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 "Le bonheur est un mythe inventé par le diable pour nous désespérer."

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MessageSujet: "Le bonheur est un mythe inventé par le diable pour nous désespérer."   Mar 21 Fév - 20:52

« Le bonheur est un mythe inventé par le diable pour nous désespérer. »
~ Avec Artémis ~

    Tu es celui que l’on admire et que l’on craint. Dans tous tes gestes, toutes tes paroles, émane de toi la mort & la haine. A chacun de tes pas, c’est ton ombre qui s’approche. Hadès. Un nom qui porte en lui beaucoup plus de choses que toi-même. Ce nom, sombre, est encore souillé du sang de tes victimes. Tu ne tue pas pour rien. Tu tue car tu n’obtiens pas ce que tu désires. Tu cherches des réponses, tu cherches quelqu’un. Mais il n’y a que le néant. Toutes tes questions restent vides de réponse. Tu tue alors, tu torture. Et petit, à petit, tu as changé, tu n’es plus resté le même. Tu es devenu ton ombre, tu as aimé tes actes. Tu t’es effacé et ton ancienne identité s’est envolée. Tu ne cherches pas tes victimes, elles viennent. Les étalons, tu ne cherches pas à les battre, tu ne les torture pas. Cela ne sert à rien d‘après toi. Mais pour les juments, tu prends ton temps. Tu veux l’utiliser pour toi, pour ton être maléfique. Machiavélique, fourbe, ténébreux, voila ce que tu es. Tu torture, puis tu pars. Parfois ce n’est pas avec les actes que tu fais du mal avec des mots, des mots qui blessent autant qu’on poignard. Tu sais les enrober, les mettre avec toi. Et on ne sait jamais qui tu es. Tu ne leur réponds jamais. A quoi bon ? Tu ne sais plus réellement ton nom. Les ombres n’ont pas de nom. Ce sont juste des ombres. Ne cherchez pas à trouver son passé. Il est enfoui à jamais, quelque part. Peut importe, ni toi, ni eux ne savent réellement qui tu es ...

    Tu ne distingue plus vraiment le paysage. La pluie a tout brouillé. Tu cligne des yeux, cherche à voir une ombre. Mais seul le bruit te signale que tu es seule. Ce bruit de la pluie qui tombe sur l'eau. Un plic. Puis un ploc. Tu écoute, te concentre. Tu fais le vide, ferme les yeux. Tu sens l'eau couler sur ton corps, tu la savoure lorsqu'elle coule dans ta bouche, jusqu'à tes lèvres. Puis tu ouvres les yeux et tu vois une silhouette. Tu ne t'approche pas. Elle est loin. Peut-être même qu'il n'y a personne. Plic. Tu entends des bruits. Tu tends l'oreille. Un sourire nouveau se glisse sur tes lèvres. Ploc. Tu constate que la pluie s'intensifie. Plic. Tu t'attends même à ce qu'il grêle. Mais il ne pleut pas. Ploc. Tu entends le bruit de la pluie. Seule. Ton corps s'avance. Un regard vers le ciel. L'eau vient dans tes yeux. Tu n'y prête pas attention. Un regard vers cette noirceur qui domine. Puis tu baisse la tête et regarde devant toi. Tu attends. Tu attends que quelqu'un vienne.

    Plic. Ploc. Il fait nuit. La lune apparait et disparait entre les nuages. L'eau s'infiltre dans tes profondes plaies. Pas tes cicatrices, tes plaies. Tu grimaces de douleur. Tu aurais du te laisser tuer par ce couguar. Mais, étrangement tu n'as pas voulu. Te laisser anéantir par un autre animal ne te satisfaisait pas. Sans doute. Ce prédateur, tu venais juste d'en finir avec lui. Il était là, à terre devant toi, le regard vide, te fixant. Tu ne supportes pas ce regard. Alors tu cries, tu hurles à une carcasse dépourvue d'âme, de vie :

    " Baisse les yeux ! "

    Il ne t'obéit pas. Tu t'en doutais. Alors, avec ton antérieur tu écrases sa tête. Du sang coule de sa bouche, beaucoup de sang. Tu lèches délicatement ce liquide rouge, ta source de vie, ton oxygène. Tu savoures. Soudain, tu entends un bruit. Pas n'importe quel bruit. Tu restes la tête baissé, oreilles plaquées.
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Armani / Hirondelle
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MessageSujet: Re: "Le bonheur est un mythe inventé par le diable pour nous désespérer."   Ven 24 Fév - 22:55

Artémis allait mieux, depuis quelques temps. Toujours prise avec ces hallucinations, bien sûr, mais plus facilement distillable. Les dissoudres d'un coup de dent sur la jambe était devenue le nouveau remède, le vaccin contre la folie. Bien sûr, maintenant, sa jambe gauche était bien amochée, mais le prix n'était jamais trop élevé pour garder sa tête sur ses épaules. Ou alors, elle allait mieux parce qu'elle avait complètement divaguée. Et maintenant que le doute s'était infiltré dans son esprit, il n'y avait plus de marche arrière possible.

La pluie tombait avec un certain acharnement, et cela depuis plusieurs heures, si bien que la jument à la robe rouge, ne prenant pas la peine de se couvrir sous l'abris des arbres, finit très vite trempée jusqu'aux os. Sa crinière rousse plaquée sur son front marqué de cicatrices, vestige d'une enfance des plus 'joyeuse', elle avançait dans ce paysage entièrement gris et lourde, les yeux à demi-clos, attendant d'avoir l'illumination de sa vie. Mais elle connaissait bien le Destin; Et il adorait se jouer d'elle. Mais comme elle c'était libérer de ses chaînes - pour en enfiler plusieurs autres paires, tout de suite après, mais cela reste un détail-, vagabondée sans but ne la dérangeait pas. La tête basse, les sabots traînant au sol innondé, la robe lourde pluie, on aurait dit une tache de sang dans ce tableau uni et morgne.

Puis, des sons. Des miaulements rauques, des hennissement de colère, de douleur et de plaisir, peut-être? retentirent sur les plateformes, dont l'air elle-même semblait plus épaisse. Le son en était d'autant plus affaibli mais les sens d'Artémis était toujours d'une extrême sensibilité. Elle se figea, redressant sa tête, les oreilles orientées vers la mélodie du combat. Puis, plus rien. Sauf la pluie, bien sûr, mais à force de l'entendre, on ne l'entendait plus, justement. Elle allait se convaincre qu'elle avait imaginé tout ça, comme tant d'autre chose, lorsqu'elle entendit distinctement :

" Baisse les yeux ! "

Elle s'optempéra aussitôt, avant de se dire qu'elle était idiote de croire que l'esprit en colère ne s'adressait certainement pas à elle. Il n'y avait personne, non? Mais la voix fit son chemin jusqu'en elle et un frisson lui parcouru le dos. De nouveau, elle sentit la douche froide de la pluie, chose qu'elle avait oublié de ressentir depuis plusieurs heures. Les douleurs de sa patte gauche se réveillèrent avec fracas et c'est étonnée qu'elle se rendit compte qu'elles saignaient. Le mal de tête coutumié refit également apparition dans sa tête, et la colère gonfla en elle. Satané fantôme! Elle poussa un long soupire résigné, s'ébroua pour enlevé son équivalent en poids d'eau qui résidait dans ses crins et résolue, elle s'avança à la rencontre de ce qu'elle pensait être un mirage. À l'aveuglette, toutefois, parce que la pluie faisait en sorte que tout était brouillé.

Enfin, elle le vit. Le cougar, figé, trempé, sans vie, gisant dans un bain de sang. Elle s'arrêta un instant à la vu de celui-ci, renâcla faiblement, et continua d'avancer. Quelques pas plus tard, elle distingua l'imposante stature d'un étalon fantôme. Il était effectivement d'un blanc immaculé... Non, il y avait du rouge aussi. Artémis s'arrêta de nouveau, scruta ce qu'elle croyait être la création de son esprit, puis de nouveau le félin, et encore l'étalon, au museau ensanglanté, qui l'observe également, comme près à mordre. Elle faillit rire. Comme si une image pouvait lui faire du mal? Mais elle n'en fit rien, puisque cette logique ne s'appliquait pas à elle. Et de toute façon, qu'est-ce que c'était, vraiment, le rire?

- Pourquoi?, demanda-t-elle, parce que c'était le seul mot qui lui venait à l'esprit. Et d'ailleurs, elle n'avait jamais eu de conversation avec le fruit de son imagination. Mais comme elle ne reconnaissait pas l'étalon à l'aura sanguinaire, elle ne voyait pas pourquoi il ne serait pas différent...

* Et si c'était... l'incarnation d'un Dieu?*



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MessageSujet: Re: "Le bonheur est un mythe inventé par le diable pour nous désespérer."   Dim 26 Fév - 19:58

"Obscur reflet d'un esprit malsain.
Celui-ci est mien et je ne peux m'en défaire."




    Étrange ne serait pas le terme exact. Tu te doutais bien que cette jument au couleur de feu n'était pas comme les autres. Jouer avec l’esprit de l’autre. Tes yeux se posent sur la carcasse. Doucement. Tu l’observe. Lentement. Tu sais qu’elle va parler. Tu sais que ses lèvres vont se tordre encore une fois pour laisser échapper quelques paroles sans intérêt. Du fond de ses prunelles, tu aperçois la mort. Du moins, tu la devines. Et loin de t’en épouvanter, tu ricane. Seulement. Elle est encore assez loin de toi. Pour le moment.

    - Pourquoi ?

    Comment comprendre cela ? Comment comprendre ceci ? Tu t’avançais vers elle, froid, glacial, dur, impitoyable. Ta queue fouettait l’air. Tu avançais. Tel un empereur déchu. La tête embrouillé, tu cherchais à comprendre. A quelques foulées d'elle, tu t'arrêtes. Tu l'observes attentivement. Son frêle corps était couvert de plaies. Tu affiche un sourire en coin. Étrange. Tu viens de gouter au sang, pourtant tu ne sens pas le besoin de tuer. Ta queue fouette à nouveau l'air. Ton postérieur frappe violemment le sol. Tu t’agaces, tu ne comprends pas.

    " Saches qu'il n'y a pas de vérité éternelle. De même qu'il n'y a pas de vérité absolue. "


    Ta réponse est aussi insignifiante que sa question. Tu n'est pas comme ça, Hadès. Ô non, tu n'est pas comme ça. Tu ne parles pas toi, tu agit. Ta langue est la violence, la haine, la souffrance. On ne t'as pas fait de cadeaux à toi, hein. Pourquoi à elle, alors. Toujours sans réponse. Tu ne veux pas la tuer, la toucher, la hanter. Elle te fait douter. Tu ne doutes pas toi, d'habitude. Non, tu es celui qui n'as jamais douté. Tu as toujours pensé que la vie était sans importance. Tu l'affirmes encore. Que tout le malheur du monde était sur ton dos. Mais là, tu n'en n'est plus vraiment certain. Tu t’agaces de plus en plus. Encore des impasses.

    " Assez ! "

    Tu hurles. De vives douleurs ressurgissent de tes plaies. Tu as mal. Horriblement mal. Ta respiration est saccadée, ton cœur s'emballe, ta vision faiblit, tes jambes tremblent. Tu rugit, tel un lion en combat contre lui même. Tu te jettes au sol, comme pour faire taire cette faiblesse. Tu te relèves, un peu sonné. Tu as réussis. Une fois de plus. Mais pour combien de temps ...



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MessageSujet: Re: "Le bonheur est un mythe inventé par le diable pour nous désespérer."   Lun 27 Fév - 1:04

Il s'avançait vers elle, menaçant, mais Artémis ne bougea pas d'un muscle. Elle aussi, elle l'observait. Qu'était ce regard, assoiffé de sang, mais également de réponses? Et pourquoi ces plaies, alors qu'il semblait fort et brave, en tout cas assez pour se défendre et s'en sortir indemne. Ou alors se trompait-elle? Avait-elle affaire à quelqu'un de fou? Quelqu'un comme elle? Non, impossible. Il n'existait personne comme elle. Elle ne le voulait pas. Pas par égoïsme, mais pour s'assurer que personne ne vivrait la même horreur qu'elle.

" Saches qu'il n'y a pas de vérité éternelle. De même qu'il n'y a pas de vérité absolue. "

L'impatience était visible, chez son interlocuteur, mais ses paroles ne semblaient par correspondrent à l'image qu'il donnait de lui-même. Vérité éternelle, vérité absolue? Était-ce ce qu'il cherchait? Des réponses? Plus qu'une théorie? Mais Artémis avait déjà une explication pour son cas. Elle allait parler lorsque l'étalon semblait ne plus vouloir écouter.

" Assez ! "

Son hurlement ne fit que baisser les oreilles de la jument. Elle attendait le coup, froidement, comme à son habitude. De toute façon, il fallait vérifier la théorie, non? Elle avait faillit oublier, l'illusion était si saisissante. Un fantôme n'était pas palpable, non? Mais alors, pourquoi sentit-elle le sol trembler lorsqu'il se jeta au sol.

- Non!, dit-elle, sans qu'elle puisse s'en empêcher. Pourquoi se faisait-il du mal? Il n'en avait pas déjà assez fait? C'était elle, il devait la frapper elle. Mais il s'était déjà relever, presque soulagé.

Elle recula, horrifiée. C'était pire, bien pire. Pourquoi? Oui, pourquoi son esprit lui jouait-il des tours, en la tourmentant au point de lui faire voir ce qu'elle redoutait le plus : d'autres comme elle. Mais il n'était pas exactement comme elle. Il semblait être mené par quelque chose d'autre. Mais voulait-elle vraiment comprendre les horreurs qui entourait ce mystère.

La pluie s'arrêta. Elle leva la tête, ses yeux ambres grand ouvert, inspirant difficilement. Ses muscles étaient figés. Rabaisser sa tête était presque un suplice, mais elle refixa ses yeux dans ceux de l'étalon blanc. Il fallait vérifié, tout, il fallait tout vérifié. Il ne fallait pas penser surtout. Le voir agir lui rappelait elle-même et ça lui donnait la nausée. Sous elle, entre eux deux, le cougar mort pris la forme de sa soeur et les mots s'échappa enfin de ses lèvres.

- Frappe-moi, souffla-t-elle, sans dévier son regard. Frappe-moi.

* Tu n'existe pas. Tu n'es pas réel. Tu n'as pas de nom, ni de passé, ni de futur. Ce présent est une illusion. Alors frappe-moi.*



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MessageSujet: Re: "Le bonheur est un mythe inventé par le diable pour nous désespérer."   Mer 7 Mar - 14:25

    Sans t'y attendre, la jument rousse ouvre légèrement la bouche pour prononcer un mot que tu connais bien. « Non ! ». Tu n'a jamais compris la signification, de ce " Non " . C'est tellement superficiel pour toi. Sans importance. Éphémère. Cette jument aux yeux d'or en face de toi vaut tout aussi bien que ce " Non " . En fait, tu n'es plus si sur. Tu as perdu tout repères. Tes repères. Les fondements de ton existences s'écroulent. Tu te sens mal. Tu serres les dents, tes muscles se crispent. C'est sa fautes. Le doute est ce qui a de plus meurtrier pour toi, tu le sais bien.

    - Frappe-moi
    , souffla-t-elle, Frappe-moi.

    Chacunes de ses paroles t'atteignent directement. Mais, tu n'as pas besoin de ses ordres pour le faire. Tu fronces les sourcils. Tu ne comprends toujours pas. Tu recules, presque apeuré. Et tu te demandes, " Pourquoi cette jument ". Pour la première fois de ta vie, ton être se divise en deux. L'âme déchue que tu as toujours été t'ordonnes de faire souffrir cette jument insignifiante, alors que ta raison, elle, ne veut pas. Tu en a plus qu'assez. Tu t'approches d'elle, oreilles plaqués, le regard enflammé, ta queue fouette nerveusement l'air. Tu te lèves de tout ton corps, hennissant de souffrance. Tu retombes de tout ton poids, mais pas sur elle. A côté. Tu n'y arrives pas. Tu ne peux pas. Tu baisses la tête, vaincu. Tes frêles jambes trembles légèrement, tes yeux fixent le sol, tu n'y comprends plus rien. Tu es perdant, Hadès. C'est terminé. Même ta propre raison ta trahi. Alors à quoi bon. Ta tête est en face de son flanc, et la sienne en face de ta croupe. Tu fermes les yeux. Tu cherches à vider toutes ces questions qui t'envahissent et t’autodétruisent.

    - Qui es tu.

    Décidément, tu te reconnais de moins en moins. Au point où tu en es, tu ne cherches même plus à réfléchir à tes actes. Cette jument t'intrigue. Et même si c'est difficile à avouer, elle te fais peur. Horriblement peur. Mais tu ne le montres pas. Surtout pas. Avoir peur est une chose, mais le montrer en est une autre. En ce jours très spécial et peu ordinaire, tu cherches à savoir, à comprendre. Le " Pourquoi " et le " Comment " t'échappes totalement.

    - Il est plus facile de mourir que d'aimer.

    De souvenirs qui se ressassent dans ton esprit. Qui se bouscule. Tu vis en même temps qu'eux. Tu te retourne vers la Dame à côté de toi. Pour oublier. Ta voix résonne dans l'air. Une voix rauque, dur. A qui parle-tu ? Tu ne le sais pas. Ses mots sont justes sortis de tes lèvres. Sans importance, certes. Mais tu l'a prononcé.
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Armani / Hirondelle
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MessageSujet: Re: "Le bonheur est un mythe inventé par le diable pour nous désespérer."   Jeu 8 Mar - 3:23

Pourquoi ne frappe-t-il pas, se demande Artémis, qui attend là, immobile, les yeux dorés fixant dans ceux de l'étalon, résolu. Elle le voit, elle le lit dans son regard, oui, mais dans tout son être. Il arrive à se retrouver en répendant le mal. Elle connait ça. Elle sait elle-même qui elle est en se faisant souffrir elle-même... Mais elle n'aime pas blessé. Elle a juste tendance à apprécier être la victime. Mais pourquoi l'étalon immaculé recule-t-il? Qu'est-ce qui ne va pas. Artémis fait un pas, pousse même un petit gémissement. Elle ne supporte étrangement pas l'état de désarroie et de désorientation du cheval blanc. Elle ne voulait pas... Puis, il change de réaction, il revient vers elle, elle dresse la tête, pour l'abaissé légèrement par la suite. Quel est ce regard? Il se câbre, mâchoire serrée et sabot en l'air, près à s'abattre sur elle, déjà sanguinolante avant même d'avoir été touché. Mais lorsqu'il se laisse tomber, c'est le sol humide, ou plutôt trempe qui tremble et qui éclabousse la jument, qui ne cille même pas. Elle laisse seulement échappé son souffle qu'elle avait dû retenir. Elle tourne à peine la tête, cherchant une explication, mais n'ose pas aller jusqu'au bout de son geste, ne sachant pas ce qui l'attend.

- Qui es tu.

Je n'ai pas de nom, fut-elle tentée de répondre, mais elle semblait avoir un impact sur l'existance de ce mirage. Elle semblait chamboulée tout ce qu'il avait pensé, vécu, connu auparavant. Artémis lui devait bien son nom, héritage d'un père, non, d'un géniteur qui ne voulu jamais d'elle.

- Artémis, souffla-t-elle, sans le regarder, fixant la queue de l'étalon qui était toujours aussi agitée.

Mais l'étalon, dont elle ignore le nom, et s'il existe vraiment, n'avait pas finit. La rousse s'en voulait déjà d'avoir apparue dans sa vie. Mais si elle avait pu faire quelque chose pour lui, qui lui ressemblait tellement...

- Il est plus facile de mourir que d'aimer.

Répondait-il enfin à son pourquoi? La jeune jument recula lentement, secouant sa longue crinière de sa charge humide avant de se poster plus ou moins en face d'étalon, l'observant sous tous les angles. Elle voyait la colère et la rancune qui avait rongé ce cheval depuis des années. Mais elle voyait aussi une douleur inexplicable et inexpliquée. Elle ne voulait pas voir ça. Elle secoua de nouveau la tête et garda les yeux fermés. C'était plus facile. Peut-être allait-il disparaître? Peut-être n'était-il qu'illusion?

- On ne choisit pas entre le bien et le mal. On choisit entre le bien... et la facilité.

Elle détourna la tête. Inutile d'avouer quel n'employait, n'utilisait, ni même songeait à ce mot qu'était ''amour''. Elle ne savait pas ce que c'était et n'avait pas envie de le savoir. Ça faisait peur et ça faisait sûrement mal. Un malheur de plus dont elle pouvait se passer. Mais s'il était plus facile de mourir que d'aimer, alors elle mourrait volontier.

-Mais la mort... n'est pas un choix. Ou est un choix qui ne nous appartient pas...

Artémis réouvrit les yeux et s'approche de nouveau de l'étalon blanc comme neige, mais également éclaboussé de taches rouge; du sang. Elle se mit près de lui et posa son museau près des plaies, les nettoyant doucement de sa propre langue. Elle n'avait pas peur, elle voulait sûrement que le retour vers le ciel de cet esprit déchue se fasse sans vestige de son passage sur terre. Elle fronça les sourcils. Pourquoi ce fantôme, (qui était pourtant très solide) lui parlait-il de mort?

- Qui es-tu?, demanda-t-elle, sans s'arrêter dans son ouvrage. J'ai cru que tu étais un esprit déchu, un dieu même, mais si une simple mortelle comme moi arrive à te toucher, tu dois être bien plus que ça...

*Réel. Et réellement en proie de cet immense désarroie. Que caches-tu? Aie-je vraiment la force de seulement connaître le poids que tu portes en toi? Je ne connais même pas ton nom, mais déjà, je le sens lourd... le sens-tu? J'ai une épaule, moi aussi, même si elle est faible et blessée... mais elle est tout de même là.*




[Désolé pour ce post un peu bizarre x3]



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MessageSujet: Re: "Le bonheur est un mythe inventé par le diable pour nous désespérer."   Mar 20 Mar - 21:16

Up ><



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MessageSujet: Re: "Le bonheur est un mythe inventé par le diable pour nous désespérer."   Mer 21 Mar - 12:11

    [ Haaan D: Désolé Artè, j'vais essayer d'm'activer >0< ]





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MessageSujet: Re: "Le bonheur est un mythe inventé par le diable pour nous désespérer."   Mer 28 Mar - 13:36

    [ On dirait bien que les post bizarre sont ceux qui te réussissent le mieux *3* ! J'adore ♥ ]


    " L'attachement est une absurdité, une incitation à la douleur.
    Les êtres s'attachent et deviennent dépendants les uns des autres à tel point que lorsque l'un vient à partir,
    le monde s'écroule autour de l'autre . "


    Son nom t'importes peu. En réalité, tout t'importes. Tu soupires. Tu ricanes. Intérieurement.

    - On ne choisit pas entre le bien et le mal. On choisit entre le bien... et la facilité.

    Absurde. Tu ne cherches pas à comprendre. Tu ne veux pas comprendre. Où cela mènerait il, hormis de nouvelles remises en question ? La jument aux yeux d'or est à présent face à toi.

    - Mais la mort... n'est pas un choix. Ou est un choix qui ne nous appartient pas...

    Elle te fixe. Tu la fixes. Ces paroles sont tellement fausses. La Jument s'approche de toi. Ton corps entier ce crispe. Elle pose doucement son museau sur ta peau cicatrisée, souillée. Tu frissonnes. Au contact de sa peau, ton coeur bondit, ton corps entier n'est plus que fantôme. Tu sens le contact, et ton coeur battant la chamade. Seulement. Elle lèche tes plaies, sans aucune crainte. Horrifié, tu es.

    - Qui es-tu?, demanda-t-elle, sans s'arrêter dans son ouvrage. J'ai cru que tu étais un esprit déchu, un dieu même, mais si une simple mortelle comme moi arrive à te toucher, tu dois être bien plus que ça...

    Tétanisé. Tu ne sais plus quoi faire. Plus quoi dire. D'un bond tu t'écartes d'elle. Elle ne doit pas te toucher. Ton esprit s'emballe, tu es dos à elle, et presque contre ton gré, tu rus. Fort. Très fort. Sans regarder les dégâts que tu as commis, tu cris, la voix tremblante :

    - Prend garde à ce que tu fais. Je ne suis pas n'importe qui.

    Ta respiration est saccadée. Que fais tu ici. Qu'attends tu de cette jument terrifiante. L'inconnu t'attire. Pour la première fois de ta vie... Et tu te remémores sa dernière question, ces derniers dire. Tu lui réponds.

    - Je ne suis qu'une apparition sans importance dans ta vie. A présent, passe ton chemin.

    Tu sais parfaitement qu'elle ne partira pas. C'est toi qui dois partir. Mais tu n'y arrives pas. Quelque chose te retiens. Tu te retournes, de nouveau face à elle, fixant ses sabots. D'une voix grave, tu lâches froidement :

    - Ou tu risques de le regretter.

    Finalement, tu t'éloignes. Tes foulées sont lourdes, raides. Tu lances un dernier regard à la carcasse du couguar. Tu souris. Pour la première fois de ta vie, tu aimerais te changer. Ne plus être Hadès, l'être à l'âme souillée de crimes. Mais un sanguinaire ne peut retourner en arrière, il est condamné jusqu'à la fin de ses jours. Mais la différence entre Toi et un sanguinaire banal, c'est que toi tu souffres. Tu souffres de toutes ces questions sans réponses, de cette vie sans sens, de tes propres contradictions, et surtout de ton passé inconnu. De ce trou noir, terriblement silencieux. Il te hante. Jours et nuit.

    Tu lèves la tête vers le ciel constellé d'une multitude d'étoiles. Et la Lune, qui assiste quotidiennement à ta souffrance. Tu auras au moins un témoin quand ton âme se présentera devant les Dieux. Tu diras : " Tous mes pêchés ont une raison. Demandez à la Lune. Elle sait tout " .

    Tu reprends ta marche, t'éloignant un peu plus de la mystérieuse rouquine. Au fin fond de toi-même, tu sais très bien que tu attends quelques choses d'elle ...

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MessageSujet: Re: "Le bonheur est un mythe inventé par le diable pour nous désespérer."   Jeu 29 Mar - 4:39

Il s'est crispé à son contact, mais Artémis n'avait pas prit cela comme un avertissement. Elle aurait dû. Elle l'aurait fait, habituellement. Elle voyait les coups venir, mille ans à l'avance. Et elle ne les évitait tout simplement pas, la plupart du temps. Ils lui permettaient de savoir que ce qu'elle vivait était réel. Était vrai. Douloureux, oui, mais au moins, elle savait où elle en était... Mais pour l'instant, elle n'avait qu'une idée en tête: soulagé le démon de ses souffrances. Abrutie. Tellement abrutie, la rousse était.

L'étalon immaculé fit un écart brusque, Artémis ouvrit les yeux, se figeant, le regardant doucement. Qu'est-ce qui n'allait pas? Il ne fallait pas..? Elle avala le sang qui était resté sur sa langue, grimançant imperceptiblement en sentir le goût de métal qui lui rappelait bien trop de choses, mais ses souvenirs étaient bloqués. Bloqués par une masse blanche. Par l'image de cet étalon qui lui tournait maintenant le dos, comme s'il avait honte, comme s'il avait peur. Comme s'il lui en voulait. La jument fit un pas pour retirer son geste avec des paroles, mais il rua sans qu'elle s'y attende. Un sabot lui atteignit la mâchoire: un peu plus et elle se coupait la langue. Étourdit, elle recula, du sang plein la bouche. Son sang cette fois. Il coula le long de son menton alors que la voix de l'étalon perturbé tremblant dans la nuit qui doucement, s'installait.

- Prend garde à ce que tu fais. Je ne suis pas n'importe qui.

Bon, qu'il était différent, ça, elle l'avait compris. Violent, elle l'avait constaté avec le cougar et l'avait expérimenté avec sa mâchoire, qui était toujours aussi douloureuse - était-elle cassé? Mais pourquoi la peur ne lui avait-elle pas prit au ventre? Parce qu'elle n'a peur que des fantômes de son passé. Et elle venait d'avoir la preuve formel qu'il n'en était pas un. Et Artémis ne craignait les vivant que lorsqu'ils parlaient de coeur et de sentiments.

- Je ne suis qu'une apparition sans importance dans ta vie. A présent, passe ton chemin.

*Tu te trompes...Pourquoi ne me laisse-tu pas...?*

Maintenant, le sang coulait à ses pieds. Il se retourna, refusant de la fixer. Encore et toujours. Avaient-ils tous honte? Était-elle si affreuse à regarder? Elle abaissa elle aussi son regard doré pour observer le sol, remarquant qu'une tache de sang glissait sur son sabot rose. Elle cracha un peu plus loin. Elle voulait lui dire non. Elle voulait le suivre, même si elle ignorait pourquoi. Elle voulait le libérer. De quoi? Des chaînes qu'elle voyait clairement sur son dos, sur ses épaules, sur ses sabots?

- Ou tu risques de le regretter.

Il partir toutefois avant qu'elle n'ait pu dire quoi que se soit. Artémis ferma étroitement les yeux, le laissant s'éloigner. Elle savait qu'elle ne rêvait pas.Car elle sentait la douleur. Le sang, la douleur. Des choses qu'elle connaissait par coeur. Et lui aussi, apparemment. Elle redressa la tête et se retourna vivement en criant au bellâtre qui s'éloignait comme un lâche. Regretter? De l'avoir rencontrer, lui? Non, elle ne regrettait que deux choses dans sa vie: de s'être fait donner la vie dans l'unique but de trouver tous les moyens pour la lui enlever, et de l'avoir tuer...Alors il se mettait le sabot dans l'oeil.

- C'EST TOI QUI REGRETTE!

Elle s'approcha, le regard ardent braquer sur lui. Elle ne le laisserait pas partir. De toute façon, c'était trop bon. Elle aimait se faire rappeler qu'elle était vivante. Elle ne savait pas encore pourqoi elle l'était, mais elle était toujours là, non?

- Ou alors..., poursuivit-elle, presque menaçante tellement sa voix était douce mais forte,
Alors, tu as peur de regretter. Je ne sais pas exactement quoi, mais moi je n'ai pas peur. Et je n'ai pas peur de toi.

Alors, prise par elle ne savait qu'elle flamme, elle se mit à franchir les derniers mètres qui les séparaient en galopant, et une fois proche, elle se cabra et abattit avec une force certaine et surtout une justesse calculée; ses sabots roses sur les plaies qu'elle avait tenté de soigner tout à l'heure. Idée suicidaire? Peut-être. Non, sûrement. Mais elle voulait qu'il la regarde bien en face. Qu'il l'affronte.

- Allez, frappe-moi encore! J'encaisserai, ne t'inquiète pas...!
*J'aime presque ça...*

Puis, alors qu'il était encore sous l'emprise de la douleur, elle vint poser rapidement ses naseaux aux siens, avant de s'éloigner. Elle n'était pas abrutie au point de se tenir près de quelqu'un qui allait sûrement vouloir la tuer. Il lui restait au moins une neuronne dans son cerveau. Celle de la survie.

[Je te laisse maintenant constater à quel point mon personnage est cinglé ._.]



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MessageSujet: Re: "Le bonheur est un mythe inventé par le diable pour nous désespérer."   Sam 21 Avr - 15:58

    Peut importe les choix que tu entreprends. Peu importe tes buts, tes objectifs. Peu importe ton " plus tard " , ton destin. Peu importe les réponses, finalement. Peu importe ce qui va t'arriver dans quelques instants, ou dans quelques jours. Il ne peut rien t'arriver de bon. C'est ainsi, Hadès. Tu n'as plus qu'à espérer que la vie abrègera vite tes souffrances, que ta fin est proche. Parce que tu souffres terriblement, tel un poisson échoué sur la plage, vivant ses dernières minutes en agonisant.

    Un passé peut ruiner tout une vie, et c'est ton cas. Il y a bien longtemps de cela que tu en a tiré cette conclusion. Tes foulées sont de plus en plus rapide.

    - C'EST TOI QUI REGRETTE !


    Tu souris, mais n'y prête pas fort attention. Comment pouvait elle affirmer cela, alors que toi même tu ne sais pas. Et comme si elle avait lu dans tes pensées, elle dit d'une voix des plus assurée:

    - Ou alors... Alors, tu as peur de regretter. Je ne sais pas exactement quoi, mais moi je n'ai pas peur. Et je n'ai pas peur de toi.

    Tu ricanes cette fois ci. Personne, absolument personne ne peut deviner ce que tu ressens. Personne. Soudain, tu crois l'entendre galoper. Le bruit de ses sabots martelant le sol humide est à peine perceptible, mais tu l'entends. Du moins, tu le crois. Mais tu ne te retournes pas. Tu continues d'avancer. Le paysage monotone défile lentement, très lentement. Les étoiles scintillement de moins en moins. La lune est moins brillante. Dans quelques heures l'aube sera là, et le vampire que tu es rejoindra les coins égarés, sombres, lugubres, pour se réfugier du monde qui se réveillera. Tu allais accélérer l'allure, mais tu sentis un violent choc t'atteindre sur tes plaies encore légèrement saignantes. Non, pas un choc. Un violent coup de sabots. Un mugissement de douleurs t'échappes, tu sers les dents. La douleur est vive, elle résonne jusqu'à ta tête. Un gros " Pam" , " Pam " , rythmé à la vitesse de ton cœur qui ne cesse de s’accélérer.

    - Allez, frappe-moi encore! J'encaisserai, ne t'inquiète pas...!

    Cette terrible phrase te fit subitement ouvrir les yeux. Tu es raide, ton cœur battant toujours plus fort. La douleur ne se tait toujours pas, elle persiste. Tu viens de recevoir comme un coup de poignard au cœur. Pour la première fois, une jument te supplie de la frapper. Alors que tu te remettais plus ou moins bien de l'attaque de la jument, elle s'approcha brièvement de toi et dans l'espace d'une seconde à peine, elle posa ses naseaux sur les tiennes. C'en était de trop. Cette jument, elle n'ai pas comme les autres, tu l'as bien compris. Mais ce n'étais pas une raison valable pour ne pas lui infliger le même châtiment qu'à tes autres victimes. Tu aurais dû la tuer dès le début. C'était comme qui dirais " la goutte qui fait déborder le vase " . Enragée, tu étais. Bien pire que cela. Voilà bien longtemps qu'un être ne t'avais pas mis dans une telle colère.

    D'un bond tu t'élances à sa poursuite à une vitesse à en couper le souffle. Tu ne sens même plus la douleur de tes plaies, c'est déjà du passé. Tes foulées sont courtes, mais puissantes, ta vue est broyée par le vent fouettant durement ton visage. Mais tu ne perds pas ta proie. Elle est facilement repérable cette tâche rousse. Tu gagnes du terrain, bientôt elle sera à ta portée. Bientôt, elle regrettera. Tu n'auras aucune pitié, et tu t'enterra de ne montrer aucunes faiblesse. Plus tu te rapproches d'elle, plus tu revoies clairement cette image... Ses naseaux, ses yeux d'ambres... Et ta colère ne fais que s’amplifier. Tu accélères encore, couvrant ainsi toute la distance qui restait entre elle et toi. Tu bondis sur elle, calculant parfaitement ta trajectoire. Le choc ... Et du noir pendant quelques secondes, accompagné d'un vacarme assourdissant. Vous voilà à terre, boueux, légèrement saignant, sonnés. Tu te relèves douloureusement, et lâches furieusement :

    - Pourquoi.

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MessageSujet: Re: "Le bonheur est un mythe inventé par le diable pour nous désespérer."   Lun 23 Avr - 5:01

Elle galopait, elle sauvait sa peau; et en même temps, elle n'y mettait pas tout son coeur, toute son énergie. Elle voulait qu'il la rattrapa. Elle voulait sentir sa colère. Elle voulait le soulager aussi. Pourquoi avait-il tant de douleur? Il semblait plus mal en point qu'elle. Artémis, au moins - ou enfin, ce n'est pas le bon mot, mais bon- elle pouvait toujours se fracasser la tête contre un tronc d'arbre pour empêcher de revenir dans le passé et de resubir ses atrocités d'enfance. Mais l'étalon blanc n'avait pas cette porte de sortie. Alors elle le serait pour lui.

Mais elle avait oublié ses paroles. N'avait-il pas dit de prendre garde? Mais Artémis était folle. Et elle ne prenait pas garde. Elle allait provoquer des grizzlis pour sentir la foudre de leur irritation. Alors qu'était un étalon bouillonnant de rage? Il la poursuivait, la jument rousse entendait la frénésie de ses sabots sur le sol. Son coeur s'emballa, car, contrairement à l'esprit de la Déesse de la Chasse, celui-ci fonctionnait comme tout être normal. De plus, le cheval immaculé allait vite, très vite. Bientôt, il serrait sur elle et elle, elle n'y survivrait probablement pas.

Comme elle avait prévu, un choc, brutal, violent, douloureux, déchirant, se fit: il avait bondit, atterrit sur sa croupe, lui coupant la peau, lui broyant le derme, l'épiderme, lui faisant atrocement mal. Elle poussa un hennissement de douleur, Artémis fut entraîné au sol sans qu'elle n'opposa la moindre résistance: il était tellement plus fort -et lourd- qu'elle. Empêtrer dans la boue, elle n'arriva pas à se relever aussi vite que lui. Elle le regarda d'un oeil, l'autre étant plissé sous la force de la douleur. Elle avait totalement les idées claires, maintenant. Mais ce qu'il dit lui fit oubier son mal. C'était subjuguant. N'avait-elle pas déjà entendu cette question, quelque part? Si, c'était elle-même, qui lui avait demandé;


- Pourquoi.

Elle eut un petit sourire, presque imperceptible, et aux prix d'ultimes effort, elle réussit à se redresser, tremblantes, sur ses quatre pattes, éreintée. La jument posa son regard ambré sur l'étalon, sans la moindre trace de colère, de rancune, de douleur. Elle était tellement cinglée, elle ne lui en voulait pas. Mais après tout, elle l'avait chercher.

- Parce que je ne supporte pas...

Elle fit quelques pas, s'écroula au sol humide, qui l'avait fait déraper. Un hennissement découragé franchit faiblement ses lèvres. Elle tenta de nouveau de se relever, mais c'était peine perdu; ses jambes refusaient tout simplement de la porter. Sans le regarder, le regard rivé sur la lune, elle ajouta, à voix très basse.

- Je ne supporte pas la douleur dans tes yeux...



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MessageSujet: Re: "Le bonheur est un mythe inventé par le diable pour nous désespérer."   Lun 7 Mai - 22:09

    Elle se relève la rouquine. Durement. Elle tremble. Tu n'as pas une once de pitié qui te traverse. Pas une. Tu ricanes, même.

    - Parce que je ne supporte pas...


    Elle s'écroule devant toi. Tu aimes la voir souffrir. Bien que tu as ressentis depuis le premier regard qu'elle souffrait déjà. Mais tu t'en moques. Elle t'a provoqué.

    - Je ne supporte pas la douleur dans tes yeux...

    Tu reçois ces mots, comme un coup de poignard dans l'échine. Tu ne peux pas accepter qu'une jument ressente ta douleur. Non. Tu ne peux pas. C'est comme si, on te dévoilais au grand jours. Tu es sur d'une chose : Elle ne ressent pas l'ampleur de toute ta souffrance. Cette jument, tu la détestes. Tu veux sa mort. Tu veux la voir hurler de douleur. Tu veux qu'elle pleure, devant toi. Mais alors, qu'attends tu, Hadès ? Un sentiment. Un sentiment nouveau pour toi. Tu sens une sorte de rattachement. Un lien commun t'unis avec Elle. Et rien ne t'énerves plus que ce sentiment.

    - Tu aurais dû fuir. Adieu.


    Tu t'approches d'elle. Sa robe rousse tâchés de sang est éclairée par la Lune. Elle en sait trop. Trop sur toi. C'est insupportable. Elle est déjà faible, un coup sur la tête suffira pour l'achever. Tu te lèves lourdement sur tes postérieurs. Des images reviennent. Soudainement.

    Ses yeux d'ambres effrayés, son regard lourd qui te fixes, ses naseaux frôlant les tiennes, sa silhouette squelettique. Ses paroles. Chaque mots te transpercent. Tu ouvres les yeux. Et tu te rends compte que tu es resté debout. Le temps s'est figée. Rien qu'un instant. Tu retombes sur le sol boueux, accompagnés d'un gémissement lasse. Tu ne peux pas. Tu n'y arrives pas. C'est à nouveau un échec. Tu jettes un dernier regard à la rouquine. Un regard qui veut tout dire. Adieu. Remords. Honte. Peur. Souffrance. Haine.

    Tu pars, tu bas en retraite. Tu veux te sauver loin. Très loin. Mais il te reste un honneur. Donc tu t'éloignes, au pas. Tu veux rester seul, complètement seul. Le premier être vivant qui, par malheur croisera ta route sera anéanti. Tu as retenu une chose, Hadès : Tu n'es pas intouchable. Oh que non ...


[ The End ? *3* Enfin, après ta réponse ? ^^ ]
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MessageSujet: Re: "Le bonheur est un mythe inventé par le diable pour nous désespérer."   Dim 13 Mai - 17:47

- Tu aurais dû fuir. Adieu.

Froid, si froid. Ses mots l'atteignirent au coeur, sans la blesser. Mais elle ne répondit pas cette fois. Il s'approchait, allait-il la remettre à sa place, comme il le fallait? Car Artémis avait l'impression d'avoir dépassé les bornes. Sous ses yeux d'ambre, à la lueur de la Lune, son amie qui maintenant, la narguait, elle vit le majestueux étalon immaculé se dresser sur ses postérieurs, avec l'intention d'en finir avec la gêneuse qu'elle était. Artémis ne songea même pas à se tasser de là. C'était donc la fin? Après tout, c'était logique, elle venait tout de même de rencontrer un ange... Déchu, peut-être, mais maintenant, elle allait sûrement croire au paradis et toutes ses pacotilles auxquelles elle n'avait pourtant jamais cru. Ses sabots avant la menaçaient, mais jamais ils ne s'abattirent. Enfin, pas sur la rousse. Plutôt sur le sol boueux. Se fut seulement à se moment que la jument réagit. Elle recula doucement, alors qu'il la transperce une dernière fois du regard. Il se retourne, il part. Il disparait. Elle ne le reverra sûrement plus et cette perspective lui fait mal. Plus mal que les sabots qui auraient dû lui fracasser le crâne.

Longtemps, elle resta là, immobile, avant de finalement partir elle aussi, s'effondré quelque part. Mais elle ne voulait plus s'effondrer maintenant. Elle voulait être forte, elle aussi. Elle en avait assez de se traîner dans cette vie. Alors quitte à être là, autant être là pour de bon...

Sur ces pensées...ambigües, elle rejoignit enfin l'orée des arbres, en murmurant avec douleur qu'elle ne connaissait même pas son nom. Elle avait trouvé la réponse à son pourquoi. Elle ne supportait pas la douleur dans ses yeux. Parce que s'y voyait. Et qu'elle détestait voir son reflet, ou que cela soit...

[Finiteee ^^ J'exige un autre, plus tard Si tu veux bien ^^]



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MessageSujet: Re: "Le bonheur est un mythe inventé par le diable pour nous désespérer."   Mar 15 Mai - 16:06

    [ Ouui *-* . ]
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MessageSujet: Re: "Le bonheur est un mythe inventé par le diable pour nous désespérer."   

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