RSS
RSS

AccueilAccueil  PortailPortail  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 « L’idiotie est innée chez certains, pour d’autres elle s’acquiert avec le temps | PV Noctis

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Anathèmna
« Lost in the maze of my past. »
avatar
Messages : 268
Points d'Experience : 13
Date d'inscription : 21/07/2013
Age : 20
Joue également : Leks

Feuille de personnage
Votre personnage:

MessageSujet: « L’idiotie est innée chez certains, pour d’autres elle s’acquiert avec le temps | PV Noctis   Mar 17 Fév - 12:08

« L’idiotie est innée chez certains, pour d’autres elle s’acquiert avec le temps


Nick enjambe mon dos et s’assoit finalement sur la selle. Je ne bronche pas. Il reprend de la vigueur sur les rênes, les empoignant fermement même s’il n'en a pas vraiment besoin, étant donné que j'obéis très bien à la voix. Je jette un coup d’œil aux alentours. Il y a toujours cette jument, qui tourne en rond dans le corral. J’aperçois un bout de notre cheftaine, qui dépasse de la grange, au loin. Mais aucun autre équidé aux environs. Personne ne nous accompagnera. Je prends le pas lorsque je sens une très légèrement pression des mollets de mon cavalier. J’accélère un peu plus quand je sens qu’elle est toujours là, jusqu’à passer au trot. Finalement, elle disparait et je maintiens le rythme. Nick a-t-il prévenu que nous partions ? Je n’en sais trop rien. Je m’enfonce dans la forêt qui cercle une partie du camp. Une forêt sombre, où règne toujours en grand silence. Je ne l’aime pas. Elle semble figée et complètement lugubre. Une brume flotte toujours dans les environs et l’air est bien frais. J’ai toujours l’affreuse sensation que des griffes n’attendent qu’un seul instant d’inattention de ma part pour m’attirer dans l’obscurité et me mettre en pièces. Mais peu importe, je fais attention. Et Nick est là. Si l’un de nous deux protège l’autre, et bien, c’est bien lui le protecteur. Je l’imagine sans mal mettre une rouste à un puma égaré qui aurait osé l’attaquer. A mains nues. Avec les yeux bandés.

Le sentier que je parcoure est étroit, mais je le connais par cœur. De plus, la visibilité est bonne jusqu’à 20 mètres devant moi. Le silence de la forêt me prévient du moindre mouvement –et clairement, il n’y en a pas-. Je ne sais pas où veut aller l’homme qui me chevauche, mais à cette allure nous y serons rapidement. Et en toute sécurité, au vu des conditions. La pente commence à se faire sentir tandis que nous descendons des hauteurs. Je prends plus de précautions encore, ralentissant légèrement et posant mes sabots dans des endroits qui paraissent stables. Eviter les petits cailloux qui provoquent une glissade. M’enfin, vous voyez, hein ? Un cheval qui se casse la figure, ce n’est jamais très agréable à voir.

Après plusieurs longues minutes et après que j’ai été contrainte de repasser au pas, nous touchons le pied de la montagne et je réaccélère. Nick ne bouge pas. Malgré son poids conséquent, Nick est un très bon cavalier, que je sens à peine lors de mes mouvements. Nous continuons donc notre route au petit trot. Le paysage a cependant changé, et je ressens une certaine chaleur ici, qui est peu agréable. N’ais-je pas entendu parler de sécheresse ? Il me semble bien que si. Mais dans le camp des voleurs, avec la fraîcheur de l’altitude et la brume très présente, nous ne manquons de rien si ce n’est de lumière parfois. Et puis, nos cavaliers sont très doués dans tout ce qui concerne le vol et l’approvisionnement. Je ne cautionne absolument pas ce qu’ils font, mais ils nous permettent une vie agréable. Nous n’avons pas besoin de penser au lendemain. Juste écouter les ordres qu’ils nous donnent. Et faire en sorte de nous supporter les uns et les autres, ce qui n’est visiblement pas le cas de certains chevaux. Quelque part, je suis heureuse d’être à l’écart, même si la solitude me pèse très souvent. J’observe, j’analyse, je construis des théories. Ma solitude est très constructive finalement. Mais pas au sens propre.

Le paysage a bien changé, également. Nous avons atterrit dans une vaste forêt qui ressemble plus à des sous-bois qu'à autre chose. Les bourgeons commencent à se former très lentement sur les branches, et nous nous prenons un soleil cuisant dans le dos. Peu agréable. Mais ça change de l’humidité de la montagne. Je sens Nick commencer à basculer en arrière tandis qu’une légère pression se forme sur ma bouche. Je ralentis puis finalement m’arrête. Il descend prestement de mon dos et je me sens soulagée. Je n’en montre cependant rien. Il met un genou à terre et observe le sol, comme s’il tentait d’y lire quelque chose. Je fronce les sourcils. Qu’est ce qu’il y a d’intéressant à regarder par terre ? Il se déplace de quelques pas puis encore de quelques uns. Et je vois un sourire s’afficher sur ses lèvres. Au même moment, c’est autre chose qui s’affiche sur les miennes. Je redresse vivement la tête, cherchant du regard autour de nous ce qu’il m’a semblé entendre. Les oreilles pointées en avant, Nick m’observe, je l’aperçois à la périphérie de ma vision. Il sort son arme de son étui et enlève la sécurité. Il attrape mes rênes d’une main. Monter sur mon dos à ce moment aurait été une grave erreur et il le sait. Je peux partir en coup-de-cul à n’importe quel instant, et ce serait un fâcheux incident si c’était pile au moment où il avait le pied à l’étrier. Le grognement se refait entendre. Je me fige sur place, tous les muscles se tendant au même instant. De derrière un arbre, une immense forme marron apparait. Ma mâchoire se décroche. Je n’en avais jamais vu, même si on m’en avait parlé au camp indien. A cet instant je suis absorbée par la vision terrifiante de l’ours à quelques mètres de moi. Quand le coup de feu part, je pars avec. Terrifiée par un bruit auquel je ne m’attendais pas, mes muscles se détendent et je fais un formidable bond en avant, arrachant les rênes de la main de Nick. Je perds à cet instant tout instinct de survie et je m’enfuis au grand galop à travers la forêt, au hasard. Perdre mon instinct de survie alors que je fuis un ours ? Oui. Car j'abandonne Nick en pleine forêt, face à un prédateur. Entre lui et l'ours, le plus dangereux, c'est pourtant bien lui. Il ma va tuer lorsqu'il me retrouvera. Aller savoir si ça, c'est au sens propre ou au figuré. J’entends la voix de Nick qui hurle le nom qu’il m’a donné, mais tout semble se passer comme dans un rêve. Sa voix ne m’atteint pas. Et je continue à galoper droit devant, les rênes gênant ma course effrénée. Je saute par-dessus un tronc d’arbre qui apparait sur ma route. Et la catastrophe arrive. En atterrissant, un de mes sabots se pose sur les lanières de cuir. Ma tête est brutalement tirée en avant et, déséquilibrée, je fais un magnifique roulé-boulé sur le sol. Je reste à terre un instant, le temps de reprendre mes esprits. Lorsque qu'enfin je relève la tête,du moins autant que je peux à cet instant précis, je suis dans un endroit qui ne me dit absolument rien. Un magnifique chêne prend place en face de moi, et aucun arbre ne s’en approche. Il est majestueux et semble là depuis une éternité. Le roi de la forêt. Je tente de me relever, mais je me rends vite compte que c’est impossible. Je me suis empêtrée dans mes rênes et je n’aie qu’un faible rayon d’action avec ma tête.
Il n’y a que deux mots pour caractériser cette situation. Des mots pas forcément très beaux dans la bouche d’une demoiselle.


Et merde.

(C) Galimybé - Mini BN



Spoiler:
 
Merci Titan ♥
Spoiler:
 
2 Roses à ajouter à mon bouquet ! |Nom Voleurs : Oz |Cavalier : Nick|DC : Leks | Design Ana
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Noctis
 Je suis :
 Je suis :
avatar
Messages : 1722
Points d'Experience : 58
Date d'inscription : 11/05/2012
Age : 25
Localisation : Dans les terres de l'Ouest.
Joue également : Zireael (Cirilla Elen Riannon).

Feuille de personnage
Votre personnage:

MessageSujet: Re: « L’idiotie est innée chez certains, pour d’autres elle s’acquiert avec le temps | PV Noctis   Mar 14 Avr - 23:53




L’idiotie est innée chez certains, pour
d’autres elle s’acquiert avec le temps.







Ses souvenirs l'agressent, l'accablent,
comme des flashs agressant vos yeux.
Mais ses pupilles étaient intactes
alors que son cœur ratait toujours plus de battements...




Perdu dans ses pensées, le sombre se remémorait ce jour où il demanda à sa mère pourquoi son prénom était si long. À l’époque, cela lui trottait pas mal dans la tête, les autres chevaux avaient tous un prénom court et rare étaient ceux qui était en deux mots. Lui, il en possédait trois. Trois, c’était franchement trop, vous ne trouvez pas ? Ce jour-là, Anthéa Lucina lui avait répondu avec sa douce voix aimante que son père et elle n’avait pas su se décider entre les trois prénoms et, en riant, Mabushi – son père – avait ajouté qu’étant destiné à faire de grandes choses, autant avoir un grand nom. Sur le moment, sa mère et son petit poulain sombre avaient pouffé de rire. Au fond, son père n’avait pas vraiment tort à voir Noctis Al’noah Manaël aujourd’hui. Ces souvenirs lui paraissaient aussi doux qu’amer... Ces moments de paix et d’amour ne reviendraient jamais et c’était cette vérité qui l’écorchait à vif, attaché via des ronces à un lien trop bon pour être oublié.


Ce fut le regard vide qu’il avança en marchant, loin du troupeau, loin du bruit, loin des faux sourires qu’il arborait pour ne pas périr. Il laissa échapper un soupire long s’en vraiment s’en rendre compte. La tête basse, il n’avait plus rien du fier étalon qui s’était rebellé, il y a des mois de cela, pour prendre la dominance de ces terres. Ses naseaux frôlèrent l’herbe, la terre et les feuilles mortes et il s’empreignait de l’odeur de la forêt pour ne se focaliser que sur elle. Son calme, sa grandeur et sa diversité le captivait, rayant tous souvenirs de ses pensées volages. Petit-à-petit, il releva son port de tête, reprenant cet aspect d’étalon droit et fier qu’il avait hérité de son père et de son mentor. À mesure qu’il avançait, il se rendit compte qu’instinctivement son être s’était dirigé vers le chêne centenaire... Un fin sourire amusé se dessina sur ses lèvres alors qu’il se moquait de lui-même. C’était bien là le seul endroit de tout son territoire qui le calmait naturellement. C’était drôle, oui, cette inconscience de venir jusqu’ici alors que la nostalgie lui prenait les tripes... La température chuta lentement, de manière exponentielle, à cause d’un soleil voilé sous le feuillage de plus en plus imposant du Roi de la forêt. Cet endroit semblait se démarquer et était moins exposé à la sécheresse. L’herbe était plus belle malgré le manque de soleil.


Le Lion de Duscaelum se stoppa là, perdu entre deux racines gigantesques. Et c’était dans ce moment d’absence, les yeux clos, qu’il perçu le grognement grave. Ce n’était pas là le doux raclement de gorge d’un des félins qu’il avait pour habitude de renvoyer de ses terres. C’était le chant mécontent d’un ours qu’on a dérangé. Habituellement les ours n’étaient pas les animaux les plus agressifs du coin mais tout portait à croire qu’avec le printemps arrivant les mâles étaient tendus... Noctis plaqua les oreilles en arrière, agacé de devoir déménager son fessier de son chêne pour éviter des ennuis inutiles. Au final, il ne bougea pas d’un millimètre. L’animal n’était pas en vue et le grondement sourd de la bête avait été ouï de loin, derrière l’arbre surement. Pourtant, Al’noah démarra dans un galop furieux en une demi-seconde après avoir entendu retentir un coup de feu. Des armes qu’il connaissait bien. Trop bien... Il réprima un hennissement de surprise et fila rapidement plus loin dans la forêt. Rapidement pourtant, l’étalon ralenti sa course et finit par se stopper, les oreilles droites, au aguets du moindre bruit.


Un bruit qui ne se fit pas attendre, le galop d’un cheval non loin et qui se rapprocha rapidement de sa position. Manaël plaqua de nouveau les oreilles contre sa crinière sombre, se plaçant face au bruit, prêt à se défendre contre un cavalier de l’armée. Au final, un nouveau bruit sourd retentit dans la forêt, suivit d’un merveilleux silence... Noctis ronflota des naseaux, le visage dur, il s’avança dans sa forêt pour retrouver le coupable de tant d’agitation. Ses pas le menèrent de nouveau aux environs du chêne centenaire qui gardait le corps avachi d’un cheval inconnu, affublé de tout un attirail de cuir qu’il détestait... Pas d’humain en vue et c’est donc le pas vif et sec que l’étalon s’approcha de l’intrus. Al’noah la détailla un peu et petit-à-petit c’est l’étonnement qui fit place dans ses pupilles sévères. La monture en face de lui était une jument et elle ressemblait énormément à Leks... Elle lui était en tant de point semblable que le Lion failli la prendre pour telle. Mais lorsqu’elle tenta de se relever, le sombre remarqua que sa morsure était absente et que son encolure portait des marques que Leks ne possédait pas. Il releva la tête, légèrement sur le côté, le regard distant mais curieux.


Al’noah s’approche alors davantage mais il n’a en aucun cas l’intention de l’aider pour le moment. Après tout, elle était dans le camp ennemi. Et tout ceci était peut-être un piège... Il se stoppa à quelques pas d’elle, de côté, pour que son regard croise le sien. ❝ Qui es-tu et que fais-tu sur mes terres, monture des hommes ? ❞ Son ton était froid, sec, distant et légèrement acerbe. Il n’y allait pas avec des pincettes et sa haine envers les cowboys était clairement ressentie dans sa voix rauque.




❝ Noctis Al'noah Manaël — #BD801F ❞
© fiche créée par ell — Code titre & en-tête par Arnumera






Noctis Al'noah Manaël

❝ Tomber est permis ; se relever est ordonné. ❞

Fiche de lienPrésentation

Character & Design ©️ Arnumera


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Anathèmna
« Lost in the maze of my past. »
avatar
Messages : 268
Points d'Experience : 13
Date d'inscription : 21/07/2013
Age : 20
Joue également : Leks

Feuille de personnage
Votre personnage:

MessageSujet: Re: « L’idiotie est innée chez certains, pour d’autres elle s’acquiert avec le temps | PV Noctis   Mer 15 Avr - 20:28

« L’idiotie est innée chez certains,
pour d’autres elle s’acquiert avec le temps


Des bruits de pas. Je reste immobile, muette, comme si je n’étais pas là. Comme si le simple fait d’imiter une fleur me permettrait de me fondre dans le paysage. Hélas, le cheval s’arrête à quelques mètres de là. Timidement, je tourne le regard, et croise le sien. Une aura glaciale s’empare de moi, et je baisse vite mes yeux, observant avec attention sur le sol et les brins d’herbes. Je m’aplatis inconsciemment un peu plus sur le sol.

❝ Qui es-tu et que fais-tu sur mes terres, monture des hommes ? ❞

La voix fait honneur à l’aura que j’ai ressenti. L’étalon noir, que j’ai pu apercevoir rapidement ne semble pas me tenir dans son cœur, alors que nous ne nous connaissons même pas. Pourtant, je sais que généralement les sauvages méprisent ceux qui sont capturés. « Monture des hommes ». Une dénomination qui me blesse. Comme si je n’étais qu’un simple objet, que l’on utilise et que l’on jette ensuite. Pourtant, je suis bien plus que cela. Beaucoup plus. Mais ces mots me font mal, et mon cœur se serre. Il ne sait rien. Il ne me connait pas. Et déjà il me juge. N’est ce pas méchant, d’agir ainsi ? Je frappe le sol avec ma queue bicolore, comme un chat contrarié. Non, il ne me connait pas. Pour qui se prend t-il ? Je sens quelque chose bouillir en moi. Une face sombre, qui me hante depuis toujours. Mais je la réprime. Je ne suis pas en position de force. Il aura tôt fait de me mettre k.o si l’envie lui prend. Je suis impuissante. J’aimerais ne pas l’être. Alors, peut être, qu’il ne me prendrait pas de haut, ainsi, aussi facilement. Entre mes dents, des mots s’égarent, poussés par ma colère :

« Je suis bien plus qu’une simple monture. Je ne suis pas un objet. »


J’ai appuyé involontairement sur le dernier mot. Je regrette cependant bien vite. Il ne m’aidera pas s’il le désire, et je crains que l’ours ne revienne. J’aimerais presque que Nick arrive. Au moins, il me sauverait de cette situation embarrassante, même si je le soupçonne de me frapper dès qu’il en aura l’occasion pour me punir. Je relève la tête un peu, reprenant du poil de la bête et j’ose affronter son regard, pendant quelques secondes. Puis je me reprends. Tout ça, ce n’est pas de moi. Je prends sur moi, consciente de devoir lui parler, et devoir affronter son jugement, qui pèse plus lourd encore que le poids du ciel s’il venait à me tomber sur la tête.

« Je me nomme Anathèmna. J’ai été séparée de mon cavalier après l’attaque d’un ours. »

Autant la jouer franc jeu, mais omettre le fait que j’ai eu peur et que j’ai prit la fuite.


(C) Galimybé - Mini BN



Spoiler:
 
Merci Titan ♥
Spoiler:
 
2 Roses à ajouter à mon bouquet ! |Nom Voleurs : Oz |Cavalier : Nick|DC : Leks | Design Ana
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 

« L’idiotie est innée chez certains, pour d’autres elle s’acquiert avec le temps | PV Noctis

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» « L’idiotie est innée chez certains, pour d’autres elle s’acquiert avec le temps | PV Noctis
» Un endroit pour dormir... Oh un chat ! Minou Minou !! [libre]
» No Way Out - 17 février 2008 (résultats)
» Gloria est chez fenmore pour chercher un emploi !!!
» Avec le temps, les amis changent...certains murissent, d'autres pourrissent... | Emily Rosmerta

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Spirit RPG :: HORS JEU :: Archives :: RP's Abandonnés-