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 La tache, le pansu et la tulipe w/Plume de Corbeau

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Titan
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MessageSujet: La tache, le pansu et la tulipe w/Plume de Corbeau   Jeu 5 Mar - 14:13


Les autres étaient déjà en marche depuis l'altercation entre Voleurs et Indiens, mais en forte tête, Titanic avait refusé de prendre la route sans avoir le ventre bien plein. Le pauvre Sanders avait eu beau se démener pour faire revenir son étalon sur le chemin voulu, ce fût loin d'être effectif.
Cela faisait bien quelques heures que le Kladruber laissait ses prunelles se détourner sur les champs de maïs que l'hiver avait biensure ravagé; Mais il fallait être un piètre cheval pour ne pas connaitre le gout exquis des racines et des pousses qui se cachaient en attendant la fin du grand froid. Il creusa la terre du bout de son nez comme un porc à truffe le ferait, puis quand la terre étaient encore trop dur il la brisait de son sabot, son fer lui servant de pelle de fortune.

- Allez Titan, les autres sont en train de partir... Et plus le blondinet se plaignait et tirait sur les rênes, plus l'interpellé trouvait la force de tirer encore plus fort. Titan, franchement! Comme s'il avait jamais sût faire preuve d'une quelconque autorité avec l'étalon charbonné. Ce dernier décida d'ailleurs - pour appuyer sa domination - de se laisser tomber sèchement sur le sol terreux des champs, allongé, tout en continuant à gratter la terre pour trouver de quoi se remplir le ventre. Le soucis avec Titan c'est qu'il avait compris qu'il pesait lourd contrairement à son pauvre cavalier, et que dans tous les cas, quand il s'agissait de force HTT était toujours le gagnant.

Néanmoins, il dirigea à l'égard de Sanders un sourire narquois complété par deux oreilles tendues droites devant lui. Qu'allait-il faire maintenant?
Le pauvre homme abandonna toute idée de lutte et s'assit sur le ventre du géant qui plaqua aussitôt les oreilles, mais finalement s'y accommoda et retourna à une occupation plus importante.

- ... J'aimerai que tu m'écoutes des fois... Totalement déconcerté. Il fixait son géant faire ses bêtises et soupira un grand coup. Je me demande si tu ne serais pas croisé avec une mule aussi... Le ton sérieux qu'il avait emprunté laissait croire à Titan que Sanders pensait réellement ses mots. Pas d'humeur à riposter avec ferveur, il se contenta de plaquer les oreilles et remuer légèrement le dos.

- Titan, regarde! Il n'avait même pas daigné tourner la tête. Sanders était trop agaçant, il parlait constamment et s'émerveillait sur la moindre petite tulipe. Cette fois la tulipe était noire et beaucoup plus grande qu'une tulipe banale. Elle se dressait sur quatre grande tige et se dessinaient sur son visage deux grands yeux clairs. Viens, je ne te ferais rien... Poursuivit aussitôt Sanders, interpellant la petite tulipe. A cet instant Titan, interloqué, porta son attention en direction de la dite tulipe, une pouliche qui plus tôt avait été accompagnée de deux corbeaux.

- ... J'ai un morceau de pain, regarde. Il avait sortit de sa poche un morceau de pain qu'il tendit en direction de la petite et que le grand étalon fumé n'avait pas manqué de remarquer. Quel sacré connard ce Sanders. Il aurait très bien pu faire plaisir à sa monture et lui offrir la miche sèche au lieu de le laisser se vautrer dans la terre pour trouver quelques racines et grains de maïs dur comme la pierre.
L'étalon se redressa immédiatement sans prendre compte du fait que son amuse gueule se trouvait dans les mains du jeune blond qui lui même se trouvait sur son propre ventre. Le malheureux se retrouva étalé sur le sol terreux et glacé, étalé comme une vieille peau de bête. L'étalon en profita pour lui dérober le morceau de pain qu'il engouffra en deux temps trois mouvements.

- Eh, désolé gamine. Mais tu l'méritait clairement pas. Vint alors s'excuser le grand goinfre.

- T'es pas assez gros, toi, bah non! Grommela t-il en se releva difficilement, puis il appuya ses dires en donnant une bonne tape sur le ventre de son cheval. Il était vrai qu'avec les muscles et la chaire, la graisse trouvait facilement sa place. L'immense Kladruber avait perdu de son endurance et surtout de sa silhouette d'antan puisque les missions de messager se faisaient de moins en moins fréquentes.

La colère du jeune homme s'épuisa bien vite lorsqu'il se reporta sur la pouliche. Elle lui avait tapé dans l’œil et ce depuis l'altercation au camp des indiens. En grand amoureux des animaux - d'avantage des petites choses fragiles que des gros gloutons - Sanders se sentait irrémédiablement attiré par sa petite découverte. Il s'approcha doucement d'elle avait un discret sourire qui se voulait rassurant, la voix basse, calme, il s'accroupit devant elle à quelques mètres.

Là il fouilla une dernière fois ses poches, ce qui avait attiré l'attention du géant au loin.

- ... Je n'ai plus rien à manger, monsieur le pansu à tout englouti, désolé. Il rit pendant que Monsieur le Pansu faisait rouler ses deux prunelles vers le ciel. Il finit d'ailleurs par s'approcher, abaissant l'encolure en direction de la petite, interloqué.

- J'sais pas c'que tu fous là gamine, mais lui là, c't'une vrai tache. Tu f'rais mieux d'aller dans les pattes de ta mère ou un d'tes humains un peu trop rouge. De forts bon conseils venu d'un fort grand cheval.



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MessageSujet: Re: La tache, le pansu et la tulipe w/Plume de Corbeau   Jeu 5 Mar - 21:39

La fable de la Tulipe, du Pansu et de la Tache
feat. Titan

[font=Mangal]La petite pouliche sombre avait regardé s'éloigner les Voleurs, sans qu'une réponse ne lui parvienne. Il faut reconnaître qu'elle n'était pas des plus importantes dans cette situation et que les adultes se fichaient bien de savoir ce qu'une pouliche pouvait penser, d'autant plus lorsqu'il s'agissait de la paria. La noiraude observait donc ces équidés impressionnants prendre le chemin du retour sans plus penser à la personne qui se trouvait au-dessus d'elle. Toutes ses pensées se tournaient vers eux et vers ce qu'ils étaient pour beaucoup : des « mauvaises » personnes. Mais on la considérait tout autant mauvaise alors qu'elle ne faisait rien de mal, ce n'était donc pas quelque chose qui la reboutait. Ce n'est que lorsqu'un sabot la frôla de trop près et de façon trop violente que Plume de Corbeau reprit ses esprits, sautant en avant pour échapper au courroux de la jeune jument sous laquelle elle avait trouvé refuge ! Eloignée de quelques foulées, elle la regarda pester auprès de ses amis. Décidément, il y avait peu de chance pour qu'un jour enfin on la considère comme quelqu'un qui ne méritait pas que coups et réprimandes... Fort heureusement, ou malheureusement, le petit Corbeau n'y attachait presque aucune importance, elle trouvait même cela normal, après tout, elle avait pris la vie de sa mère, n'est-ce pas ?

Sa sœur, Pie Moqueuse, qui était la première pour le lui rappeler, lui lança un bref regard de dédain, accompagné de son rire moqueur qui la caractérisait si bien. Plume de Corbeau y étant habituée, comme au reste, elle ne fit que la regarder s'éloigner, à son tour. Une jument passive ? Oui, très certainement. Ses longues jambes la portèrent vers son maître, essuyant de-ci, de-là, des remarques peu joviales de la part de ses confrères équidés. Rares étaient ceux qui pouvaient et qui voulaient l'approcher. Il n'y avait guère que cet étalon gris, qui lui faisait assez peur avec sa cicatrice, qui cherchait à la faire parler. Et Torrent Vicieux était d'ailleurs perché sur le dos du mustang qui rageait encore au sujet des Voleurs et de leurs propos. Instantanément, la jeune s'arrêta. Il ne valait mieux pas trop l'approcher... Plume de Corbeau avait beau ne pas répliquer ou autre, elle n'était pas suicidaire pour autant : quand quelqu'un était énervé, il y avait de fortes chances pour que cela lui retombe dessus. C'est donc en dépit de cause qu'elle regarda son seul ami et maître partir avec d'autres pour vérifier que les Voleurs étaient bien partis, sur le dos du gris : aucune ne la remarqua, pas même la maîtresse du Mustang qui paraissait bien trop inquiète pour se rendre compte de sa présence à quelques mètres seulement d'elle. Les corbeaux l'avaient également quitté pour le moment, installés au-dessus d'un tipi ils regardaient les femmes donner leur ration aux guerriers blessés, prêt à fondre sur les miettes qui en resteraient.

La petite pouliche était, une fois de plus, seule, terriblement seule.

Grattant le sol gelé, tête baissée et oreilles en arrière, elle songea, avec une certaine tristesse, que le camp n'était peut-être pas fait pour elle. Le jeune Corbeau se retrouva bousculé par des jeunes de son âge, partant au galop vers ce qu'ils se voulaient être une « aventure ». Curieuse, malgré les risques qu'elle encourrait, elle décida de les suivre à bonne distance. Elle entendait vaguement ce dont ils parlaient : ils voulaient suivre les Voleurs et voir comment ils étaient en réalité. La sombre repensa au grand étalon qui l'avait impressionné et se demanda si elle ne pourrait pas lui poser quelques questions... Elle accéléra l'allure, galopant avec fierté dans les traces de ses semblables, même si elle ne le faisait pas à leurs côtés. Ils prirent le chemin des champs et, plus vite qu'elle ne l'aurait pensé, ils pilèrent sous le coup de la surprise et de la peur. Plume de Corbeau ne voyait pas vraiment pourquoi ils s'étaient ainsi arrêtés et elle les rejoint rapidement, de façon discrète, sa curiosité poussée à son maximum. Aucun ne fit tout d'abord attention à elle, bien trop occupés par leur découverte et par la peur qui les tenaillait malgré tout ce qu'ils auraient pu dire dans le sens contraire.

Là, droit devant, derrière les quelques tiges qui les cachaient à peine, se trouvait le fameux étalon géant, se goinfrant comme pas possible de ce que regorgeait encore les champs, son cavalier dépité sur son dos, le grondant et le dévisageant.

« Oh, mais c'est lui... »

Laissa-t-elle échapper alors que toutes les têtes se tournaient vers elle, certaines avec surprises, d'autres avec dégoûts. Plume de Corbeau se sentit alors de trop. De nouveau. Gênée, elle se figea.

« Mais qu'est-ce qu'elle fait là celle-là ?! Annonça l'un des poulains.

- C'est pas pour les filles ça, dégage ! Lui lança un autre alors qu'elle se mettait à regarder ses sabots sombres, ne sachant pas vraiment quoi faire.

- Attendez... Elle peut nous être utile après tout... »

Lança le dernier en la regardant, une lueur machiavélique dans le regard. Il tourna autour d'elle alors que le jeune Corbeau ne comprenait pas vraiment ce qu'il avait en tête et la poussa soudain au dehors de l'abri de fortune, lui barrant le chemin de retour.

« Puisque tu nous as suivi, va le voir ! Si t'y vas pas, c'est pas la peine de revenir. Mais si tu y vas, peut-être te laisserons-nous jouer un jour avec nous... »

Affirma-t-il. La promesse d'une compagnie de son âge eut pour effet de la convaincre à s'avancer. Elle ne connaissait pas ce qu'étaient les jeux de poulains et elle ne put s'empêcher de chérir de nouveau le rêve de galoper et rire joyeusement avec ceux de son clan. Et puis, elle ne craignait pas vraiment les Voleurs. Elle était bien plus intriguée par eux que terrifiée. Elle ne pensait même pas à la possibilité qu'on l'enlève du camp. Ils étaient comme les autres, ni plus ni moins. Mais on disait que leurs cavaliers étaient bien plus horribles que les Indiens... Même Plume de Corbeau devait reconnaître que certains Indiens étaient terriblement gentils comparés aux Cow-Boys. Mais elle mentirait si elle disait que tous étaient gentils... Combien de fois s'était-elle pris des coups pour avoir approché un tipi ? Combien de fois Torrent Vicieux avait dû aller la chercher alors que des jeunes l'entouraient pour la calomnier et lui jeter les premières pierres qui traînaient ? Non, décidément, ils n'étaient pas tous aussi bons que son jeune maître.

La pouliche observa à distance l'humain, perché sur le dos du géant. Il n'avait pas l'air mauvais. Elle se rapprochait à pas de loup et avec une certaine méfiance tout de même : on ne pouvait prévoir comment un autre être vivant allait réagir. Mieux valait être sur ses gardes. Elle lança un bref regard en arrière, vers les trois poulains qui se baissaient autant qu'ils le pouvaient. Ils n'avaient pas fière allure... Soudain, la voix de l'humain retentit et le Corbeau se figea, à une bonne distance, surprise. Il l'avait remarqué.

 Viens, je ne te ferais rien...

Annonça-t-il, provoquant des gloussements à l'arrière que Plume savait être ceux des garçons. Elle, elle ne bougea pas, agitant seulement ses grandes oreilles d'enfant, cherchant à capter si l'humain allait respecter sa promesse de ne rien lui faire... Et à savoir si l'étalon allait devenir une menace, ou non... Il avait d'ailleurs relevé la tête, la découvrant à son tour. La petite ne pouvait qu'admirer sa taille impressionnante ! Au fond, oui, il avait de quoi faire peur. Mais en même temps, il ne paraissait pas si mauvais que ça avec sa tête de goinfre...

- ... J'ai un morceau de pain, regarde.

Continua l'humain, interloquant la pouliche. Il était rare qu'on lui propose ainsi des friandises et la tentation était grande. Elle fit un pas en avant, soucieuse néanmoins de ne pas tomber dans un quelconque piège. Mais avant même qu'elle ne se soit approchée suffisamment, le morceau de pain se vit attirer le grand bai qui se tendit, fit tomber son cavalier, avant de chaparder le morceau destiné à la sombre pouliche qui sourit, amusée par la scène. Le pauvre homme s'était vautré sur le sol comme un tipi s'affaissant !

- Eh, désolé gamine. Mais tu l'méritait clairement pas.

L'excuse du Voleur ne fit qu'ajouter un petit rire cristallin de la part de l'enfant innocente et bien trop naïve. Sa façon de parler était... Intrigante ! Et puis, au fond, il avait raison. Elle n'appartenait pas à cet homme, il était normal que ce morceau de friandise ne lui soit pas adressé. Elle affichait désormais un petit sourire, décontractée, Plume de Corbeau oublia un instant sa mission de la « plus grande importance » !

- T'es pas assez gros, toi, bah non! 

Le gratifia l'humain, suivit bien vite d'une petite tape. Il semblait y avoir une grande complicité entre ces deux là ! Plume de Corbeau, dont la curiosité n'était plus à prouver, fit de nouveau quelques pas discrets, amenuisant la distance qui la séparait des deux étrangers. Mais, finalement, ce fût l'homme qui fit les plus grands pas. La pouliche se figea donc de nouveau, muscles tendus, oreilles dressées en avant : avait-elle fait quelque chose de mal ? Allait-on de nouveau la punir ? Malgré son sourire, Plume de Corbeau était bien trop habituée aux mauvais traitements pour ne pas faire un écart au moment où il s'accroupit. Il avait beau lui paraître aimable et bon sous tout rapport, la menace d'un bâton pouvait arriver plus vite qu'on ne le pensait. Il fouilla ses poches. Plume se préparait à bondir en arrière et arqua ses membres pour bondir plus rapidement.

- ... Je n'ai plus rien à manger, monsieur le pansu à tout englouti, désolé. 

Finit-il par annoncer en riant, détendant un peu la pouliche qui se redressa, intriguée par cet homme et par son cheval approchant. Il n'y avait plus que quelques mètres les séparant. Seulement quelques mètres et pourtant tout un monde.

- J'sais pas c'que tu fous là gamine, mais lui là, c't'une vrai tache. Tu f'rais mieux d'aller dans les pattes de ta mère ou un d'tes humains un peu trop rouge. 

Elle rit doucement : une tache ? Un pansu et une tache donc. C'était amusant ! Ca aurait presque pu être l'une des fables que lui racontait avec attention son jeune maître. Mais rentrer n'était pas une solution. Elle appréciait le conseil et garda un sourire innocent mais elle ne pouvait y adhérer, pas maintenant. Et rentrer chez qui, ça elle se le demandait. Entre une mère qu'elle avait tué en naissant et un maître poursuivant – normalement – les autres voleurs pour être sûr qu'ils ne restent pas ici – chose que faisait pourtant le géant – il était difficile pour elle de trouver un endroit où rentrer.

« Je ne peux pas... Rentrer maintenant. »

Affirma-t-elle, lançant de nouveau un regard mi-inquiet mi-fier vers l'arrière où seules les oreilles des trois terreurs et des paires d'yeux étaient visibles. Elle leur parlait, à ces étrangers. Eux, ils se terraient comme des pleutres. Elle respecterait l'engagement. Elle espérait que ces trois là en fassent autant et qu'ils ne la laissent pas, une fois de plus, tombée.

« Mais... Qu'est-ce que vous faites encore là ? »

Demanda-t-elle soudain, curiosité oblige. Elle était pourtant persuadée que tous devaient obéir au chef. En l'occurence, pour eux, il semblait que ce fût cette grande jument crème aux allures d'étalons. Presque charmant, si ce n'est ses regards froids. Elle faisait plus peur que ce géant-ci. N'empêche, qu'elle se demandait s'ils risquaient une sanction à rester ici. Pas des Indiens, puisqu'elle était persuadée que si on les trouvait ici, ils se feraient renvoyer avec un « bon coup de pied au derrière » comme aimer le dire Torrent Vicieux. Puis, ses yeux clairs se portèrent sur l'humain.

« Il ne ressemble pas à l'idée que je me faisais des voleurs... »

Avoua-t-elle, avançant de nouveau de quelques pas, réduisant, petit à petit, cette fameuse distance de sécurité. Elle sourit en repensant aux surnoms qu'ils se donnaient et finit par ne plus être qu'à un petit mètre, se sentant définitivement très petite face à ces deux là.

« Monsieur le pansu et monsieur la tache semblent faire la paire... S'amusa-t-elle. Est-il... Gentil ? »

Finit-elle par demander en tendant l'encolure pour humer un peu l'air. Questions et méfiance continuaient de se mêler mais elle semblait beaucoup moins tendue que précédemment malgré tout.

Emi Burton


Désolée pour la longueur et pour le style T-T je me rattraperais !!!




Merci Brego ♥️
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Titan
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MessageSujet: Re: La tache, le pansu et la tulipe w/Plume de Corbeau   Mar 10 Mar - 13:11


Si en premier lieu la gamine était restée quelque peu suspicieuse elle se détendit rapidement lorsque le numéro des deux idiots tourna au ridicule. Son rire d'enfant avait de quoi illuminer la journée de Titan et Sanders, seulement le grand étalon n'était pas du genre à fondre devant ce genre de spectacle et le jeune homme n'avait pas l'oreille pour entendre les éclats cristallin de la Tulipe.

- Je ne peux pas... Rentrer maintenant. Pendant que Sanders s’intéressait de trop près de la pouliche d'ébène, Titanic lui avait remarqué les trouillards qui gloussaient dans les fourrés en attendant peut être qu'il tombe quelque chose de faramineux sur la pauvre petite pouliche. Ils devaient être la cause de son incapacité à partir. Le grand étalon leva simplement les sourcils l'instant de quelques secondes tout en perdant son regard vers les dit fourrés avant de le reporter sur la jeunette qui l'interpella avec une question:

- Mais... Qu'est-ce que vous faites encore là? En bon gentleman, en étalon poli et agréable Titan ne répondit pas tant la réponse était évidente. Il faisait le plein et pour cela il n'était pas encore partit. La distance qui séparait le village des indiens et le repaire des voleurs était interminable et depuis quelque temps Titanic avait perdu de son endurance légendaire à force de rester enfermé dans son boxe sans travailler. Le géant fumé détourna son nez sur le sol, à nouveau, pour se remettre en quête de quelque chose à manger: le pauvre allait jusqu'à gratter du bout des lèvres pour trouver ne serait-ce qu'un petit grain de mais oublié.

- Il ne ressemble pas à l'idée que je me faisais des voleurs... Titanic pouffa aux mots de la petite.

- Il ne ressemble pas à l'idée que je me faisais des voleurs non plus. Ronchonna t-il, c'était à peine audible. Toi aussi tu pensais qu'ils avaient les yeux rouges et les doigts crochus? Sur un ton des plus sarcastiques. Les indiens avaient pour habitude de dire que les voleurs étaient tous des bons à rien, des hommes mauvais et avides. En soit, ils n'avaient pas forcément tort pour certain d'entre eux, mais ils n'en restaient pas moins des hommes: Comme de partout certain était fréquentable et d'autres non. Sanders lui était tout sauf le stéréotype basique du méchant voleur de chevaux. Il volait lorsqu'il avait besoin d'une nouvelle monture car sinon son rôle se résumait à délivrer des messages.

En parlant du blondinet, celui-ci avait fini par s'asseoir dans la terre en ramenant les genoux contre son torse, la main toujours tendue et le bras appuyé sur sa jambe. Visiblement, il n'était pas près à lâcher l'affaire, il voulait sympathiser avec la petite jument et il semblait déterminé à le faire. Il avait gardé cette voix calme et douce, quelque peu aigüe. On lui avait appris à parler de la sorte aux chevaux pour attirer leur attention et les mettre en confiance. Il lui parlait, lui racontait sa journée, pourquoi Titanic était un véritable bourrin, pourquoi elle devait lui faire confiance, enfin... Il semblait lui dire tout ce qui venait à lui passer par la tête.

- Monsieur le pansu et monsieur la tache semblent faire la paire... Est-il... Gentil? Poursuivit la petite qui était manifestement intrigué par le couple. HTT quant à lui grimaçait: Elle avait dont retenu cet agréable surnom que Sanders lui avait donné tantôt. Le mâle fit rouler ses deux globes vers le haut et soupira entre ses larges lèvres balafrées par la morsure d'une jument tout aussi noire que la pouliche.

- Gentil, he? Il avait rabaissé la tête vers le sol, soulevant de petits nuages de poussière à la force de son souffle. Rien d’intéressant, même sous terre, il semblait avoir tout pillé. Il est pas gentil c'gars là! Son regard avait soudainement mis la petite en garde. Il était de ces regards qui vous intimait de fuir le plus vite possible. Mais le visage du géant changea bien vite de robe: Il eu même l'air blasé pendant un instant et étonnement ses lèvres se plièrent en un discret rictus qui souleva doucement ses commissures.

- Ce type est bon dieu d'con! Gronda t-il en redressant le chef, surplomba la petite de toute sa hauteur. Il envoya claquer son encolure vers la gauche où se trouvait Sanders, entrainant ses rênes dans un mouvement sec qui vinrent frapper la joue du blondinet.

- Titan! Tu le fais exprès! Grogna le jeune homme qui poussa la tête de l'étalon lorsqu'il approcha le visage du sien, comme pour s'assurer de la marque qu'avaient laissé les lanières de cuire sur son visage. Tu vas lui faire peur avec tes conneries! En désignant la pouliche de la main. Le disputé suivit le bras de Sanders du regard afin de l'amener jusqu'à la petite Tulipe noire.

- Tu vois... Il est juste con. C'gars là a jamais l'vé la main sur moi. Il alla taper doucement sa tête sur l'épaule du blond pour le faire basculer. Et pourtant il aurait des raisons de le faire. C'était d'ailleurs pour cela que Sanders était devenu le souffre douleur numéro un de notre grand étalon Goliath: Jamais il n'avait remis violemment Titanic à sa place.

- Il est comme tout tes gentils peau rouge quoi... Il est pas très mignon et vach'ment con. Ajouta Titan qui finit par s'en prendre aux tiges de maïs brisées et brulées par le froid qui gisaient sur le sol comme des cadavres. Le gout n'y était pas et de plus avec ses deux mors il n'y avait rien de plus compliqué à manger, mais remplir l'estomac d'un mâle de prés d'une tonne n'était pas chose aisée.

- Tes p'tits copains t'attendent là bas, gamine... Ils sont en train d'se pisser d'ssus dépêche toi d'les rejoindre avant qu'leur vessie se dessèche.
Conclu t-il de façon très délicate vous le remarquerez pendant qu'il peinait à manger son maïs sec, jaunit par le froid.



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MessageSujet: Re: La tache, le pansu et la tulipe w/Plume de Corbeau   Mar 10 Mar - 21:05

La fable de la Tulipe, du Pansu et de la Tache
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Lorsque Titan évoqua les yeux rouges et les doigts crochus, la jeunette gloussa doucement, imaginant mal le cavalier du géant avec cet accoutrement. A vrai dire, elle n'avait jamais eu ce genre d'image surréaliste concernant d'autres humains, qu'ils soient blancs ou rouges. Plume de Corbeau était simplement curieuse de connaître la vie et ceux qui la traversaient, comme elle, parfois même à une vitesse folle... Plume de Corbeau écoutait d'une oreille distraite l'homme continuer de lui parler, de tout, de rien. Il ne semblait vraiment pas mauvais et paraissait même, dans une certaine mesure, être d'un calme bienfaiteur.

Le surnom que l'humain lui avait donné ne semblait pas plaire le moins du monde au titan et la pouliche s'en amusait, tout en regrettant un peu de l'avoir ainsi nommé. Mais, que voulez-vous, la tentation avait été grande !

- Gentil, he? 

Répéta-t-il, soufflant sur le sol, sans prêter plus attention à la sombre qui tentait un pas en avant, baissant son encolure pour essayer de capter le regard de son aîné.

Il est pas gentil c'gars là! 

Elle s'arrêta net, ses muscles se tendant sous l'effet de son regard. Un frison la parcourut alors qu'elle se demandait si elle devait fuir, fuir ce regard et cet homme, ou si elle ne devait plus bouger, affrontant le possible cataclysme qui pouvait à tout instant déferler sur elle. Elle choisit d'attendre et de voir, remarquant que l'expression du grand étalon se détendait.

- Ce type est bon dieu d'con!

Le Voleur se redressa de toute sa hauteur, faisant se sentir la pouliche comme une fourmi qu'il serait si aisé d'écraser. Et il fit claquer ses rênes, d'un mouvement habile, sur la joue de son cavalier qui ronchonna ! Mais sous le coup de la surprise, Plume de Corbeau fit un écart, ne s'attendant décidément pas à ce qu'un destrier face ça à son propriétaire. Les yeux ronds, elle se demandait qui était vraiment le maître dans cette histoire... Elle se souvenait bien des jeux entre les chevaux indiens et leurs maîtres, mais jamais de cette façon là. La jeune restait perplexe face à ce spectacle, souriant néanmoins lorsque le géant suivi le bras de son maître pour retomber sur elle.

- Tu vois... Il est juste con. C'gars là a jamais l'vé la main sur moi. Et pourtant il aurait des raisons de le faire. Il est comme tout tes gentils peau rouge quoi... Il est pas très mignon et vach'ment con.

Alors, c'était donc ça des voleurs... Ils étaient vraiment loin de ce qu'on pourrait penser d'eux ! Du moins, ces deux là. Plume de Corbeau, malgré sa surprise et cette méfiance instinctive, se sentait de plus en plus curieuse, quant à leur vie de tous les jours, à leur façon d'aborder le monde... Et contrairement à ce que pensait le géant, tous les Indiens n'étaient pas doux et aimant... Combien lui avait déjà cinglé la croupe ? Trop pour qu'elle ne compte. Elle se demandait si cela continuerait encore longtemps... Mais alors que ses pensées l'entraînaient ailleurs, la voix de l'impressionnant mâle résonna de nouveau, alors qu'il mâchait péniblement son maïs – petit détail qui ajoutait tout le comique à la scène et qui ne manqua pas de faire se glisser rapidement un large sourire sur le visage de la jeune paria.

- Tes p'tits copains t'attendent là bas, gamine... Ils sont en train d'se pisser d'ssus dépêche toi d'les rejoindre avant qu'leur vessie se dessèche.

Elle les entendit se mettre à hurler les un après les autres, disant que c'était un tel qui les avait fait repérer, se rejetant la faute avec virulence, oubliant même la pseudo menace dont ils avaient si peur. Elle se tourna vers eux, hésitante. Elle avait remplit sa part du contrat. Plume avait été les voir alors qu'eux non. Mais elle avait envie d'en apprendre plus sur ce fameux Titan et sur son humain. Et rien ne prouvait que les jeunes étalons respecteraient leur si alléchante promesse. Indécise, elle les observait se donner des coups avant que la voix de celui qui se prenait pour le chef ne s’élève dans l'air, de derrière une bien maigre cachette.

« C'est ta faute si on est repéré ! Alors... Tu peux oublier le contrat, fichu oiseau ! »

Et à ces mots, ils reprirent leurs disputes, tentant de s'enfoncer dans le sol, comme s'ils pouvaient encore attendre quelque chose de cette rencontre entre le Corbeau et le géant. Plume de Corbeau soupira : il avait été idiot de les croire, même un seul instant. Mais cela ne l'empêchait pas de poser des questions au géant ! Elle se retourna donc, faisant abstraction de la dispute qui continuait un peu plus loin, et par la même occasion, de ce que lui avait conseillé le « pansu », demandant avec un sourire :

« Que faites-vous chez les voleurs ? Vous devez avoir un poste important tous les deux pour avoir ainsi accompagné votre chef chez nous ! »

Il fallait reconnaître qu'ils en imposaient au camp, même si l'humain devenait, à cet instant, beaucoup moins impressionnant et effrayant qu'il n'avait pu l'être. Elle imaginait toute sorte de rangs que les Indiens n'avaient pas. Ils devaient vraiment avoir un rang important ! Elle se demandait également si tous étaient de la même « espèce », s'ils leur ressemblaient. Mais il lui semblait bien que leur chef, cette jument crème effrayante, n'avait pas du tout ce caractère amusant – certainement contre leur gré, parfois – et devait être un véritable démon ! Plume de Corbeau s'avança, finalement plus en confiance avec ces personnes qu'avec celles du camp. Elle se risqua même à tendre sa fine encolure de sorte à pouvoir sentir l'humain, curieuse de découvrir de nouvelles odeurs et de sorte à les reconnaître dans un futur plus ou moins proche. Vraiment, il était loin de faire peur. De même que son étalon qui faisait bien plus rire la pouliche qu'il ne l'effrayait !

Emi Burton




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MessageSujet: Re: La tache, le pansu et la tulipe w/Plume de Corbeau   Jeu 12 Mar - 10:56


- C'est ta faute si on est repéré! Alors... Tu peux oublier le contrat, fichu oiseau! Le grand mâle les écoutait piailler d'une oreille distraite, assez agacé par ce qu'il entendait. Qui étaient ces poulains et pour qui se prenaient-ils pour se jouer ainsi d'un de leur congénères? Les Voleurs avaient tous les torts du monde mais au moins ils étaient soudés. Enfin. Presque. D'un œil las il observa la réaction de la petite jument noire, elle avait semblé atteinte par la remarque mais seulement l'instant de quelques secondes ce avant qu'elle ne reporte son attention sur Sanders et Titanic.

- Que faites-vous chez les voleurs? Vous devez avoir un poste important tous les deux pour avoir ainsi accompagné votre chef chez nous! A ce moment il lui avait tourné le dos toujours à la recherche de quoi se nourrir. Sanders s'était légèrement décalé, Titanic n'avait jamais botté mais s'il se mettait à prendre les habitudes de la jument noire avec laquelle il semblait bien s'entendre ça risquait de partir. Ce n'était pourtant rien de ça, l'étalon n'était pas du genre à envoyer les sabots, croyez moi il serait capable de se faire un claquage. Il pris quelques minutes avant de répondre, le temps d'avoir finis de creuser le sol jusqu'à en déterrer tous les fossiles du mondes.

- ... Ouais. Soupira t-il en se redressant vivement, les oreilles tirées droites devant lui. Il plia l'encolure pour regarder par dessus son épaule et fixer la petite jument. Là, le grand mâle fit un tour sur lui même et s'avança en direction de la dite pouliche noire pour ensuite la contourner au dernier moment et plonger le museau dans les fourrés où les autres poulains se cachaient.

- Mon rôle, c'est d'achever les poulains un peu trop désagréable. Ses deux naseaux s'arrondirent et il en sortit un souffle puissant. Un foutu coup d'sabot dans le front et c'est fini! Il arqua l'encolure et la lança, comme un ressort qui venait de se détendre: Dégagez. Leur avait-il ordonné.

Appuyé sur son antérieur, il pivota autour pour faire volte-face et se retrouver face à Sanders qui avait tenté de poser le coin du doigts sur les nez de la petite femelle: Il n'y avait rien de plus doux que le museau d'un poulain. Devant cette scène, devant un Sanders émerveillé aux yeux qui brillaient comme ceux d'un gamin le jour de noël, Titanic soupira et leva une énième fois de la journée les yeux au ciel.

- 'Fait, j'ai un rôle tout à fait nul: J'suis juste une monture. Y'a rien de formidable à ça. Ajouta t-il. Il remarqua ensuite que la petite se trouvait justement au dessus d'une pousse brisée à l’intérieur de laquelle tout semblait encore bien vers. Il envoya un petit coup de nez dans les flancs de la pouliche pour finalement y coller son front et la poussa lentement pendant qu'il attrapait du bout des lèvres ce qui l’intéressait.

- Eh! Titan, laisse la tranquille, pauvre petite! Encore une fois choqué par le comportement de son étalon. Il aurait vraiment dû s'y attendre pourtant. Le blondinet poursuivit, finalement un peu amusé. Excuse le il ne sait vraiment pas s'y prendre avec les jolies demoiselles. Le jeune homme ricana pendant que Titanic, encore une fois, roula les yeux.

- Pffru. Elle est pas en sucre c'te gamine. Comme si Sanders pouvait le comprendre. Blasé par sa propre stupidité l'étalon fumé soupira tout en redressant la tête, mâchant négligemment la pousse qui se battait avec les mors de brides. Il eu l'air perdu un instant, le regard planté sur Sanders, et finalement il se tourna enfin vers la petite. T'es pas en sucre, pas vrai? Vint-il tout de même s'en assurer. Les poulains étaient fragile, c'est ce qu'il avait entendu dire - surtout les siens d'ailleurs - mais il ne savait pas à quel point ils pouvaient l'être. En tout cas la petite ne semblait pas avoir été brisée.



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MessageSujet: Re: La tache, le pansu et la tulipe w/Plume de Corbeau   Sam 21 Mar - 21:42

La fable de la Tulipe, du Pansu et de la Tache
feat. Titan

La petite souris observa tranquillement l'immense étalon qui cherchait, de façon presque désespérée, de la nourriture à se mettre sous les dents. Décidément, il était loin de l'image horrible qu'il avait pu lui esquisser tout à l'heure ! Il semblait bien plus bonne poire et amusant qu'un véritable monstre sortit des plus terribles des cauchemars. Le Corbeau jeta quelques coups d'oeil à l'humain : il était différent de Torrent Vicieux mais il semblait malgré tout tout aussi gentil et attachant. Plume de Corbeau se tâtait : allait-elle le laisser la caresser ? Il ne lui semblait vraiment pas qu'il soit du genre à donner des coups, comme les autres, mais on ne sait jamais. Malgré sa confiance grandissante, son instinct de proie lui indiquait de rester prudente.

- ... Ouais.

Soupira le géant qui se retourna vers elle, interrompant le questionnement intérieur de la pouliche sombre. Il s'avança vers elle et... Avant qu'elle n'ait véritablement compris le comment du pourquoi, il était plongé dans les fourrés, là où se cachaient les trois poulains, terrorisés.

- Mon rôle, c'est d'achever les poulains un peu trop désagréable. Un foutu coup d'sabot dans le front et c'est fini! Dégagez. 

Et la sombre put voir les trois pauvres jeunes détaler comme des lapins. S'ils avaient eu un loup à leurs trousses, ils n'auraient pas couru aussi vite... Plume de Corbeau ne pouvait que constater que l'immense étalon savait se montrer plus que convaincant et effrayant. Mais elle ne put s'empêcher de sourire et de glousser dans son coin : elle prenait ça comme s'il l'avait défendu. Elle en doutait, n'ayant encore jamais eu un autre équidé pour éloigner ces sacripants d'elle, mais cela en avait tout l'air. Ses yeux pétillèrent de reconnaissance et d'admiration pour Titan et elle se redressa, se gonflant d'un orgueil nouveau.

Plume sentit un effleurement au niveau de ses lèvres et se figea : l'humain tentait de la toucher. Elle le laissa faire... Avançant finalement dans un petit accoue rapide son chanfrein pour que Sanders ait accès à ce qu'il désirait. Mais elle se retira tout aussi vite : gênée, angoissée, perplexe.

- 'Fait, j'ai un rôle tout à fait nul: J'suis juste une monture. Y'a rien de formidable à ça.

La rappela-t-il de sa voix grave. Juste une monture ? Il y a de quoi douter quand on le voyait au camp ! Mais il restait, pour l'enfant, une source de questionnement et d'admiration. Il avait un je ne sais quoi de grandiloquent, de force de la nature calme et réfléchie capable de vous briser comme de vous câliner. Du moins, c'était la vision de la souris qui le regarda venir à elle, les yeux rivés sur du maïs. Elle le laissa même la pousser sans vraiment réagir : un contact équin, c'était... Etrange. Les yeux grands ouverts, elle écouta d'une oreille l'humain affirmer qu'il ne savait pas y faire avec les filles, qu'elle devait l'excuser...

- Pffru. Elle est pas en sucre c'te gamine.

Et après un temps de réflexion, où son expression était à se tordre de rire :

T'es pas en sucre, pas vrai?

Plume de Corbeau éclata franchement de rire, rire qui dura de longues minutes, se faisant terriblement mal aux joues et au ventre. Elle finit par reprendre un semblant de sérieux en soufflant doucement sur le front du géant.

« Non, bien sûr que non ! Mon maître affirme même que je suis plus robuste que ma sœur ! Et certainement que la plupart des autres poulains. Je tiens ça de ma mère, il paraît. »

Annonça-t-elle en bombant son petit torse. Il était rare de la voir faire sa fière, c'était même une des premières fois. Mais cela ferait presque plaisir à voir ! Taquine et désormais confiante avec le géant, colla son front contre lui, une manière de le remercier silencieusement. Même si elle doutait toujours quant à savoir s'il l'avait bien sauvé des trois idiots... C'était assez... Surprenant, voire impensable pour une pouliche comme elle. Plume' finit par se reculer, arborant un fin sourire gêné avant de regarder de nouveau Sanders.

« Une simple monture... Vous n'avez pourtant pas l'air d'un couple ordinaire, comme les autres... »

Annonça-t-elle, se remémorant les autres Voleurs présent après guerre. Il y en avait bien qui l'avaient impressionnés, mais pas autant que ce drôle de couple ! La sombre tendit sa petite encolure, donnant un petit coup des lèvres dans le bras de l'humain, se dandinant sur ses longues jambes. Finalement, elle sauta le pas et s'avança, de sorte à sentir le souffle de l'humain sur elle et l'observa de plus près. Il était à la fois différent de Torrent Vicieux et à la fois semblable... La pouliche tourna la tête vers Titan, ne sachant plus quoi faire.

Emi Burton




Merci Brego ♥️
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