corriger avec son instrument de malheur. Mais c'est à mon tour d'éviter le coup, et d'en profiter pour choper son outil maudis et le croquer avec toute la force que je peux. Je parviens à le casser en deux, et l'homme s'en va sur un pas pressé par la colère en bougonnant, après m'avoir injurié. C'est ça, sauve-toi vil manant... Tu ne sais même pas à quel cheval tu as affaire !

Je regarde aux alentours et je suis un peu déboussolé de ne pas retrouver le fort tel que je l'ai toujours connu. Ces tentes, je les trouve difformes, et je me demande bien comment on arrive à être à l'aise lorsqu'on se fait avaler par un truc pareil... Ces toiles et ces piquets... Ce n'est pas seulement laid... C'est très laid ! Je les fixe de longues minutes avec curiosité avant de laisser tomber cette pénible distraction et de me concentrer sur ce qu'il se passe autour de moi. C'est quoi cette espèce de forêt bizarre d'abord ? Et pourquoi lui là-bas, il crie comme ça ? Son copain est sourd ? Je ne crois pas, alors pas la peine de nous ruiner les oreilles...


Les miennes d'ailleurs, sont plaquées sur mon encolure. Je suis agacé par ces stupides mouches. Je ne sais même pas ce qu'elles me veulent ! Qu'est-ce qu'elles trouvent d'amusant dans le fait de me tourner autour, jusqu'à ce que je les envoie voler ailleurs à grand coup de crins ? J'aimerais bien réussir à en écraser une tiens ! Juste sous le sabot, histoire d'être sur qu'elle ne m'embêtera plus, et juste pour donner l'exemple aux autres... Mais bien entendu, c'est impossible. Heureusement, ça me soulage de voir que je ne suis pas le seul à être enquiquiné par ces bestioles sans aucune utilité... Qui a bien pu créer des bêtes pareilles ? Qu'il me dise seulement à quoi elles servent, histoire que je vois si c'était réfléchi, ou si c'était juste pour nous faire monter en tension... Même si je pencherais plus pour la seconde option...

Je ne comprenais même plus quel était le but de notre emplacement, et pourquoi un tel ou une telle faisait ci ou ça... Je ne trouvais plus aucune logique à ce qui était prévu dans l'enceinte de notre... Camps. Oui il fallait que je m'y fasse, ce n'était plus un fort, mais un camps, et je devais m'y habituer bien malgré moi. Mais depuis qu'on était là, je me sentais mal, je n'arrivais plus à dormir et j'étais énervé tout le temps. Je me remettais souvent en cause, faisait n'importe quoi... Parfois, je ne comprenais même plus – ou ne voulais pas comprendre – les instructions données par mon cavalier, et je me surprenais à faire un écart bref parce que je croyais avec vu un obstacle. J'étais à moitié endormi et je tolérais de moins en moins de présence autour de moi.


Les seuls au fond, que je pouvais encore apprécier ? Les chevaux sauvages qui arrivaient ici. Je les adorais toujours autant, les admirant et cherchant à les aider dès que possible. Mais je pensais juste qu'aujourd'hui était un de ces jours pénibles parce qu'aucun cow-boy n'avait voulu aller en patrouille récupérer un petit dada... Parfois ça arrivait, mais comme je n'avais pas été réveillé assez tôt, je ne savais pas si quelques uns d'entre eux s'étaient décidés à enfourcher leurs fidèles montures pour aller voler à la nature quelques précieux animaux qu'elle les autorisait à contempler au détour d'un chemin...

Je regardai où je pouvais, pour passer le temps, et je remarquai bien vite que certains chevaux du fort... Camps pardon, manquaient à l'appel. Il y avait bien assez d'absents pour qu'une patrouille soit partie en quête de nouveaux innocents à torturer. Cette constatation me fit grimacer et laissa dans ma cavité buccale un goût amer de fiasco. Je m'ébrouai une seconde fois et fixai d'un œil ennuyé la vie qui se déroulait sous mes yeux noirs. Dans ces moments là, je songeai à ce que je pourrais faire si j'étais libre, sauvage, et si je galopais dans les plaines verdoyantes sans contrainte aucune, sans rien, juste moi, et le vent qui jouerait dans mes crins...


Je me voyais déjà... Oui, galoper, être heureux, hennir de joie.... M'allonger à l'ombre d'un arbre, piquer des pommes aux indiens. Je vivrais comme tant d'autres. Je serais connu du « campement à plumes » comme je l'appelais mais eux ne chercheraient pas à m'attraper. J'aurais des amis et on se retrouveraient vers la rivière pour se rafraîchir et brouter avec gourmandise cette herbe si délicate, sur laquelle perlaient encore des gouttes de rosées... Savourer les nouvelles odeurs, les nouveaux gouts, les autres modes de vie et trouver celui qui me plairait. Peut-être que je me sentirais mieux dans le « campement à plumes » après tout ? C'était là-bas que j'étais né, et j'avais bien fini par atterrir ici... Quelle ironie du sort, ou simple coup du destin peut-être...


- Regarde le nouveau, me cracha un étalon avec lequel je m'efforçais de m'entendre, mais avec lequel je n'avais aucun atome crochu.
- Mais de quoi tu parles ?, répliquai-je, déjà lassé de cette journée pénible.


Pour toute réponse, il tendit l'encolure et je suivis son regard. Un étalon venait d'être capturé. C'est que je n'avais pas encore l'habitude de l'absence des grandes portes de notre construction. Au moins quand elles s'ouvraient, on les entendait.

J'observai le « nouveau », les oreilles dressées en avant. Ouah... Sauvage. Tout de suite, mes yeux brillèrent comme si j'étais face à ce que les humains appelaient « Dieu ». Je détaillai sa robe sur laquelle s'accordaient mille couleurs harmonieuses. Il était fier, imposant... Je ne voyais plus que lui. C'était l'attraction du moment. Ses crins cendrés colorés d'une teinte plus proche du marron à leurs extrémités, me fascinèrent. Ils ondulaient sous le vent, et sous ses tentatives brusques pour s'échapper.

Je regarde un bref instant la barrière et esquisse une nouvelle grimace en voyant qu'elle n'est pas prête de céder. Je détourne mon attention et regarde mon licol. Mince, il est tout neuf, pas facile à casser donc...


- Ah ah, tu vas pas pouvoir faire copain copain aussi facilement mon vieux !, s'exclama mon collègue que je ne pouvais pas encadrer... Ils t'ont mis un nouveau licol. Bonne chance !


Je constatai soudain que ces andouilles de bipèdes m'avaient mal attachés, sûrement pressés pour aller assister au plus vite ceux qui amenaient le nouvel étalon. Je tirai sur le licol qui se détacha tout seul et regardai fièrement mon camarade en piaillant :


- Tu disais ? De la chance moi, je n'en ai pas besoin tu sais. Mais lui visiblement, s'il a bien besoin d'un truc, c'est d'un coup de patte. Et je ne refuse jamais de donner un coup de patte !
- Tu veux dire que tu... Tu vas quand même pas l'aider à s'échapper ?, demanda-t-il, incrédule.
- Beh j'vais m'gêner tiens ! Si j'étais à sa place, j'aimerais bien qu'on m'aide moi.


Ni une ni deux, j'attendis que les humains s'éloignent pour m'approcher prudemment du nouveau, le licol pendant près de mes antérieurs. Je me raclai la gorge et entamai ce qui pourrait ressembler à une conversation :


- Bonjour. Je m'appelle Hurlorage. Dis-moi... On dirait que tu es un cheval sauvage... Je peux savoir d'où tu viens ?


Je le regardais, plus que fasciné. J'étais tout près maintenant, et ça me coupait le souffle et accélérait les battements de mon coeur. Il avait cette odeur de nature indomptable... Et je ne doutais plus : il l'était aussi. Ce cheval inspirait la force, et je n'avais certainement pas envie de me prendre la tête avec lui. J'aimais bien savoir d'où venaient les chevaux. J'étais comme ça moi, d'un naturel plutôt... Social ? Encore fallait-il que je sois dans un bon jour, et si je ne l'étais pas en me réveillant, on peut dire que cette rencontre allait clairement changer la donne !



© Lady sur Epicode




Merci à Shoah pour l'avatar ! <3 J'adore !


D'autres Images d'Hurlo ♥ Merci Aux Artistes ♥:
 


Ma réaction quand je surprends mon reflet dans un miroir...:
 
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MessageSujet: Re: Âme charitable pour un prisonnier déjà trop remué par les évenements... [PV Hurlorage]   Sam 20 Juin - 19:41

Tous ne sont pas vicieux, très cher.


J'ai beau tirer, taper, frapper, gratter, mordre ; rien à faire, ni la corde, ni la barrière à laquelle je suis attaché ne cèdent. Rien, pas un seul millimètre de mou ne m'est donné, pas un seul craquement ne se fait entendre. Mais je refuse de m'avouer vaincu. Je continue mon manège, ignorant bien les regards des quelques curieux qui m'observent, certains se moquant, d'autres compatissant. Quelques humains s'approchent parfois, un sourire aux lèvres, l'air aussi bien ravis que dangereux. Ah non ! Qu'ils ne croient pas pouvoir me dompter un jour. Je refuse de finir aussi bas, comme mon père, ce même idiot qui a si bien abandonné ma mère après en avoir fait son affaire ! Je rue dans la direction de ces visages moribonds, ils reculent, surpris et effrayés.

Pourtant, ces quelques pensées me ramènent au grand gris. Il m'observe, non loin, dans un enclos. Je croise son regard, couche les oreilles et me cabre pour recommencer mon manège de plus belle, tirant, poussant, mordant, frappant.

C'est alors qu'un raclement de gorge me parvient, non loin, à quelques pas à peine. Je m'immobilise aussitôt, me raidis de tout mon être avant de me retourner pour observer le nouveau venu. Il n'est pas vraiment plus grand que moi, même s'il doit bien avoir quelques centimètres supplémentaires. Il est fin sans être dépourvu d'une musculature finement ciselée sous son pelage de nuit. Non, pas de nuit, souris, mais proche du noir. Ses crins sont longs, tout aussi sombres, reflétant la noirceur de son regard. Un regard profond, sans fond même, et j'ai l'impression de m'y perdre tant il est impressionnant. Je penche la tête sur le côté, l'observant. Que vient-il donc faire ici ? Est-ce pour me tourmenter ? Se moquer de ma faiblesse ? Mes oreilles sont plaquées sur mon crâne, mes yeux le foudroient, inquisiteurs. Pourtant, on y décèle bien la lueur d'espoir qui y brille, qui ne demande qu'à croire qu'il est là par pure sympathie...

- Bonjour. Je m'appelle Hurlorage. Dis-moi... On dirait que tu es un cheval sauvage... Je peux savoir d'où tu viens ?

Je tombe de haut. Je m'attendais à ce qu'il m'adresse quelques paroles désagréables, se moque, me rabaisse, je ne sais pas, quelque chose, mais pas ça. Dans son regard brille... de la fascination. Son souffle se fait mesuré, il semble impressionné. Par quoi ? Pas moi en tout cas. Je suis le cheval le moins impressionnant de tout le Cimarron ! Pas très grand, trapu même, large d'épaule et de poitrail, j'ai tout à envier à ce bel étalon. Néanmoins, à mon habitude, je ne juge pas, secoue ma crinière pour chasser les derniers relents de surprise et de méfiance. Qu'est-ce qui le pousse à être si amical envers moi ? Est-ce un piège ? Une façon de m'humilier encore plus auprès de ses amis ? Ou veut-il prouver quelque chose à ces pittoresques créatures bipèdes ? Je chasse ces pensées, opte pour l'amabilité en attendant d'être fixé sur ses intentions. Je ramène mes oreilles vers l'avant, mais légèrement sur le côté, seule preuve de mon hésitation à lui accorder ma confiance. Je lui offre un petit sourire pour répondre, la voix calme et neutre :

- Bien le bonjour. Je me nomme Kinley et, en effet, je suis un cheval sauvage. Je suis né et vis encore à ce jour dans les marécages, si toutefois tu vois où ils sont situés. Je marque une pause puis reprend, la voix pensive, plus légère, dans un souffle : Du moins, j'y vivais, jusqu'à ce que ces bipèdes me volent ma liberté...

Un éclair de colère brille un instant dans mes yeux gris quand je parle de ces derniers évènements, mais il s'évanouit bien vite, remplacé par une sorte de tristesse et, déjà, de la nostalgie. Oh, je regrette déjà ma vie d'antan, c'est bien le comble... Mais qui aimerait se faire traiter ainsi par ces humains ? Je gratte le sol de mon sabot, distrait. Je suis bien conscient de pouvoir dire quelque phrase qui pourrait lui déplaire, à lui, monture de ces funestes créatures, pourtant... Eh bien, la colère est bien réelle... Et si j'essaie de la contenir pour ne pas risquer de le blesser, elle n'est remplaçable que par dégoût ou méprise. Je frappe le sol du sabot, tentant de me calmer, reporte mon attention sur l'équidé. Dois-je donc me montrer si méfiant envers lui ? Ne suis-je pas mieux placé que quiconque pour savoir qu'il ne faut pas juger les autres avant de les connaître ? Certes, je le suis. Et c'est pour cela que je secoue à nouveau ma belle encolure pour achever de chasser tristesse, colère ou méfiance. Je lui souris, chaleureux cette fois-ci. Pourquoi donc devraient-ils tous avoir de mauvaises intentions ?

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MessageSujet: Re: Âme charitable pour un prisonnier déjà trop remué par les évenements... [PV Hurlorage]   Mer 24 Juin - 2:26


Sauvage...
"Promet-moi juste de me faire découvrir l'inconnu..."


Je détaillais l'étalon. Sa robe était magnifique et je comprenais bien que les humains puissent vouloir se pavaner sur son dos. Avec les reflets solaires qui dansaient, poussés par les ombres des épais feuillages, on peut dire qu'il brillait de mille feux. Et le puissant cercle de lumière disparaissait, jouant à se cacher derrière les nuages.

Je ne quittais pas des yeux le nouveau prisonnier, qui s'évertuait à mettre toute sa force à disposition pour s'évader. Je savais hélas que ça ne servait à rien, mais je pouvais comprendre ce geste qu'ils avaient tous plus ou moins. Je m'en étais déjà pris des coups de sabots en voulant aider alors que l'on croyait que je jouais, que je me fichais d'eux... Mais j'étais sérieux bon sang ! Croyez-moi quand je viens vous dire que je veux vous aider, même si ça paraît bizarre ! Je peux deviner que lorsque l'on vient d'être pris au piège, voir un cheval arriver et dire clairement « bonjour clanpin, je viens t'aider ! Suis-moi et ta vie sera meilleure ! » ça peut paraître plus que glauque et on pense vite que je déconne, ou que je fais le pitre pour faire rire les autres...

On peut aussi se dire que je viens donner de faux espoirs parce que je suis sadique. En fait, comme on ne me connaît pas, je comprends que l'on puisse douter.
J'avais entendu les rires des chevaux qui n'ont rien d'autre à faire que de se moquer du malheureux qui désespère et s'acharne en vain contre sa barrière. J'avais assassiné de mon regard plus noir que jamais les moqueurs et avais tonné :


- Vous trouvez ça drôle bande d'assistés ? Vous n'êtes que ça au final... Des assistés. Vous ne faites qu'attendre qu'on vienne vous nourrir et vous donner de l'eau fraîche ! Mais si personne ne fait ça, vous mourrez dans vos boxes, vous le savez ? Au fond vous êtes tous dépendants... Mais pas moi... Ne vous moquez pas de ceux qui savent vivre sans une autre présence pour leur donner ce qui est vital à leur propre existence. Alors au lieu de rire, vous feriez mieux d'aller parader avec vos pantins sur le dos vers ceux qui voudront bien s'en montrer impressionnés !


Le silence s'était fait pour beaucoup d'entre eux. Certains avaient voulu se raviser, mais devant le vide présent, s'étaient contentés de marmonner dans leur coin. Ceux qui avaient compatis avaient une lueur de reconnaissance, d'acquiescement et de fierté qui s'était allumée dans leur regard.

J'avais observé les humains qui passaient, et avais prié pour qu'aucun ne me voit me sauver de là où je devais me trouver. Lorsque l'un d'entre eux avait fait remarquer que je m'étais libéré, et que j'étais prêt à me balader, on lui avait répondu de me laisser vers le nouveau, avec un espoir que je l'influence. Peut-être qu'il comprendrait qu'en restant sage, on était libre de bouger tandis qu'en s'excitant et en restant braqué sur ses positions, à savoir le refus du port de ces créatures à deux pattes, eh bien on passait sa vie enfermé, ou « au poteau » comme ils savent si bien le dire... J'admirais l'étalon qui leur montrait à quel point il était fougueux et en proie à une colère incontrôlable. Cela suffisait à faire peur aux humains qui s'éloignaient d'un pas pressé, et décidaient de me ramener vers mon collègue lorsque je me serais éloigné de ce « furibond » comme ils le décrivirent ensuite...

Lorsqu'il avait vu un autre cheval à la robe grise, ses oreilles s'étaient inclinées en arrière et il s'était cabré. Peut-être le connaissait-il ? Peu m'importait puisque ce cheval était un cheval de capture, et que je ne les aimais pas vraiment...

J'étais sortis et m'étais approché, simplement. Il s'était immobilisé, raide puis, il s'était retourné et m'avait observé. C'est à cet instant que j'affichais mon plus grand sourire, incertain et qui était souvent pris comme moqueur alors que l'intention était toute autre. J'étais à peine plus haut que lui et plus fin. Je sentais bien qu'il me parcourait pour me détailler, mais comment le lui reprocher alors que j'avais sans cesse fait de même quelques secondes plus tôt ?

Il finit par pencher la tête sur le côté, comme interrogateur vis-à-vis de ce que je fichais ici. Son regard est presque plus noir que le mien tant il me transperce. Je n'aurais guère envie de me moquer de lui, et si ç'avait été mon but premier, je crois qu'après avoir été assassiné de la sorte par ses prunelles d'un gris brumeux, je me serais bien ravisé !

Mais je ne retournerais sur mes pas pour rien au monde, et après avoir tout de même engagé la conversation, je le devine surpris et méfiant. Il a l'air désarmé, comme si ma réaction était de celles que l'on anticipent pas. Sans doute était-ce le cas... Je lu la surprise sur son visage, et j'attendis que ça lui passe...

Il finit par secouer sa crinière cendrée et je vois bientôt, pour mon soulagement le plus total, ses oreilles se dresser vers l'avant, attentif et un peu moins enclin à une rage sans nom visiblement. Un sourire se dessine et sa voix se veut calme et neutre. Il se présente, et me confirme ce que je sais déjà : il est bien sauvage et viendrait... Des marécages ? Hmmm... Jamais entendu parler. Je demeure silencieux un instant, avant de répliquer :


- Kinley... Hum, un nom très original, tout comme cette robe d'ailleurs (je la parcours une nouvelle fois d'un œil pressé, ma voix se veut admirative). Sauvage... Ouah...


Je laisse quelques secondes s'écouler sans que cela ne me frôle l'esprit, avant de m'ébrouer et de rependre vivement :


- Oui les marécages... Non je ne vois pas du tout où ça se trouve... En fait, je suis un cheval de surveillance alors je ne quitte pas cet endroit... Normalement. Mais je le fais quand même pour aider ceux qui sont sur le point de se faire capturer, tout comme j'aide ceux qui échouent ici contre leur gré...


Je disais ça sans forcément le viser, mais je ne me rendis pas compte sur le coup que mon regard était figé sur lui, que j'avais des grands yeux doux comme si j'ajoutais en mon for intérieur « comme toi par exemple... »

Une lueur folle dansa dans ses prunelles lorsqu'il évoqua les bipèdes. Il n'en avait peut-être pas conscience après tout, mais je retrouvais cette étincelle chez tous les autres qui l'avaient précédés, et je la retrouverais aussi chez tous ceux qui le suivraient... Il paraissait distrait et montrait des signes de nervosité. Il repensait sûrement à son ancien territoire, sûrement tranquille...

J'entendis un cri, et je me retournai. Au loin, un cheval se rebellait visiblement contre son cavalier. Je ne sais pas pourquoi, mais il s'était emballé et cabriolait comme un fou. J'eus un sourire. Si nous faisions tous ça, bientôt, les cow boy n'auraient plus de monture pour assouvir leur envie de capturer sans cesse plus de chevaux... Cependant, j'avais déjà discuté avec des équidés ici qui aimaient leur cavalier, et même si au fond je ne les comprenais pas, même après avoir essayé, je savais que je ne pourrais pas les faire changer d'avis. Après tout, nous étions tous dans ce monde pour une chose, et on ne pouvait pas tous être des petits Hurlorage's, ou des petits Kinley's dans nos têtes. Le monde serait triste si c'était le cas... En plus, il n'y aurait que des mâles et on mourrait tous alors...

J'en profitais pour observer les alentours. Les humains s'adonnaient à leur quotidien lassant, qui me faisait souvent tomber de fatigue. Je reportais mes yeux noirs sur un vieux cheval qui était là depuis un bon moment. Sa famille l'avait abandonné et il s'était fait attraper sans soucis puisqu'il avait été blessé. Il n'avait jamais raconté à quiconque comment... Et ça nous fascinaient tous. Il m'avait déjà dit qu'il terminerait sa vie ici, et il avait l'air si triste...

Mais il me disait qu'il ne regrettait rien, qu'il avait au moins pu connaître la liberté et les terres qui n'appartiennent à personne... Même si beaucoup prétendent le contraire.

Je fouillai du regard une occasion d'aider Kinley à s'enfuir... Encore une fois, il me faudrait prendre en compte tous les éléments, de la météo aux actes des hommes. On ne sait jamais, un seul détail peut faire tomber à l'eau tout un plan...


- Dis Kinley... Tu me les montreras un jour ? Je veux dire... Tu sais, les marécages. J'aimerais bien les voir.


Mes oreilles se tordaient dans tous les sens, à l'écoute du moindre son. Je lorgnai ensuite les autres chevaux, mais tous avaient tournés leur attention ailleurs. Ils mangeaient, discutaient, riaient, dormaient ou travaillaient tout simplement.

Je soupirai profondément, puis regardai le ciel en songeant qu'un jour, moi aussi je serai à nouveau libre d'aller où je voudrai, et de choisir la vie que je voudrais mener. Il me fallait pour ça éviter de vivre à leur crochet, et être trop domestique. Je devrais réapprendre à me défendre lorsqu'on m'attrapait et, au lieu de songer qu'ils me ramenaient à la maison, je devrais réussir à penser qu'ils m'arrachaient à ma vie adorée.

Kinley secoua à nouveau son encolure aux milles odeurs sauvages qui vinrent me chatouiller les naseaux. Il m'adressa un sourire chaleureux qui réchauffa mon cœur. 

L'ombre d'un oiseau qui nous passa au dessus de la tête me fit à nouveau regarder le ciel. J'imaginais son bleu pur se refléter dans mes prunelles noires, leur offrant au passage un peu de sa douce couleur claire... Je constatai que l'astre lumineux qui illuminait le ciel se dévoilait un peu plus et je ne pu m'empêcher de susurrer faiblement :


- Revoilà le soleil... Le soleil de l'espoir nouveau. Je ne sais pas toi mais au fond, quand je le vois, c'est comme si j'oubliais tout ce qui se trouvait autour de moi...



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MessageSujet: Re: Âme charitable pour un prisonnier déjà trop remué par les évenements... [PV Hurlorage]   Jeu 25 Juin - 15:20

Belles paroles, mais où sont les actes ?


Il a fait taire les moqueries et les rires, tout à l'heure, et à présent, seuls quelques murmures me parviennent encore. Je lui en suis reconnaissant : peut-être est-il réellement là pour m'aider ? Il garde le silence quelques secondes avant de répondre :

- Kinley... Hum, un nom très original, tout comme cette robe d'ailleurs. Sauvage... Ouah...

Je sens son regard parcourir ma robe à ses mots, je frémis, mal à l'aise. Mais presque aussitôt il reprend, ruinant mes craintes de devoir ajouter quelque chose par moi-même. Ses derniers mots sont admiratifs, et il s'ébroue avant de continuer :

- Oui les marécages... Non je ne vois pas du tout où ça se trouve... En fait, je suis un cheval de surveillance alors je ne quitte pas cet endroit... Normalement. Mais je le fais quand même pour aider ceux qui sont sur le point de se faire capturer, tout comme j'aide ceux qui échouent ici contre leur gré...

Ne jamais quitter cet endroit doit être... Horrible. Néanmoins, je vois bien son regard fixé sur moi, l'étincelle de douceur qui ajoute à sa place un "comme toi" trop évident. Bien que cela me mette mal à l'aise de recevoir ainsi une invitation à être aidé, j'en suis trop heureux pour bien le réaliser. Compte-il donc me venir en aide ?! Ou peut-être... Peut-être attend-il ce genre de réaction et ruinera-t-il tout mes espoirs en quelques paroles blessantes. Je me rembrunis, mais déjà, un cri nous distrait tout deux. Au loin, un cheval cabriolait comme un fou, son cavalier ballotté en tout sens sur son dos. Eh bien, au moins un qui se rend compte de son malheur ici ! Je reviens à nous deux, regarde le dénommé Hurlorage -et cela me fait toujours bizarre d'appeler un équidé à peine rencontré par son nom- observer les alentours. Il reprend :

- Dis Kinley... Tu me les montreras un jour ? Je veux dire... Tu sais, les marécages. J'aimerais bien les voir.

Il observait les autres chevaux en disant cela, à l'écoute de tous les bruits, toute attention ailleurs. Il regarde le ciel, pensif. Je respecte son silence, peu désireux de déranger quelque souvenir ou quelque simple pensée.

- Revoilà le soleil... Le soleil de l'espoir nouveau. Je ne sais pas toi mais au fond, quand je le vois, c'est comme si j'oubliais tout ce qui se trouvait autour de moi...

Je ne peux m'empêcher de sourire quand il continue de parler. Bavard le petit ! Et puis, quand il parle d'oublier les alentours, je frémis. Comment pourrais-je oublier tout cela ? Comment, je vous le demande bien. Non, je ne pourrais jamais. Et puis, de mes marécages, voir le soleil était... délicat. Les brumes le dissimulaient bien souvent et en grande partie, mais j'appréciais cette ambiance claire-obscure. Néanmoins, avant que l'idée de reprendre la parole ne l'effleure, je décide de répondre et prends la parole, de ma voix mélodieuse :

- Te montrer les marécages ne seraient pas un problème, si seulement je n'étais pas actuellement entravé, abandonné de toute liberté. Et puis, tu sais, de là-bas, on ne voit pas souvent le soleil...

J'évite son regard, observe les alentours. Le grand gris m'observe, immobile, de son regard... sauvage. Il n'est pas d'ici, je suis prêt à le parier. Mes oreilles se collent contre ma nuque, je me détourne. Je n'aime pas beaucoup cet étalon-là. Je rêverais de demander son identité à Hurlorage, mais je ne veux pas l'incommoder. Et puis, qu'importe, au fond. Ce n'est qu'un cheval parmi d'autres. Oui, mais un cheval qui pourrait être... Je chasse ces songes, frappe le sol du sabot postérieur, comme si une mouche m'avait dérangé. Mais ce n'est pas le cas. Je fouette l'air de ma queue, prenant garde à ne pas atteindre le gris souris qui ne semblait que demander à m'aider. Oh, j'aurais aimé le croire... Mais je ne crois qu'à ce que je vois, et pour le moment, à part en parler, il n'a rien fait.

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MessageSujet: Re: Âme charitable pour un prisonnier déjà trop remué par les évenements... [PV Hurlorage]   Lun 27 Juil - 19:57


Action !


"Parce que c'est dur parfois
de jouer un rôle..."



Kinley... C'est vrai que ma réaction face à cet équidé, qui n'était autre que mon congénère tout compte fait, tenait plus du poulain qui parle à l'étalon dominant. Je savais bien que je vouais à ces chevaux inconnus du bataillon, une importance bien trop élevée, trop malsaine diront certains, ou incompréhensible... Comme si au final, je n'étais pas normal. Mais regardez-moi ! J'ai quatre pattes, une queue, une crinière... Je suis comme vous, fait d'os et de chair, avec pourquoi pas si vous le désirez, les kilos de muscles que l'on perçoit avec eux.

Il frémit. Je peux parfaitement comprendre qu'il ne se sente pas dans un endroit sécurisant. Il n'a jamais vu le coin, et j'ai ressentis moi aussi ce sentiment d'être minuscule dans une enceinte aussi vaste peut-être, mais qui semble pourtant si fermée... On ne sentirait... Comme étouffé par ces murs, ce bric-à-brac dont seuls les humains ont utilité, qui traîne par-ci, par-là... Ces harnachements, ces clôtures, ces petites maisonnées qui accueillent les cow boys, les écuries... Comme si les murs n'imposaient pas à eux seuls leur imposante masse, brisant ainsi le paradis sauvage d'une nature qui, jusqu'à l'arrivée de ces créatures à deux pattes, semblait indomptable, imprévisible, et paraissait vouloir le rester à jamais.

Je suis agréablement surpris de constater que l'étalon demeure attentif à ce que je peux bien lui raconter. Il en faudra au moins pour faire la conversation et comme je connaissais l'endroit, cela pourrait peut-être le détendre, au moins le faire souffler un peu avant son évasion... Ou en tout cas, pour ce qui en serait la tentative.

J'allais encore une fois me mettre la pression pour quelque chose que beaucoup qualifiaient de stupide, ou de sans intérêt. Lorsque je disais qu'il fallait préserver les troupeaux de chevaux sauvages, on me demandait toujours avec cette même désinvolture :


- Et qu'est-ce qu'ils font pour toi en échange les chevaux sauvages hein ? Rien ! Tu les aides, ils se sauvent et tu les reverras jamais de ta vie ! Alors explique-moi seulement pourquoi nous devrions faire toujours tout comme toi et rendre service à un cheval qui ne nous rendra jamais la valeur de notre geste ?

- Les chevaux sauvages nous remercient. Tu sais parfois, notre geste semble plus grand parce qu'ils ne nous le rendent jamais, mais crois-moi, toute la reconnaissance que je lis dans leurs yeux, le bonheur que je décrypte sur leur visage lorsqu'ils retrouvent leur chez-eux, tout ça m'est amplement suffisant. Et puis tu te trompes. Ils me promettent de me faire découvrir leur univers, ce sont plus que de simples chevaux qu'on ne croise qu'une fois dans toute une vie. Si on prend le risque d'aider les âmes en peine, alors elles peuvent se révéler être de bien puissantes amies tu sais, avais-je répondu, d'abord sur un ton un peu courroucé, qui s'était peu à peu apaisé, pour finalement achever ma tirade sur un timbre de voix qui tenait plus du murmure...

- Heureusement qu'on ne raisonne pas tous comme toi, finissait-on par me dire pour me faire clouer mon affreux caquet.

- Oui tu as raison, j’acquiesçai avec un sourire tendre et sincère. Heureusement... Que l'on ne pense pas tous comme moi. Le monde serait triste non ?


Et je m'en allai, non désireux généralement, de poursuivre une conversation dont je savais qu'elle n'aboutirait à rien d’intéressant. J'aimais bien débattre, mais lorsque je me trouvais en face de quelqu'un qui n'était pas ouvert à la discussion et au fait de partager diverses opinions qui pourraient le faire changer d'avis, ou lorsque c'était moi qui était dans cet état négatif, je préférais mettre un terme rapidement à l'échange, soit de cette façon, soit en m'excusant, et en expliquant à mon interlocuteur que l'heure pour moi, n'était pas au partage de points de vue.

Mes yeux s'illuminèrent de milles étoiles nullement comparables à celles que l'on pouvait observer dans le ciel une fois la nuit tombée, lorsqu'il m'expliqua que ce ne serait pas un problème de me faire voir les marécages. Un sourire béat décorait mon visage émerveillé, tandis que je balbutiais déjà, presque hors de moi-même :


- C'est vrai !? Tu m’emmènerais sur la terre d'où tu viens ? Les marécages... Pour le soleil, pas de problème, j'ai une robe plutôt sombre comme tu vois, et il me donne chaud. Je te laisse imaginer avec le harnachement, comme on peut transpirer...


Je me rend soudain compte que celui que je considérais déjà comme mon nouvel ami semblait regarder quelque chose, mais comme je me disais que l'environnement était nouveau, ses prunelles auraient pu se reporter sur n'importe quoi ici qui soit purement banal pour moi. Cependant, lorsqu'il plaqua ses oreilles en arrière, je fus instinctivement contraint de suivre son regard pour m'arrêter sur un cheval gris qui l'observait. Je l'avais déjà aperçu dans le fort, mais de là à le connaître. De prime abord, je n'avais guère envie de l'approcher... L'atmosphère entre eux était étrange... Presque électrique. Je pourrais bientôt ressentir toute la tension qui les liait à distance.

Kinley chasse une mouche -tout du moins c'est ce que je crois- et bat l'air des crins de sa queue. Moi j'observe, comme à mon habitude. Puis, il me suffit d'infliger un léger et discret coup d'épaule à mon camarade pour lui faire reporter un semblant d'attention sur moi. J'avais un plan... Je le regardai avec un sourire et, feintant le fait de le grattouiller vers l'oreille, je lui susurrai :


- La porte du fort s'ouvrira sous peu pour faire entrer une nouvelle patrouille. Je vais te libérer mais tu ne bouges pas d'accord ? Je fais diversion...


Pour joindre mes actes aux paroles, je tendis l'antérieur et baissai l'encolure de sorte que l'on pense que je me démange à cet endroit. En réalité en tendant mon sabot, j'avais habilement réussi à coincer la cordelette dessous et un coup de dents suffit à la rompre. Si Kinley ne bougeait pas d'un cil, on n'y voyait que du feu.

Je lui jetai un coup d’œil furtif, mes grands yeux l'interrogeant, dans le but de savoir si oui ou non, il me ferait confiance. Je dressai fébrilement mes oreilles, attentif, guettant le moment propice où il me faudrait me jeter dans l'arène...


Une fois de plus, on comptait sur moi. Une fois de plus, je ne devrais décevoir personne...





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Dernière édition par Hurlorage le Dim 25 Oct - 14:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Âme charitable pour un prisonnier déjà trop remué par les évenements... [PV Hurlorage]   Sam 8 Aoû - 22:16

Un allié inattendu ?


Il me semble voir la Voie Lactée dans son regard de nuit, et cela ne m'aurait pas étonné de rencontrer Pégase, la Petite Ourse ou je ne sais quelle autre constellation. Mais ce n'est pas le cas. Ces étoiles-là me sont inconnus, mais plus belles encore. Elles brillent de mille feux dans l'obscurité de ce regard aux abysses sombres mais lumineuses à la fois, dans un contraste de clair-obscure étrange, mêlant la noirceur des profondeurs et la chaleur d'un regard bienveillant et avide de découverte. Au fond, ne me semble-t-il pas voir mon propre reflet d'antan, au fond de ces précipices fait d'ombre et de nuit ? Mais il chasse mes pensées quand, surexcité, il balbutie :

- C'est vrai !? Tu m’emmènerais sur la terre d'où tu viens ? Les marécages... Pour le soleil, pas de problème, j'ai une robe plutôt sombre comme tu vois, et il me donne chaud. Je te laisse imaginer avec le harnachement, comme on peut transpirer...

Un sourire se profile sur mon visage, amusé, un petit rire m'échappe. Et puis je croise le gris et mon expression change, l'électricité remplit peu à peu l'atmosphère. Pourtant, Hurlorage me ramène à son attention d'un léger coup d'épaule et feint de me grattouiller près de l'oreille avec un sourire pour me glisser discrètement :

- La porte du fort s'ouvrira sous peu pour faire entrer une nouvelle patrouille. Je vais te libérer mais tu ne bouges pas d'accord ? Je fais diversion...

Je retiens un air surpris tandis qu'il se penche en tirant doucement sur la corde pour la coincer, feignant de se gratter pour donner un coup de dents sec sur le seul lien qui me lie à ma captivité. Ou du moins, l'un des seuls, car il reste les lourdes portes à franchir. Néanmoins, je respecte ses paroles, reste immobile. De toute façon, au point où j'en suis, lui accorder ma confiance ou courir désespérément vers des portes closes... Mieux vaut lui accorder ma confiance ! Je pourrais toujours courir vers les portes après. Néanmoins je ne dis rien, réponds à son regard interrogatif par un coup d'oeil entendu. Me voilà prêt, muscles tendus, attendant son signal pour m'élancer sitôt qu'il m'en donnerait l'ordre. Et malgré l'idée que cela puisse être un piège qui persiste, j'en fais abstraction pour lui donner toute mon attention.

Néanmoins, je risque un coup d'oeil vers le gris qui m'observe, sourcils froncés, les oreilles couchées. Il a dû remarquer notre petit numéro. Silencieusement, je prie pour qu'il ne dise rien et, malgré moi, je ne peux que chercher à deviner ses intentions en soutenant son regard. L'animosité a disparu du mien, ce n'est plus le potentiel père indigne et absent, il est le parfait inconnu capable de ruiner notre plan. Mais il ne bouge pas, m'observe, silencieux, droit comme un i ainsi enfermé dans son petit paddock de fortune. Je plisse légèrement les yeux tandis qu'il s'ébroue, comme pour me dire qu'il ne fera rien, comme... pour me signifier qu'il essaye de se racheter. Du moins est-ce l'impression amère qu'il me laisse. Et lorsque je reporte mon attention sur Hurlorage, c'est une mine troublée que je me découvre. Finalement... Il est possible qu'il soit effectivement cet étalon qui, huit ans plus tôt, nous a lâchement abandonné, ma mère et, par conséquent, moi, bien qu'encore dans le ventre de la première. Je secoue à mon tour mes crins, tentant de chasser ces pensées, frappe le sol du sabot dans un semblant de piaffé pour me ressaisir. Aller Kinley, c'est pas le moment de perdre pied avec la réalité ! Et pourtant, mes pensées me happent malgré moi, lentement, malgré mes tentatives pour leur résister. Je réfléchis à toute allure, à ma mère, à moi, au gris et aux vagues connaissances que j'ai de mon géniteur. Si c'est lui mon père, si par pur hasard c'est lui... Je frémis, n'osant y songer, désirant m'enfuir au plus tôt de cet endroit, aussi bien pour ne plus voir l'étalon que pour retrouver mes marais et ma liberté. Mais le souris tiendra-t-il parole ? M'aidera-t-il réellement à sortir d'ici ? Ce n'est plus qu'une question de temps avant de le découvrir...

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MessageSujet: Re: Âme charitable pour un prisonnier déjà trop remué par les évenements... [PV Hurlorage]   Mer 10 Aoû - 11:26

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MessageSujet: Re: Âme charitable pour un prisonnier déjà trop remué par les évenements... [PV Hurlorage]   Mer 10 Aoû - 11:41

Je vais prendre des nouvelles d'Hurlorage, j'aimerais vraiment le finir, Il est important pour Kinley et Standorm, PPC que je dois finir ~ Je te tiens au courant




~ Fiche de Personnage ~ Son cavalier : Arès ou Le Serpent
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Âme charitable pour un prisonnier déjà trop remué par les évenements... [PV Hurlorage]

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