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 Aurais-je l'âge mental d'un poulain ? [Plume de Corbeau]

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China
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MessageSujet: Aurais-je l'âge mental d'un poulain ? [Plume de Corbeau]   Sam 7 Mar - 21:47

Le soleil c'était levée depuis un moment déjà (il devait être midi, par-là) et Numéro 2215 mourrait de soif. La veille au soir, il s'était arrêté prêt du camp des Indiens, tout en restant à distance. Le point d'eau le plus proche restait le passage, en bas du camp. Mais peureux qu'il était, jamais il n'oserait pointer le bout de son naseau, rien que pour boire quelques gorgées d'eaux. Pourtant, après quelques instant seulement d'hésitation, il se décida à avancer vers le camp, les oreilles bien droites, tout les sens en alerte. Il avait peur des humains. Il savait les Indiens comme des êtres dit "inoffensifs", mais il ne pouvait s'empêcher d'avoir le coeur qui battait la chamade quand il se sentait proche d'eux. Et là, en l’occurrence, il sentait leurs odeurs et entendait leurs dialecte étranges. Apeuré, il décida d'avancer plus vite et se mit à trotter.

Numéro 2215 était passé à une quinzaine de mètre du camp, mais il avait quand même eu peur quand, soudainement, le regard d'un homme s'était posé sur lui. L'étalon bai avait baissé les oreilles et s'était mit au galop, redoutant une course poursuite. Mais personne ne s'était lancé à ses trousses. Et il se retrouvait maintenant au pied du passage. La tête basse, il buvait à grande goulée l'eau fraîche. Oui, il avait eu terriblement soif. Ses muscles se détendirent et il se laissa aller. Il releva la tête, enfin repue d'eau et observa le passage. Si il le traversait, peut être que ce serait moins risqué que de repassée par le camp. Il se mordit la lèvre. Hum. Mais les rochets étaient glissants et si il tombait dans l'eau, il savait qu'il serait trop paniqué pour nager correctement.

Il allait posé une jambe sur le premier rochet quand il vit, au coin d'un arbre, une petite pouliche noire. Seule. Bizarre. Laissant sa jambe en suspend, il l'observa attentivement. Que faisait-elle ? Rien, apparemment, mais peut être se trompait-il. Hésitant, il posa sa jambe part terre. Devait-il s'approcher ? Mais comment l'aborder ? Lui qui ne faisait jamais le premier pas, il ne savait pas comment réagir. Il plissa les yeux, les oreilles bougeant dans tout les sens. Bon, se dit-il, aller, respire, et avance doucement. Elle ne va pas te manger.

L'étalon bai prit un air qu'il pensa assuré et s'avança doucement vers la pouliche. Il se rendit alors compte que si il la revoyait quand elle serait adulte, elle le dépasserait surement. Cette pensée le détendit. Ce n'était qu'une enfant, elle ne lui ferait aucun mal. Et si jamais cela dérapé, il pouvait toujours partir en courant. Il se mordit les lèvres et s'arrêta à distance raisonnable de la petite. Il dit d'une voix enrouée :

- Bonjour.

Il se racla la gorge et baissa les yeux, cherchant d'autres choses à dire. Et la seule chose qu'il su dire fut :

- Je suis plus grand que toi.

L'étalon su tout de suite après que cette phrase n'était pas du tout approprié pour la situation. Il aurait du se présenter, mais il n'avait pas pensé à cela d'abord. Peut être que mettre sa taille en avant le rassurait. Il baissa encore les yeux et s'arrêta de respirer. Mais quel idiot. Franchement. Cela se voyait qu'il ne parlait jamais aux personnes.


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MessageSujet: Re: Aurais-je l'âge mental d'un poulain ? [Plume de Corbeau]   Sam 7 Mar - 22:42

Numéro Inconnu
Feat. Numéro 2215

Plume de Corbeau s'était, de manière un peu forcée, éloignée du camp. A vrai dire, la jeune pouliche y serait bien restée mais de jeunes poulains l'avaient prise pour punching ball, de nouveau. La petite avait fui sur quelques tipis, prenant quelques coups au passage, avant que ce ne soit une bonne femme qui la chasse, persuadée que la jeune était venue près de chez elle dans l'espoir de voler de la nourriture. Puis, ce fût autour d'un jeune étalon mécontent – certainement après avoir essuyé une défaite amoureuse – de la poursuivre, la bottant et la mordant dès qu'elle le pouvait. Vous l'aurez compris, aujourd'hui n'était pas le jour de Plume de Corbeau. Et, de même que d'ordinaire, la douce enfant ne faisait rien d'autre que d'accepter la dure loi du camp, cette loi tacite la considérant comme la pire des menaces, la brebis galeuse, la paria. Elle ne disait rien, subissait. C'était son quotidien et malgré tout ce que l'on aurait pu dire, elle ne se plaignait jamais. Plume de Corbeau était sans doute plus forte que beaucoup dans ce fameux camp car jamais on ne la voyait abattue.

Mais chassée ainsi, il fallait reconnaître que la demoiselle se sentait seule. Surtout qu'à cette heure-ci, ses deux amis, Phobos et Demos, étaient encore dans les arbres près de la Rivière. Elle décida donc de galoper jusqu'à eux, évitant tout contact avec les Indiens vaquant à leurs occupations aux alentours du camp. Elle aimait bien les observer, se demandant parfois à quoi servait tel instrument, à quoi servait de faire telle ou telle tache... Sa curiosité était souvent assouvie à force d'observation et elle s'en allait bien vite avant qu'on ne la remarque et ne la chasse. Plume de Corbeau observa donc quelques femmes laver leurs linges avec force et pourtant une certaine grâce. La jeune enfant avait peu de chance de prendre exemple sur des chevaux, hormis Loki, mais il lui faisait bien trop peur. Elle tentait donc de se faire une idée du monde à partir de ces humains là. Mais trêve d'observation, elle reprit sa route, dans un petit trot aérien, ses yeux bleus trop clairs dardant l'horizon.

Elle finit par arriver au passage, lieu unique qui vous permettait d'aller au-delà de la Rivière, sur l'autre rive, sans danger. Avec précaution, elle avança entre les pierres qui jonchaient de-ci de-là la rive sur laquelle elle se trouvait et elle se planta devant les arbres, appelant doucement de sa petite voix d'ange :

« Phobos ! Demos ! »

Des cris lui revinrent, indiquant qu'ils l'avaient entendu. Quant à savoir s'ils allaient se dépêcher de revenir, c'était une toute autre histoire. Le repas était, pour eux, un moment sacré que même la petite Corbeau adoptive n'avait le droit de déranger. Elle attendit donc là, patiemment, que ses deux amis viennent la retrouver. Bien sûr, peu attentive à ce qui l'entourait – elle était persuadée que personne ne viendrait la déranger – elle ne prit pas garde au bruit de sabots se rapprochant d'elle.

- Bonjour.

Annonça une voix qui la fit sursauter. Elle se retourna avec vivacité, le cœur battant suite à sa frayeur et persuadée qu'une avalanche de coups allaient s'abattre sur elle. Mais rien, seulement ce drôle d'étalon, tête baissée, cherchant ses mots. Elle déglutit doucement, attendant avec anxiété la suite.

- Je suis plus grand que toi.


Finit-il par dire, devant l'incompréhension de la petite Plume de Corbeau. Pourquoi lui disait-il ça ? En même temps, elle devait avouer qu'il n'était pas grand... Mais elle non plus n'avait pas une grande taille pour son âge ! Les muscles tendus, elle attendait toujours qu'un coup s'abatte. Pourtant, il ne semblait pas vraiment être du genre à frapper, comme ça, dès les premiers mots échangés. Mais avant même qu'elle ne lui adresse la parole, deux formes noires se jetèrent devant la pouliche, croassant de toutes leurs forces.

« Eloignes-toi ! Eloignes-toi !

- Ne la touche pas ! »


Criaient les deux corbeaux, protecteurs dans l'âme. Ils agitaient leurs ailes devant son nez, sans savoir si le pauvre connaissait, comme le Corbeau, le langage des oiseaux. Elle hennit avec une certaine fermeté mais si douce que c'en était amusant.

« Phobos ! Demos ! Arrêtez ! »

Les deux corbeaux hésitèrent un instant mais finirent par capituler, ne voulant pas froisser leur jeune amie. L'un se posa sur une branche, l'autre, s'installa sur le dos de la demoiselle. Tous deux regardant avec méfiance le bai.

« Hum... Je suis désolée... Pour leur comportement... »

S'excusa-t-elle, le regard baissé vers ses sabots.

« Mais... Po-... Pourquoi avez-vous dit ça ? Qui êtes-vous ? »

Demanda-t-elle, gênée et toujours anxieuse. Il ne semblait pas faire partie du camp des Indiens... Lui ferait-il, lui aussi, du mal ?

Emi Burton




Merci Brego ♥️
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