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 Situation peu commune~

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Chibimi
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MessageSujet: Situation peu commune~    Lun 15 Juin - 19:30




"Une petite rencontre dans les canyons avec un étalon plutôt.... étrange? Je ne comprends toujours pas pourquoi il me parle aussi bizarrement, il me fait un peu peur..." Chibimi.


La forêt était le meilleur endroit pour trouver de bons fruits à grignoter! Ou alors la plaine qui offre de la bonne herbe tendre et juteuse et ou il faisait bon vivre! Alors pourquoi diable la jument qu'était Chibimi avait décidé d'aller explorer les terres arides du désert?! Et comme si la chaleur tapante de ces terres ne suffisait pas, l'équidé s'était dirigée vers le canyon, l'endroit le plus dangereux qui soit! Quoique... Avec sa vie de solitaire et son caractère méfiant et timide, Chibimi a dû se dire qu'elle ne réussira jamais à se faire le moindre ami et finira peut-être toute seule même après sa mort et a décidé de se tuer?... Non, bien sûr que non, malgré sa méfiance envers tout ce qui bouge, la jument avait toujours son esprit au complet -hum...- et était assez sage pour penser au suicide, mais cela n'explique toujours pas sa venue en ces lieux...
Chibimi marchait tranquillement entre les grands canyons, le visage serein, l'expression neutre, un regard calme, le genre d'image qui ne s'est jamais détaché d'elle depuis des années. Regardant droit devant elle, la jument avançait d'un pas décidé, comme si sa venue ici avait un objectif. Une fois sortie du premier creux, Chibimi s'arrêta un instant, regardant à droite et à gauche, les sens en alerte avant d'afficher une moue, exaspérée. "Je me suis perdue..." Se dit-elle en soupirant. Avoir un objectif en venant ici? Laissez tomber, cette petite cruche s'est juste laissée aller vers où ses sabots l'ont emmenés! Son esprit? Sans doute parti fouillé dans ses pensées, non pas pour tenter une nouvelle fois de se rappeler son passé, mais pour s'imaginer ses réactions si elle venait à rencontrer quelqu'un qui la reconnaîtrait.

Ce fut au bout de quelques minutes, après être retournée sur ses pas, que la jument fini par entendre des bruits de galop. Redressant les oreilles pour mieux entendre et déduire la direction des bruits, Chibimi fit à nouveau demi-tour et la voilà détaler au grand galop pour s'éloigner le plus loin possible des arrivants. Pourquoi fuir? C'est simple, la jument n'est pas habituée à la compagnie, encore moins si il y a plus d'une personne à qui parler, ça a tendance à la mettre mal à l'aise et finit par se faire passer pour une coincée, même si elle l'est vraiment...
Chibimi finit par trouver un petit coin isolé pour se mettre à l'abris, ne voulant en rien rencontrer ces chevaux qui devaient faire la course dans les parages. Voilà d'ailleurs une idée plus saugrenue que celle de se promener ici! La jument resta silencieuse pendant un moment, allant même à retenir sa respiration pour ne faire aucun son. Les craintes de la jument redoublèrent en entendant des voix humaines. C'est tout ce qui lui fallait tiens! Mieux vaux s'éloigner d'avantage si elle ne voulait pas finir dans un enclos! Aussitôt dit... enfin.. pensé, aussitôt fait! Chibimi quitta son petit coin et trotta jusqu'à la sortie du canyon, au moins elle ne risquerait pas de faire cette désagréable rencontre avec les bipèdes mais..... "Arf... Je suis bien trop curieuse!..." Se cria-t-elle en s'ébrouant et.... avant de retourner dans le canyon?! A quoi pense donc cette jument imprudente?! La voilà qui trotte à la recherche des hommes maintenant! Un jour, elle causera sa propre perte...
Elle finit par s'arrêter après avoir déduit qu'elle était assez proche, bien cachée derrière un des rochers rougeâtres, observant attentivement ce qui se passait...


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Hurlorage
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MessageSujet: Re: Situation peu commune~    Ven 19 Juin - 23:48


T'es... Perdue ?
"Je m'appelle Hurlorage, je peux t'aider si tu le souhaites..."


Le ciel était dégagé, d’un bleu pur et fantastique, le soleil tapait dur aujourd’hui encore, et j’étais en service. Autant vous dire que sous ce soleil de plomb, ma robe sombre me faisait transpirer comme un beau diable. L’Enfer n’aurait été qu’une douce brise à côté de la canicule journalière qui m’assommait. Je soupirai… Encore deux tours de surveillance inutile et mon cavalier prendrait sa pause pour aller déjeuner avec ses collègues.

J’accélérai l’allure pour terminer un peu plus vite. L’homme qui me montait ne tenta d’ailleurs pas de me faire ralentir ce qui me laissa deviner qu’il avait aussi envie d’en finir pour se remplir l’estomac. Nous étions donc d'accord, marre de tourner en rond dans le fort, avec rien à signaler. J'étais impatient à l'idée qu'on me retire ma selle, parce que j'étais complètement en nage... Je mordillai mon mors, qui lui aussi commençait à m'embêter sérieusement. J'avais horreur de ce bout de métal dans ma bouche, qui me laissait son goût affreux sur son passage.


Enfin, plus que quelques pas à faire et je m'arrêterais enfin. Là, j'aurais fini pour la journée ! Alors j'allonge les foulées, histoire de tricher un peu parce que je suis vraiment fatigué au-delà de ce que l'on peut décrire. Je sens mon cavalier glisser le long de la selle, et je soupire profondément. Enfin, service terminé pour aujourd'hui... On me retire la bride, remplacée par un licol et on m'ôte aussi la selle. Je crois renaître quand je sens l'air frais se promener sur ma colonne vertébrale. Je plonge mon nez dans l'eau fraîche, que je bois à grandes gorgées. Ce que ça fait du bien ! Je ne me souvenais plus de ce que ça faisait de se rafraîchir comme ça...

Je redresse l'encolure et entame la conversation avec un autre cheval. Il se nomme Trouck, et nous parlons de temps en temps. Je dois dire qu'à son arrivée, je pensais que le courant n'allait jamais passer entre lui et moi ! Nous passion notre temps libre à nous prendre la tête, à ne pas nous supporter et à chercher des piques à envoyer à l'autre dès que possible. Les vulgarités allaient bon train de son côté, tandis que je préférais le rembarrer d'une manière plus subtile, ce qui me valait des regards attendris et admiratifs des juments de cow-boy. Je n'aimais pas entrer dans les délires familiers des autre étalons et me contentai de me comporter en ce qui pourrait ressembler à la définition d'un gentleman chez les humains. Alors oui, j'aimais bien plaire, et autant dire que j'étais assez reconnu dans le domaine, mais je n'en abusais pas pour autant contrairement aux autres mâles qui pouvaient y avoir. Et là, croyez-moi ou non, mais j'étais bien capable de vous citer des noms... Et ces étalons là m'énervaient au plus haut point...

Trouck et moi discutâmes longtemps. Le soleil commençait à être vraiment agressif, ce qui me laissa penser qu'il devait être à son zénith. Un bipède passa, regardant sa montre et s'exclama :

- Déjà quatorze heures !? Oh avec tout ce que j'ai à faire, je suis pas prêt de voir la journée se terminer... Vivement ce soir qu'on se couche !


Je ne pus m'empêcher de sourire d'un air supérieur en songeant que moi j'étais tranquille jusqu'au moment où l'on viendrait me réveiller demain matin. Nous rigolâmes et je savourai ces moments de joie au fort, même si j'avoue que j'aurais préféré pouvoir galoper en liberté... Je prenais souvent des nouvelles des chevaux sauvages que l'on capturait, aimant échanger avec eux pour savoir ce que c'était que cette vie sauvage, comment ils s'occupaient et quelle erreur ils avaient pu faire pour se retrouver entre les mailles des filets Cow Boy... Généralement, je m'entendais plutôt bien avec les nouvelles recrues, et c'était un plaisir d'en apprendre toujours plus au cas où l'occasion se présenterait pour moi de m'enfuir de cette vie qui me faisait souffrir au fur et à mesure que les heures défilaient.

Oui j'en avais marre de cette routine... Marre de ce métro-boulot-dodo... Et surtout un énorme ras le bol que ce soit toujours la même chose. On me réveillait, me préparait et je faisais une bonne centaine de fois le tour de ces foutues infrastructures avant de pouvoir me rafraîchir, qu'on m'enlève mon équipement et qu'on me le replace si nécessaire l’après-midi. Plus que lassé des regards des juments, et des conversations avec les mêmes chevaux tous les jours... Blasé de ceux avec lesquels je ne parvenais pas à m'entendre et qui me jetaient des regards assassins parce que j'attirais plus de juments qu'eux. Pourtant je n'en faisais rien, je ne m'amusais pas à m'afficher en public et à faire le fier. Au contraire, j'aimais bien séduire, mais je détestais me pavaner pour ça. D'autant que si je jugeais ce comportement comme plus que pittoresque, ce n'était certainement pas pour le reproduire.


Soudain, mon regard dévia vers la porte du fort, parce que je captai un mouvement. Elle s'ouvrit, pour laisser entrer une nouvelle patrouille. Je vis une silhouette au loin. Un équidé sans aucun doute... Il allait encore bien se faire attraper s'il restait dans les parages... Il s'éloignait alors je commençai à me rassurer... Mais je n'étais pas entièrement détendu pour autant et ce sentiment s'amplifia au moment où Trouck lança :


- Oh oh ! Celui là, il va droit vers les Canyons... Tu sais quoi ? J'ai entendu dire que la patrouille de chasse qui est parti tout à l'heure allait pas loin. Je pense qu'en somme, on peut dire que c'est une future recrue.
- Compte pas trop là dessus, marmonnai-je en me préparant à me cabrer.


Je n'allais pas laisser un cheval se faire prendre au piège. J'aimais les éviter au mieux de les laisser se faire attraper par ces humains. Je n'appréciais pas les humains, je les supportais, mais jamais je ne pourrais approuver le fait qu'ils privent les autres de leur liberté...

Le licol déjà bien usé se brisa sous le sifflement admiratif de Trouck et les acclamations des juments en chaleur. Ni une ni deux, je n'attendis pas que les quelques bêtes à deux pattes se jettent sur moi pour partir au galop. L'un d'eux cria de refermer la porte, et ceux qui en étaient chargés avaient commencés à s'en éloigner pour le déjeuner. En me voyant en liberté, galoper en leur direction, ils se jetèrent sur les poignées mais je ne ralentis pas d'un poil mon allure la plus rapide et les bousculai, les faisant tomber tous deux sur le sable. Un regard en arrière, et une pensée, une seule, qui fut celle-ci :

« Je reviendrai les gars... De toute manière, vous savez me rattraper depuis le temps. Je n'ai plus le choix maintenant... Ma place est ici, même si j'aimerais mieux être ailleurs. Je ne peux pas vivre tout seul... »


Je filai en direction du canyon. J'y sentis une odeur de jument toute fraîche et je décidai de la suivre. Je ne savais pas où ça allait me mener mais ce donc j'étais sur, c'est que j'avais dépassé la troupe d'humains qui arrivaient. D'ailleurs en parlant d'elle, on peut dire qu'ils étaient rapides...

Malheureusement, c'est moi qu'ils pistaient, et donc, c'est moi qui étais seul responsable de leur présence entre les rochers...

Je galopai comme un fou tant et si bien qu'ils perdirent ma trace et se décidèrent à chercher dans le canyon. Je poursuivis ma route jusqu'à apercevoir entre deux rocher des crins d'une couleur qui se dégradait filer à toute allure. Je savais que c'était l'équidé en question. J'entendis un homme hurler de sa grosse voix au reste de la bande :


- Ils sont deux là dedans !


Je m'infiltrai entre deux pierres, dans un chemin où je ne pensais pas pouvoir m'incruster... Mais j'y parvins au prix de quelques efforts, et quelques égratignures. Heureusement, le chemin se desserra peu après et je me retrouvai face à la jument en question. Elle me tournait le dos, et observait les hommes.

Ils étaient juste derrière les roches qui nous abritaient, et je devinai que si je lui faisais peur, tous deux étions pris. Il fallait que je trouve un moyen subtil de lui faire remarquer sa présence, sans qu'elle ne prenne la décision de s'enfuir. Mon licol allait bien lui signifier que je venais du fort...

Tandis que je réfléchissais, je la détaillais : elle était pie... D'une belle couleur brune étaient les taches qui la recouvraient en partie. Je ne pouvais pas toutes les voir puisque je ne la voyais pas en face. Mais elle était très jolie. Ses crins me fascinaient. Ils étaient roux, bruns et tiraient sur le blond en dégradé. J'avais l'impression de voir des flammes onduler au vent, et je crus même en entendre le crépitement tant j'étais fasciné par cette courte observation.


Je décidai de m'approcher doucement. Sans doute le bruit de mes sabots qui claquaient sur les roches l'alerteraient-elle. Je fis exprès de shooter dans une caillasse en prenant tout de même garde à ce que les hommes soient assez loin. En même temps, un aigle passa dans le ciel et poussa un piaillement si puissant que j'eus la certitude qu'ils n'avaient rien entendu. Seule la jument, qui paraissait à la fois curieuse et méfiante (sentiment que je comprenais), pouvait l'avoir perçu.

Je me décidai à murmurer :


- Excusez-moi... Mais il ne faut pas rester ici... C'est dangereux.


Une fois qu'elle m'eut remarqué, je me redressai et me présentai :

- Bonjour, enchanté très chère. Je me nomme Hurlorage et je suis un cheval de cow-boy, comme peut en attester mon licol. Soyez sans crainte toutefois... Je vous ai vu tout à l'heure, depuis le fort, et je suis venu vous aider... Il faut me croire, j'étais indien avant d'après ce que je me souviens et j'aide souvent les chevaux à retrouver leur liberté, ou a échapper aux filets des humains, parce que même si je les supporte malgré-moi, je n'approuve pas tout ce qu'ils infligent aux chevaux sauvages...


Je la regardai dans ses yeux d'un marron intense... Franchement, on pouvait dire qu'elle était sublime, et je n'étais pas mécontent d'avoir croisé son chemin, même si j'aurais aimé que cela soit dans une ambiance autre que dans cette situation.

Je songeai à Trouck. Il ne m'avait jamais compris et me disait souvent qu'il adorerait avoir autant de juments à ses sabots que j'en avais... Mais ce qu'il n'avait pas encore compris, c'était que ce qui avait favorisé la majorité de mes rencontres, c'était ce qui faisait courir l'adrénaline dans mes veines, et que tous appelaient : l'Aventure...



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MessageSujet: Re: Situation peu commune~    Sam 20 Juin - 0:49

[Je changer de narration! Je laisse parler ma juju' comme j'avais l'habitude de faire X3 J'adore ton post et ta recolo en passant!]

______________________________


Hurlorage & Chibimi


Fais-moi sortir de là!


J'avais bien entendu des bruits de sabots derrière moi, mais n'avais pas osé faire le moindre mouvement. Je sentais ma respiration s'accélérer au rythme des battements de mon cœur et mes pattes s'étaient mis à trembler. Ce fut au moment où un aigle eu la brillante idée de pousser un cris strident que je décidais enfin de me retourner - en un bond- et faire face à la personne derrière moi. D'une façon ou d'une autre, la vue d'un autre cheval me calma un peu et je pu me détendre, même si je savais que baisser ma vigilance serait une mauvaise idée. J'avais les oreilles couchés contre mon crâne et les yeux grands ouverts sur le cheval face à moi. Un étalon noir, tout simplement. Aucune trace sur son corps, c'est comme si les ténèbres s'étaient emparé de lui entièrement, mais, pour une raison inconnue, cela rendait très bien... Toute fois, mon regard s'arrêta sur une chose longue et fine autour de son cou et quelque chose me disait qu'il était du côté des humains, ce qui me fit faire un pas en arrière, méfiante, mais on dirait que l'étalon avait compris et avait fini par se présenter et me confier ses intentions, ce qui eu pour effet de me calmer davantage, redressant les oreilles et retirer la lueur de méfiance dans les yeux, même si je préférais toujours rester sur mes gardes. Je soupirais de soulagement après ses explications, mais n'osais rien dire du tout, ne sachant pas trop de quoi parler... Peut-être dire un petit "merci" ou me présenter à mon tour serait pas mal, mais je ne pense pas que ça soit le bon moment pour ça, si? Nous sommes encerclés par des bipèdes, et pas des plus sympathiques on dirait, alors sortir d'ici est ma priorité pour l'instant!

    -Alors... A-Avez-vous une idée de comment sortir de là?


Avais-je demander d'une voix basse et timide, quelque peu tremblante, mais ça, c'était tout naturel pour moi. Je n'ai jamais eu l'habitude de parler à qui que ce soit, et je pense que ma voix en fait les frais... Passons! Il y a plus important! J'avais toujours les pattes qui tremblaient à cause du stress et je sursautait au moindre petit bruit que j'entendais dans le coin, tournant la tête un peu partout pour voir ce que ça pourrait être. Folle? Si je ne sors pas d'ici indemne, je pense que je vais vite le devenir oui!...
Je me rapprochais de l'étalon, Hurlorage si j'ai bien entendu. Je ne savais pas pourquoi, mais quelque chose me disait que je pouvais lui faire confiance. Je me mise à côté de lui et vérifiais toujours les alentours, sachant que les humains étaient juste derrière le rocher qui nous cachait, Hurlorage et moi. Mes oreilles dansaient toujours sur le sommet de mon crâne, prêtes à desceller le moindre petit bruit pouvant provenir de derrière la caillasse. D'ailleurs, je ne tenais plus en place et voulais à tout prix partir d'ici! Je bougeais dans tous les sens, incapable de rester mobile à cause de mon angoisse et la peur de me faire attraper -même si bouger comme ça n'aide en rien...-



______

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MessageSujet: Re: Situation peu commune~    Sam 20 Juin - 14:02


Coin Obscur...
"Ne va... Surtout pas... Vers la lumière..."


L’ombre des rochers était mince et ne nous recouvrait pas. Son pelage étincelait la lumière éblouissante des rayons du soleil, et son regard me sondait, en quête de mes réelles intentions.

Je comprenais parfaitement sa méfiance, même si ça me faisait un peu de peine de voir que ma présence dans cet endroit étroit n'avait rien pour la rassurer. Elle me sondait, à la fois impressionnée et très prudente. Je ne doutai pas un seul instant du fait qu'elle restait sur ses gardes. Si j'avais pu me débarrasser de mon licol qui avait déjà visiblement bien vécu, je l'aurais fait. Malheureusement, je n'en avais trouvé ni les moyens, ni l'occasion, pourtant j'étais bien conscient qu'il représentait les hommes, et surtout les cow-boy en particulier... Donc un élément peu rassurant (pas du tout en fait) pour les chevaux qui passaient leur temps à les fuir. Et Dieu seul sait à quel point j'aurais aimé être encore de ceux-là... Mais ma vie avait pris un autre tournant, et ce, bien contre mon gré. Je devrais subir ma vie au fort encore un bon moment, même si la routine était épuisante et même si je rêvais chaque jour de désarçonner une bonne fois pour toute ce cavalier qui m'indiquait les marches à suivre, pour aller vivre comme me le dictait mon instinct depuis si longtemps... Il me fut bien amer d'en arriver toujours à cette conclusion qui ne prenait pas une ride et qui n'était pas prête de changer : j'étais un cheval de surveillance du fort, et j'allais encore tenir ce poste un long, très long moment... Mais je n'étais pas moins avide de plaines infinies et de vent en rafale qui ferait s'envoler mes crins dans tous les sens... J'étais sur qu'un jour, je retrouverais cette vie là... Ou du moins, que j'adopterais un mode de vie similaire, qui me permettrait de réaliser ce genre de rêve omniprésent, qui ne cessait de venir me tourmenter.

Elle s'était retournée en un bond impressionnant pour me faire face, et contrairement à celui que j'anticipais, son comportement ne fut pas celui d'être effrayée. Elle sembla plutôt rassurée, presque en confiance, et cette réaction suscita moultes interrogations de ma part. Disons que du peu que j'en savais sur les chevaux sauvages après en avoir côtoyé quelques-uns, c'était surprenant. Un certain m'aurait déjà menacé en me demandant de dégager, ou un autre aurait bêtement pris la fuite en alertant les cow boy qui l'aurait attrapé sans aucune difficulté... Mais elle restait étonnamment calme, à la limite de l'immobile.


Ses oreilles demeuraient plaquées sur son encolure, et elle me considérait avec de grands yeux. J'étais sur que je l'avais surprise. En même temps elle ne s'attendait sûrement pas à ce que je traîne dans le coin... Elle devait penser que les cow boy l'avaient repéré alors qu'en fait, c'était moi qu'ils suivaient initialement, et c'était moi qui les avait entraînés dans le Canyon... Mais ça, je n'allais certainement pas aller le lui raconter... J'avais remarqué que ses prunelles avaient suivies un petit moment le pitoyable bout de cordelettes usées qui pendait misérablement à mon cou, et que ça ne l'avait pas détendue plus que ça. Normal. Mais à l'écoute de ma voix, ses oreilles se dressèrent à nouveau, et elle soupira de soulagement. Si j'avais réussis ne serait-ce qu'à amenuiser un peu ses craintes, c'était déjà un bien grand saut de fait !

Comme je sentais la question (qui ne tarda pas d'ailleurs) sur le fait de savoir comment sortir d'ici, j'observai les alentours. A part des rochers, des pistes dangereuses, des cailloux qui risquent de tomber et les voix des cow boy, on n'avait pas grand chose... Et comme mon rôle au fort ne m'avait jamais permis de sortir, je ne connaissais pas vraiment les environs...

Donc autant dire que j'étais venu porter secours à un équidé sans en être vraiment capable... C'était puéril, immature et surtout irréfléchi... Impensable. Comment diable avais-je pu faire une chose pareille !? Et les cow boy qui fouillaient non loin, à la recherche de traces de sabots, de crins ou tout simplement, de l'odeur d'un cheval tel qu'ils aimaient bien les traquer...


La voix de la jument était timide et incertaine. Elle parlait bas, et ce n'était pas étonnant étant donné que la patrouille était encore assez proche de nous. Je n'étais pas rassuré non plus, mais je l'étais déjà plus que mon interlocutrice. Au moins je connaissais les humains, et ils verraient ma marque au fer rouge. Les initiales « U.S » leur prouverait bien que je m'étais juste échappé, et ils me ramèneraient dans un monde que je connaissais pour l'avoir servi. La jument elle, entrerait dans un univers qu'elle trouverait traumatisant, et qu'elle chercherait à fuir à tout instant, jusqu'à ce qu'on parvienne à la dresser pour la contraindre à tenir un rôle participatif dans la vie du fort. Et ni elle ni moi ne voulions ça. Tout reposait entre mes sabots pour nous faire sortir de ce Canyon qui me paraissait plus être un labyrinthe qu'autre chose. Mais comme dans tout labyrinthe, il y a une faille à trouver pour regagner la sortie... Mon regard se perdait partout, scrutait le moindre détail, la moindre voie possible et en ce qui me sembla être une fraction de secondes, j'explorai intérieurement toutes les possibilités, tout ce que l'avenir proche nous réservait à ma petite protégée et à moi.


La jument se plaça à côté de moi. Je devais résister à mes habitudes de séducteur, même si elle était vraiment jolie et me concentrer une bonne fois pour toutes. Ses oreilles pivotaient dans tous les sens, percevant la moindre particule de son perdue dans l'univers qui nous enveloppait. Moi, je soufflai, et me décidai à lui dire quel rôle j'avais chez les cow boy, déjà pour entretenir un semblant de conversation, et ensuite, pour la détendre au maximum.

Car si elle était stressée, elle risquait d'avoir un geste poussé par la peur, qui à lui seul suffirait à nous faire remarquer tous les deux. D'autant que je l'observais aussi, non pour en profiter - bon si pour en profiter un peu, je l'avoue – mais pour juger de l'état dans lequel elle se trouvait. Si je désirais agir vite et bien, il me faudrait analyser vite et bien...


- Ecoutez, vous pouvez me tutoyer. Après tout, ne sommes nous pas des amis maintenant ? Nous sommes tous deux des chevaux vous savez, et je ne pense pas que beaucoup de choses nous différencie. D'accord nous n'avons pas la même histoire, mais la votre à fait de vous l'une des plus belles rencontre qu'il m'ait été de faire.


A ces mots bien sur, mon sourire charmeur reprit le dessus, et je dus faire un effort considérable pour parvenir à me secouer, m'ébrouer et me dire que c'était fini, la petite drague à deux sabot le brin d'herbe... Il fallait vraiment que je fasse en sorte de rester le plus sérieux et le plus prudent possible, en prenant en compte tous les éléments essentiels et non négligeables qui seraient des atouts ou des contraintes pour nous sortir de là. Je repris :


- Excusez-moi, mais je suis plutôt séducteur comme étalon... Donc je ne peux pas m'en empêcher... Mais rassurez-vous, vous n'avez rien à craindre. Je veux juste que vous sachiez que je ne suis pas plus avancé que vous. Certes ces hommes je les connais, mais mon rôle est de surveiller le fort, donc en clair je... Eh bien pour tout résumer, vous êtes perdue ici, et en voulant venir vous avertir de ne pas rester dans les parages, j'ai attiré les cow boy et je le suis tout autant que vous maintenant... En fait, je ne quitte pas vraiment les structures, même si j'aimerais, à part pour mes petites fugues si je surprends un cheval sauvage à rôder un peu trop près...


Voilà. Au moins elle était fixée... Il me restait plus qu'à trouver un plan maintenant... Le temps qu'elle me répondre, je me mis à réfléchir de plus belle. J'entendis les cow boy approcher, aussi je me permis de la pousser dans l'ombre, et nous nous retrouvâmes collés, moi sur elle, contre une parois. L'ombre était fine, et nous rentrions tout juste en nous collant. Je lui susurrai pour la rasséréner :


- Ne vous inquiétez pas... Il ne faut pas bouger... Ils sont...


Je me tus, surprenant le faisceau d'une lampe torche. Ils éclairaient juste devant nous. Je déglutis péniblement, les yeux exorbités, et penchai la tête en arrière pour susurrer :


- Ils sont juste là... Ne vous inquiétez pas, si la situation devient critique, je sortirai pour les occuper le temps que vous partiez vous cacher un peu plus loin... Ils devraient être surpris de me voir détaler de cet endroit et ils ne penseront sûrement pas au fait qu'un autre cheval puisse être ici... N'ayez crainte...


Peut-être qu'elle ne les avait pas entendu venir. Moi, je sentais sa présence derrière moi, et je faisais tout mon possible pour ne pas l'écraser. Son souffle chaud m'effleurait, mais j'essayais de ne pas y penser, et portai toute mon attention devant moi. Je savais qu'elle avait peur, je ne comprenais pas pourquoi elle était ici et si elle ne le voulait pas, rien ne l'obligeait à me le dire. Mais apeuré et pour la distraire un peu de la situation, je susurrai très faiblement :


- Pourquoi êtes-vous ici ? Vous ne saviez pas qu'ils étaient dangereux ?


En attendant sa réponse, je focalisai mon regard sur les cailloux, sans grand succès. Mes prunelles noires se figèrent ensuite sur le faisceau instable de la lampe de poche qui éclairait le sol devant nous, et j'assimilai ce cercle lumineux, aux mailles du terrible filet capable de la priver de sa liberté... A tout jamais.



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Dernière édition par Hurlorage le Mer 24 Juin - 2:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Situation peu commune~    Sam 20 Juin - 18:01



Hurlorage & Chibimi


Bêtise...



La situation commençait à devenir de plus en plus dangereuse et ce, dès qu'une lumière étrange s'était mise à danser sur le sol. Hurlorage m'avait déjà plaqué contre le rocher dont l'ombre cachait plus ou moins nos formes. Même si l'étalon n'arrêtait pas de dire des choses étranges, et que la moitié de ses paroles ainsi que ses faits m’intriguaient, il n'en demeure pas moins honnête et protecteur si je puis dire. Je ne bougeais pas un muscle, continuant de suivre du regard la lumière face à moi, l'oreille dirigée vers les paroles de l'étalon qui semblait essayer de me rassurer, chose qui me fit légèrement sourire à cause de son "acharnement". C'est vrai que je suis toujours méfiante et stressée, mais pas plus que tout à l'heure grâce à lui. A un moment, je finis par tourner le regard vers Hurlorage après que celui-ci m'avait demandé ce que je faisais ici. Honnêtement, je ne savais pas quoi répondre à ça et détournais la tête, gênée, non seulement de la question, mais aussi à cause de sa tête trop près de la mienne. J'avais à nouveau plaqué mes oreilles contre mon crane, essayant tant bien que de mal à trouver quoi répondre, mais...

    -Euh... Pour être franche, je ne sais pas comment je me suis retrouvée dans cet endroit...


Jouer la carte de l'honnêteté était quelque chose de très facile à faire pour moi, quitte à passer pour une écervelée, même si je n'osais pas avouer que je ne faisais pas attention où j'allais et que je m'étais retrouvé ici par pur hasard...
Pour ne pas rester dans cette situation de malaise, je toussotais doucement et repris.

    -Au fait, merci de faire tout ça pour moi, mon nom est Chibimi!


Dis-je d'une voix basse avec un léger sourire de reconnaissance. Cela dit, ce petit moment de tranquillité ne dura pas longtemps et je remarquais que la lumière se rapprochait de plus en plus, amenant avec elle les bruits de sabots des montures des bipèdes. Cette fois-ci, je peinais à contrôler mon rythme cardiaque et savais très bien que le moindre bruit de notre part conduirait à notre perte, MA perte! Il est vrai que je n'avais jamais eu affaire aux humains si ce n'est lors de mon "réveille" il y a longtemps, mais j'avais l'impression que je savais depuis toujours qu'"humain" voulait dire "danger". Aurait-ce un rapport avec mon passé? Je me le demande.... mais j'imagine que ça voudrait dire que j'ai eu un mauvais souvenirs des bipèdes...?

    -Que... Qu'est-ce qu'on fait maintenant? On ne peut pas rester là!?


Demandais-je de nouveau à voix basse, faisant un pas en arrière, mais... comme on dit, c'était le pas de trop... Sans m'en rendre compte, j'avais bousculé un petit cailloux, mais le bruit qu'il fit était bien plus impressionnant que sa taille. A ce moment-là, j'avais retenu ma respiration, le regard rivé sur la lumière qui s'immobilisa un moment. Je pus entendre quelques petits ricanements bas avant de voir le faisceau de lumière s'agrandir au rythme des claquements de sabots qui se rapprochaient de plus en plus. Que faire... Que faire?.... Je reculais et mon regard se baladait à travers les rochers, gardant l'espoir de trouver une sortie et.... LA, une entrée! Prise par mon élan, je tirais d'un coup sur la crinière de l'étalon pour lui faire comprendre qu'il fallait me suivre avant d'aller, en essayant de faire le moins de bruit possible, tout droit vers cette entrée étroite qui, Dieu merci, était assez grande pour y maintenir deux chevaux. De plus, c'était assez sombre pour cacher nos silhouettes et, espérons-le, les humains ne pourront pas nous voir.
Comme je l'avais pensé, il faisait extrêmement sombre à l'intérieur de la "grotte" qui avait l'air d'être un peu plus profonde que prévu, mais ça ne peut être que meilleur non? Je m’engouffrais davantage, Hurlorage derrière moi et observais les bipèdes qui se trouvaient désormais à l'endroit où nous étions quelques secondes plus tôt. Ils avaient l'air perdus, étonnés. L'un se gratta même la tête sous son chapeau, ne sachant pas quoi penser. Faites qu'ils ne voient pas l'entrée, je vous en conjure!...

    -Je suis désolée, c'est de ma faute!... Avais-je simplement déclaré à voix basse à l'étalon, un peu honteuse.






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MessageSujet: Re: Situation peu commune~    Mer 24 Juin - 2:12


Crois-moi...
"Je t'aiderai quoi qu'il arrive ! C'est une promesse !"


Le souffle court, le cœur qui tantôt accélère, tantôt s'arrête... Bloqués. Nous étions bloqués dans cette antre mince, recroquevillés l'un sur l'autre. Je prêtais une attention toute particulière, ne désirant pas l'écraser, mais il est vrai que nous nous retrouvions tous les deux dans une situation plus que cocasse. N'importe qui aurait une toute autre réaction que la mienne, trouvant une issue plus favorable, plus propice à ce genre de scène... Mais moi, je n'en avais pas l'habitude tout simplement. Je ne sortais jamais du fort d'ordinaire, sauf pour mes petites escapades lorsque je mettais mes plans au point et qu'ils réussissaient. A force, je dois bien avouer que les cow-boys s'étaient aperçus de mon penchant pour la vie sauvage, et qu'ils redoublaient de prudence. Cela ne rendait pas la tâche facile à accomplir... Heureusement, j'y parvenais encore, et j'adorais ce sentiment de fierté qui m'envahissait au moment même où je franchissais les portes, inébranlables et qui arboraient un air d’invincibilité, de puissance, d'autorité... Cette sensation de voler, d'être libre... Néanmoins, je savais que ça ne durerait pas, et mon cœur se déchirait toujours de la même manière quand je me disais qu'il me faudrait rentrer, et davantage encore quand je commençais à prendre le chemin du retour... C'était ainsi, et je n'en avais pas le choix.


Rassuré. J'étais rassuré de voir que la jument jouait le jeu, et ne bougeait pas. C'est vrai quand on y pense, elle aurait été en droit de ne pas me croire, ne pas me suivre (même si je l'avais poussé), se débattre, me mordre... Ne pas être en confiance. Nous ne nous connaissions pas après tout, et elle portait une confiance en moi qui me touchait. J'adorais venir en aide aux chevaux sauvages, mais même si j'étais plus ou moins réputé pour ça, ça ne demeurait pas écrit sur mon toupet en permanence... Et ma protégée du moment répondit à mes paroles par un sourire que je trouvai charmant, et gardait une oreille pointée en avant, en direction de ce que je pouvais encore bien dire comme bêtise pour amenuiser le côté dangereux de notre position actuelle. Elle détourna ensuite la gêne, et cela attisa une brève curiosité chez moi. Mais je compris vite l'embarras. Nous étions proches à cause de l'étroitesse du lieu qui nous emprisonnait au cœur de ses pierres. Trop proches, et je ne l'avais pas même réalisé. Alors mes oreilles se plaquèrent également sur mon encolure, mais se redressèrent presque tout aussi vite que si elles n'avaient pas bougées pour observer les ennemi que nous essayions de semer tant bien que mal.

Lorsque la jument m'adressa la parole, je me demandai pourquoi elle me parlait du pourquoi du comment de sa présence en cet endroit, avant de me souvenir que je lui en avais posé la question. Elle ne savait pas ? Ou plutôt elle ne voulait pas savoir à mon avis. Ou pas me le dire peut-être ? Après tout, cela était son choix, et je ne pouvais que le respecter.

L'angoisse du moment, les sentiments qui nous étreignaient, et me faisaient ressentir des frissons d'inquiétude pouvaient jouer sur sa mémoire. Parfois quand on a peur, ou tout du moins que l'on est pas rassuré, eh bien on prend à peine le temps d'analyser les questions que l'on nous pose et l'on y répond vite, sans même réfléchir à ce que l'on dit... Pourvu que l'autre croit, voit qu'on l'écoute, alors que notre attention est portée sur toute autre chose que ce qu'il veut bien nous dire. Certaines questions nous paraissent ainsi si stupides, que nous préférons ne pas les relever, ou ne pas y répondre, même inconsciemment. Je réalisais cela, et décidai de ne pas lui en demander plus sur l'instant T, préférant me murer dans un mutisme qui au moins, nous garantissait un plus plus de silence et donc, un peu moins de chance pour la troupe de nous repérer.


Le silence pesa, et c'était comme si une montre d'humain tournait dans ma tête. Tic tac, tic tac... J'entendais le son incessant des aiguilles qui pivotaient, qui formaient leur cercle infini... Et encore Tic, tac... Mon cœur semblait battre en rythme avec elles, et mon souffle saccadé l'accompagnait dans un orchestre des plus stressants.... Une cacophonie intérieure que je ne comprenais pas, que je n'écoutais pas... Mais qui était pourtant bien là, et qui accentuait l'adrénaline qui galopait dans mes veines.

La femelle toussota dans mon dos, ce qui fit s'évaporer ces émotions désagréables et se présenta. Chibimi... Quel nom pour le moins original ! Je la regardai, longtemps. En fait, je la fixais sans m'en rendre vraiment compte. Je pensais à énormément de choses en même temps, et c'était l'une de ces périodes où votre esprit s'accélère, met en place des scénarios invraisemblables, ou reste tout simplement vide, mais vous posez vos prunelles quelque part, et vous rêvez. Cette période où, au bout de quelques secondes, vous percutez que l'on vous regarde, et vous revenez sur terre. Ce que je fis bien vite, en répondant :


- C'est naturel pour moi d'aider les chevaux sauvages vous savez. Je le fais souvent ! Chibimi hein... Chibimi et Hurlorage, se cachant dans les parages... Sympa comme nom en tout cas. J'aime bien ! J'aime beaucoup même. Vous avez une voix qui s'accorde fort harmonieusement avec votre sourire très chère.


Je percevais le ton de la reconnaissance dans le timbre de ses cordes vocales. Un ton qui me chatouillait le cœur, et faisait naître en moi un sentiment chaleureux qui me réchauffa l'âme toute entière.

Je remarquai le soudain intérêt de la jument pour quelque chose qui se trouvait... Ah beh oui, la lumière. Je l'avais presque oubliée, comme j'avais oublié la chaleur massacrante qui plombait en cette journée brûlante. Comme j'en avais oublié un bref instant tout ce qui a fait de moi ce que je suis, de mon histoire à ma personnalité toute entière, juste pour me concentrer sur un but précis : sauver cette jument... Elle s'approchait... Encore et encore. Je priais pour qu'elle s'arrête. J'entendis la jument me demander ce que nous allions faire maintenant, et au lieu d'avouer que je n'en savais rien moi-même, je préférai me taire.

Je sursautai à l'entente d'un caillou que l'on bouscule. Chibimi avait juste voulu reculer un peu, mais elle avait percuté la caillasse qui avait eu le culot, l'audace outrancière de bien vouloir se trouver au mauvais endroit au mauvais moment, juste pour nous faire repérer. Je serrai les dents, fermai les yeux et songeai, plein de haine :


« Maudit soit ce caillou ! »


Les cow boy nous avaient entendus, malgré tous les efforts fournis jusque là pour que ce ne soit pas le cas, et malgré mes supplications silencieuses pour nous en sortir. Ils approchaient encore, et comme si c'était la mort qui venait à nous pour nous dénicher, j'eus l'impression que le monde entier ralentissait, que le temps se suspendait et après les tic-tac incessant de la montre, ce furent les martèlements des sabots de leurs montures qui résonnèrent longtemps dans ma tête comme le glas funeste de ma fin, de notre fin.

Soudain, je sentis une mèche de mes crins comme retenue en arrière, tandis que j'entreprenais de tendre l'encolure prudemment, dans l'espoir de voir où se trouvaient nos poursuivants.


« Fichus rochers qui retiennent mes crins ! Les voilà pris au piège maint... »


Je stoppai là ma réflexion intérieure en me rendant compte que c'était Chibimi qui avait tenté d'attirer mon attention vers une grotte à peine plus loin. Bien joué ! J'approuvais l'idée d'un hochement d'être qu'elle ne vit pas avant de la suivre. Il s'en fallut de peu avant qu'ils ne nous remarquent, mais je ne criais pas victoire trop tôt. L'un se gratta le sommet du crâne, comme s'il pensait avoir été victime d'une hallucination. Il se tourna vers son acolyte et fit résonner sa voix entre les roches :


- T'as entendu comme moi pourtant non ?
- Beh ouais pourquoi ? Ya pas de chevaux là-dedans ?
- Beh on dirait bien que non...
- Laisse-moi voir...


Chibimi et moi nous concertions du regard, avant de reporter nos prunelles sur les bipèdes. J'hésitai. Je ne savais pas s'ils allaient nous voir. Une voix me criait que oui, mais une autre me répondait que non, et tenait ainsi tête à la première. La jument s'excusa platement. Je m'ébrouai le plus silencieusement possible avant de lui sourire d'un air rassurant pour répliquer, dans un murmure presque inaudible, poussé par l'envie de ne pas être vu :


- Ne vous en faites pas. Si jamais ils nous trouvent, j'essaierai d'attirer leur attention pour que vous puissiez vous enfuir.


Tandis que je pensais ça, une part de moi ne pouvait s'empêcher de se dire « et si ça ne marche pas hein ? Qu'ils vous capturent quand même... Tu fais quoi Hurlorage... Dis moi... Tu feras quoi si ça arrive ? »

Je grimaçai furieusement à cette pensée, expirant intensément par les naseaux et, après une courte pause, j'ajoutai sur un ton doux :


- Vous pouvez me faire confiance vous voyez ? Malgré ce licol qui me pend au cou, je suis du côté de la liberté. Si jamais ils nous attrapent, je vous demanderai de ne pas vous débattre. Ils sont équipés pour que leurs cordes ne cèdent pas, peu importe la musculature du cheval en question. Il vous faudra économiser vos forces. Mais s'ils nous ramènent au fort, je trouverai tout de même un moyen de vous faire échapper.


Ce murmure doux, qui résonna encore un instant entre les parois de notre petite grotte, sonnait aussi dans le fond de mon âme, comme une promesse solennelle que je me jurai de tenir non... Que je devais tenir, par tous les moyens.



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MessageSujet: Re: Situation peu commune~    Jeu 25 Juin - 1:00



Hurlorage & Chibimi


Doutes...


Chaque parole que prononçait l'étalon accélérait les battements de mon cœur. Malgré son air rassurant et son honnêteté, j'avais toujours ce sentiment de malaise et d’angoisse. Comme il l'avait souligné, qui nous dit que nous ne nous ferions pas attrapés? Je devrais alors vivre dans ces enclos comme celui dans lequel je m'étais réveillée? Les hommes rouges s'étaient montrés sympathiques à cette époque, mais rien ni personne ne me certifie que ça sera la même chose avec ces hommes-là, et je ne peux pas dire que ça commence bien...
Voulant tenter de me calmer une énième fois, je fermais les yeux, mais j'eu comme un flash et ré ouvris les paupières aussi vite que je ne les avais clore, le cœur palpitant, la respiration courte. De la journée toute entière, il a fallu que mes flash back se manifestent maintenant! Ne trouvant pas quoi répondre à Hurlorage et en attendant que les bipèdes daignent enfin s'éloigner, je décidais de me concentrer sur ce que je venais de voir...

Une jument grise à l'allure maigre et affaiblie. J'avais l'impression d'être à ses côtés et elle semblait aux aguets, comme si nous nous étions cachés de quelque chose ou de quelqu'un. Ce qui se passait? Je n'en avais pas la moindre idée, mais ce qui était sûre, c'était que j'avais déjà vu cette jument quelque part!... Je m'ébrouais silencieusement, chassant cette pensée de ma tête. Il y a plus important pour l'instant, mais si je pense avoir eu ce flash à cause de la situation commune dans laquelle je suis.

    -Tu m'avais demandé de te tutoyer, pourquoi ne fais-tu pas de même avec moi, Hurlorage?


Pour changer de sujet, je n'y suis pas allée de main morte. Je ne voulais plus penser à cette situation désagréable même si nous n'avions pas trop le choix, mais par surprise, les humains commençaient peu à peu à s'éloigner en marmonnant quelques mots incompréhensibles, l'air déçus et dégoûtés. Même avec ça, je ne voulais toujours pas sortir, pas encore en tout cas, c'était trop tôt pour crier victoire et je n'ai aucune confiance.
Je jetais un regard rapide à l'étalon, l'air de lui demander son avis, immobile, avant de tourner à nouveau les yeux vers les humains qui s'éloignaient à vue d’œil.

    -Tu crois que c'est un traquenard?


Avais-je demandé d'un ton étrangement calme. Je venais d'ailleurs de le remarquer, mais ma voix s'était de plus en plus éclaircie à force d'avoir parlé même si c'était surtout à voix basse. Pour la première fois depuis ce remue-méninges, j'étais contente et je retins difficilement un sourire de s'étirer sur mon visage. Je pouvais enfin parler normalement, et ça, tout cheval solitaire comprendrait cette satisfaction! Je n'avais jamais demandé à vivre seule, mais ne plus se rappeler de grand chose du jour au lendemain était quelque chose de très difficile et que personne ne prévoirait, et c'est à ça que je dois ma vie de solitaire, de peur et d'angoisse, ne sachant pas à quoi m'attendre le lendemain et, ne nous voilons pas la face, ce ne sera pas à chaque danger que je rencontrerais un cheval comme Hurlorage pour me venir en aide!... J'imagine que certains chevaux tenteront même de me piéger... J'eu un dé-clique à cette pensée avant de lancer un regard discret vers l'étalon collé à moi -j'avais complètement oublié cette situation à cause des humains d'ailleurs...-. Il n'oserait tout de même pas...? Non, je dois me faire des idées! Mon angoisse prend le dessus sur ma raison, je dois me calmer! *soupir*

    -Je... Je me demande s'ils sont vraiment partis...


Venais-je de dire surtout pour moi-même afin me changer les idées, les oreilles tendus vers l'endroit où se trouvaient les bipèdes quelques minutes plus tôt. Oser douter de l'étalon qui m'avait caché, je faisais fort!...
Je n'entendais plus les bruits de sabots des chevaux et même les lumières s'étaient éloignées. Devrais-je vraiment sortir? Je ne savais pas trop quoi penser en ce moment. J'ai bien envie de sortir d'ici et partir à toute allure loin, très loin d'ici, mais d'un autre côté, j'étais pétrifiée sur place rien qu'à l'idée qu'ils pourraient revenir et me courir après juste après que je sois sortie. Que faire? En voilà une question piège...






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MessageSujet: Re: Situation peu commune~    Jeu 9 Juil - 18:57


Happy End ?
"La lumière brillerait-elle enfin à l'horizon ?"


J'étais inquiet. Je mettais certes, toujours un point d'honneur à aider ceux que j'appelais les « sauvages », mais j'avais toujours cette appréhension de ne pas réussir à mener à bien ma mission. Je voulais bien faire, mais si je n'y parvenais pas, on pouvait dire que je n'avais pas l'air bête... Mais tout le monde savait bien, à force de m'entendre le répéter, que si nous arrivions au fort, je ne m'avouerais pas vaincu pour autant. Au contraire, je serais dans un environnement que je connaissais, et ce pouvait même être plus aisé de nous en sortir. Mais la jument elle, ne connaissait pas le cadre, et un seul coup d'angoisse pouvait suffire à massacrer tout un plan. Je ne savais donc pas ce qui était préférable... La première idée ou la deuxième ?


Se faire capturer leur donnerait une fausse joie, à ces cow-boys, et c'était donc plus sadique de notre part. Cela pourrait me faire sourire. Au fond, ce serait comme une vengeance vis-à-vis de la capture subie plus tôt, et ç'avait un côté machiavélique surtout...


Leur échapper consistait aussi à les dégoûter dans un certain sens. Ils se sentaient si près d'un équidé qui ne leur appartenait pas encore, ils étaient à ras d'accomplir leur mission, et voilà que leur « proie » leur glissait agilement entre les doigts, et s'enfuyait au grand galop à l'horizon.


Je détaillai la jument. Chaque équidé était unique, et chaque rencontre avec l'un d'entre eux resterait toujours gravé dans ma mémoire. Ils avaient la liberté à laquelle j'aspirais tant, et apparaissaient à mes yeux comme plus puissants, plus divins que nous autres. Je voulais tellement faire partie de ces légendes sur sabots, et m'envoler avec le souffle du vent.


Elle ferma les yeux, sans doute pour mieux se détendre, et les rouvris aussitôt. Se sentait-elle observée ? Probable... Très probable même. Je me contentai de combler le vide en susurrant :


- Quelque chose ne va pas ?


C'est alors que sa voix se fit entendre, pour me rappeler ma demande d'être tutoyé, et m'interroger sur le fait que je ne le fasse pas moi, en m'adressant à elle. Pour la première fois, elle prononça mon nom, ce qui me fit frissonner. Je me redressai, me raclai la gorge et répondit, avec un franc et délicat sourire étirant mes lèvres :


- Tout simplement parce que je ne me permets pas cette liberté sans l'invitation de mon interlocuteur, quel qu'il soit. Mais si tu veux, Chibimi, je peux te tutoyer. Si cela te met plus à l'aise, ce n'est pas un problème. Disons juste que je considère ça comme un manque de respect lorsque l'on s'autorise cette familiarité de prime abord.


Elle me jeta un vif coup d’œil. Les humains s'éloignaient petit à petit. Elle demeurait immobile. Je fronçai les sourcils, curieux quant à ce qu'il allait devenir de cette traque qui semblait durer des heures. Le soleil ne nous tapait pas sur le pelage, ce qui était déjà fort agréable à constater. Les températures étaient donc plus fraîches.


Elle m'interrogea sur le fait que leur déplacement soit un piège. Son ton était paisible, et cela me surprit.


- Je... Je n'en sais rien. Tu sais, je suis un cheval de surveillance et comme je ne sors jamais, je ne sais pas quels sont leurs stratagèmes pour ce qui est des captures... Contrairement à ce que beaucoup de chevaux pensent, il n'y pas que des animaux chargés de faire des patrouilles à l'extérieur chez les cow boys.


Elle sourit, et je contemplais ce vrai rictus. Le premier, le seul, qu'elle ait esquissé jusqu'ici. Cela me faisait plaisir. Au moins, ç'avait le mérite de prouver qu'elle se détendait petit à petit. Elle s’inquiéta de savoir si les bipèdes étaient encore un danger, et tendit les oreilles dans leur direction, attentive et farouche.


- Je vais voir. Ne bouge pas sans mon signal d'accord ? Je reviens le plus vite possible, et ne t'en fais pas, je les connais. Je serai prudent.


De toute manière, ils ne vont pas rester ici toute la journée. Si un cheval se cachait parmi les roches (il y en avait d'ailleurs deux, dont un qui leur appartenait), rien ne prouvait, rien ne certifiait même, qu'il puisse être là. Et en perdant leur temps ici, alors que l'équidé pouvait se trouver à l'autre bout du Canyon, ils lui permettaient de s'enfuir et donc, de leur échapper. C'était donc dénué de sens de rester au même endroit trop longtemps.


Je m'engouffrai dehors, petit à petit. Oreilles dressées sur mon crâne, je pris soin de regarder à droite, puis à gauche. J'observai longtemps, prenant l'initiative d'analyser tout ce qui m'entourait, et d'écouter le moindre son. Je m'extirpai petit à petit du recoin sombre dans lequel nous nous étions réfugiés.


- Tout est calme.


Je levai les yeux, et surprit l'envol d'un oiseau. La nature pouvait être si belle, même dans des situations si prenantes... Je souris face à ce contraste impressionnant et mon regard brillait. Je me tournai vers Chibimi :


- Tu peux venir. La voie est libre.


Les cow-boys étaient repartis bredouille, ce qui n'était pas pour me déplaire. Heureusement qu'ils avaient fini par abandonner leur quête de nouvelle monture. Je m'éloignai un peu, histoire de m'assurer qu'ils ne nous attendaient pas derrière un rocher. Je trottai un peu dans les environs, au cas où l'un d'entre eux ait eu l'envie de demeurer dans les parages. Comme ça, le claquement de mes sabots les attirerait. Mais rien.


Je retournai vers la grotte, tout fier et me secouai bruyamment en poussant un hennissement de joie. Une fois de plus j'avais réussi ma mission.


- C'est parfait. Ils sont partis. Viens, je t'accompagne hors du Canyon !


Je commençais à m'éloigner lorsque je m'arrêtai soudain. Les oreilles pivotant vers l'arrière, je me retournai et ajoutai, sur un ton presque penaud :


- Enfin, si tu veux bien. Comme ça, s'ils sont encore dans le coin, je pourrai faire diversion. Et puis
de toute façon, je dois bien sortir d'ici moi aussi !



J'eus un nouveau sourire détendu. Un léger vent se mit à souffler, et je fermai les yeux pour savourer son petit jeu dans ma crinière sombre. Bientôt, je ne sentirais plus ces quelques secondes de bonheur, ni cette sensation d'être libre de galoper où bon me semblait. Bientôt, je serais au fort, à nouveau, là où on voulait que je sois. Enfermé dans les écuries, à regarder dehors, le temps que passent quelques heures et que mon quotidien m'enchaîne à lui.


Je fronçais les sourcils et eus un rictus déterminé. Ce quotidien, je le supporterais sans doute une journée, voir deux... Ou quelques-une de plus. Mais un jour, un jour oui je savais, je prendrai ma revanche,et je retrouverai cette liberté que je convoite autant...

Un jour, peu importe quand, je retournerai chez les miens. Après tout, tout vient à point, à qui sait attendre...



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